L’euthanasie vise les patients atteints d’Alzheimer

Photo : geralt/Pixabay
Lettre à l’éditeur du journal Le Droit, le 14 novembre 2018 par Jean Morse-Chevrier
Éliminons les souffrances et non les personnes
Suite à l’article dans Le Droit du 5 novembre sur Pierre Viens et son action d’aide médicale à mourir, je vous fais part de mes préoccupations suite à sa présentation hier soir, le 13 novembre à Hull. Sa présentation était une véritable promotion de l’aide médicale à mourir, qu’il a lui-même pratiquée 58 fois, et un plaidoyer en faveur d’étendre la loi pour couvrir des situations non présentement acceptées pour l’injection létale qui précipite la mort de la personne. En particulier, il a brandi le fait qu’un segment important de la population atteindrait l’âge vénérable de 80 [ans] et qu’environ le tiers d’entre eux seraient en route pour l’Alzheimer. Il revendique que toute personne sur la trajectoire vers l’Alzheimer soit éligible pour cette injection létale, et qu’un nombre appréciable de médecins en fassent leur champ d’expertise avec un meilleur appui légal.
Il prétextait ne tuer personne, disant que pour qualifier [quelqu’un de] tue[u]r l’action devait être violente. Cependant parmi les définitions du dictionnaire Larousse en ligne on trouve la définition suivante de tuer : « Être la cause de la mort de quelqu’un : une telle dose de calmant pouvait le tuer. »
Voulons-nous vraiment comme société passer le message à tous les vieux en début d’Alzheimer qu’ils seront un « fardeau social », une « charge » et que ceux atteints d’Alzheimer sont déjà « morts moralement et socialement », comme l’a dit publiquement Pierre Viens. Croyons-nous vraiment qu’ils seraient mieux d’être tués par l’injection létale que l’on nomme aide médicale à mourir ? Quelle trajectoire horrible pour une société ! On ne peut pas s’empêcher de penser aux nazis qui tuaient par le gaz handicapés et malades mentaux. Gardons notre sens moral et travaillons à éliminer les souffrances plutôt que les personnes !
Publicité pour l'euthanasie dans une salle d'attente d'hôpital
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
La publicité ne mentionnait pas les soins palliatifs et autres moyens de soulager la douleur sans assassiner. Extrait de Gènéthique :
Au Canada, les patients d’un hôpital du système de santé William Osler ont pu lire cet écran publicitaire : « Au Canada, l’assistance médicale à mourir est un service médical dans lequel les médecins et les infirmières peuvent aider les patients éligibles à réaliser leur souhait de mettre fin à leurs souffrances ». La photo déborde de compassion : la main d’un médecin délicatement posée sur le bras d’une femme dans un lit d’hôpital. L’annonce propose un numéro de téléphone gratuit pour que les personnes intéressées puissent obtenir davantage d’informations.
Cet acte signe l’abandon profond de patients qui peuvent avoir peur, souffrir, être déprimés : le seul secours que leur propose l’hôpital est de mettre fin à leur vie.
L’hôpital Sick Kids de Toronto envisage d’euthanasier des enfants avec ou sans le consentement de leurs parents

Par Alex Schadenberg (Coalition pour la prévention de l'euthanasie) — Traduit par Campagne Québec-Vie
Un rapport récent de l’hôpital Sick Kids (traduction littérale : « hôpital pour enfants malades ») de Toronto indique qu’ils sont non seulement prêts à pratiquer l’euthanasie des enfants, mais que leur politique stipule qu’un enfant devrait pouvoir mourir par euthanasie sans le consentement ou la connaissance des parents.
Selon un article de Sharon Kirkey pour Sun Media, l’hôpital Sick Kids de Toronto a publié sa politique sur l’euthanasie et l’assistance au suicide dans un article paru récemment dans le Journal of Medical Ethics. Selon Kirkey :
Le groupe de travail de Sick Kids a déclaré que l’hôpital comptait des médecins disposés à effectuer l’euthanasie chez les jeunes de 18 ans et plus en phase terminale qui remplissaient les critères énoncés dans la loi fédérale, et qu’il serait contraire à son éthique de soins de devoir transférer ces jeunes dans un autre hôpital pour adultes qui leur était inconnu. Mais c’était la suggestion que l’euthanasie pourrait un jour avoir lieu sans la participation des parents qui a provoqué une nouvelle controverse dans le débat sur l’aide à la mort.
Pour qui l’hôpital Sick Kids croit-il que l’euthanasie peut être efficace et sans danger ?
Lire la suiteLes grands partis et l’euthanasie
Lettre d'opinion de Sylvain Lamontagne
C’est désolant de voir des politiciens, comme François Bonnardel et le parti de la CAQ, qui veulent faire des consultations publiques afin de permettre plus d’euthanasie (Aide médicale à mourir) au Québec. Pas juste pour ceux qui sont en fin de vie, mais aussi pour ceux qui sont atteints d’Alzheimer et de démence pour l’instant. Pour les autres (handicapés, [ayant une] maladie mentale, etc.), on va attendre un peu, doivent-ils se dire. Souvent ces consultations sont bidons et elles sont déjà décidées d’avance. En plus, Dans le dossier de l’euthanasie, les quatre [grands] partis politiques sont pour ça. Comme on dit : ça va mal! Maintenant on veut nous faire croire que tuer c’est bien!
Les politiciens ont leur tort mais les citoyens aussi. Où sommes-nous quand il est temps d’intervenir et [de] mettre de la pression sur nos députés pour les réveiller et leur dire le gros bon sens? Notre silence fait mal. Où sont les personnes et les organismes qui devraient parler pour protéger les vies? Est-ce que l’argent achète leur silence? C’est un échec évident de notre société riche et moderne dans ses choix immoraux. Où arrêterons-nous?
Ce n’est pas pour rien que Dieu a inscrit dans ses commandements : « Tu ne tueras point », car il connaît notre folie. Les preuves sont là avec de tel projet comme l’euthanasie. Tuer, ce n’est pas un soin.
Les personnes malades ou en perte d’autonomie et mourantes ont tant à nous apprendre, par leur exemple de vie. En les observant et les côtoyant, on voit souvent leur patience et leur courage. Ils ont surtout besoin d’amour et de notre présence. Maintenant, on veut les jeter comme du vieux matériel : « trop long avant de mourir, venez ici, on va vous arranger cela, ainsi on va sauver de l’argent ». Est-ce cela la solidarité pour la vie?
L’école de la vie, c’est des bonheurs, des joies mais aussi des souffrances, des douleurs, des pertes d’autonomie. C’est ce qui nous fait grandir de l’intérieur pour [...] un meilleur monde. L’euthanasie ne fait pas cela.
Aurons-nous le courage de laisser un monde meilleur à nos enfants?
À quand un sociologue pour étudier et analyser notre société pour un tel recul de valeur, où tuer devient normal?
Je vous invite à aller voir le site « Vivre dans la dignité », un organisme québécois qui lutte contre l’euthanasie et donne de précieuses informations sur le sujet, de ce qui se passe ici et ailleurs.
Nouvel euphémisme pour l'euthanasie : « l’interruption volontaire de vieillesse »
Par Pierre-Alain Depauw (Medias-Presse.info)
Un nouveau néologisme fait son apparition dans quelques médias dominants : l’interruption volontaire de la vieillesse [« IVV »], expression de la novlangue destinée à remplacer le mot euthanasie, comme l’absurde expression interruption volontaire de grossesse (ou IVG) a déjà remplacé le mot avortement, y compris parmi certains milieux pro-vie qui adoptent naïvement le vocabulaire de l’adversaire.
Cette expression interruption volontaire de vieillesse est utilisée par plusieurs journalistes pour évoquer le cas de la Française Jacqueline Jencquel, âgée de 74 ans, et en bonne santé, qui a l’intention de se faire euthanasier en Suisse en janvier 2020, lorsqu’elle aura atteint l’âge de 76 ans.
Vrai désir de planifier sa mort ou propagande orchestrée pour promouvoir l’euthanasie dans les médias ? Jacqueline Jencquel a accordé une interview au journal suisse Le Temps et avoue qu’elle milite pour l’interruption volontaire de la vieillesse (IVV).
Et, comme par hasard, l’un de ses fils qui réalise des documentaires compte la suivre partout avec sa caméra durant sa dernière année de vie.
Les résultats des pro-vie au congrès 2018 du Parti conservateur

Délégués votant pour une résolution lors du congrès de 2018 du Parti conservateur du Canada à Halifax.
Par Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Sources complémentaires : Campaign Life Coalition, Parti conservateur du Canada
Un rassemblement de pro-vie A mari usque ad mare
Dans la belle ville d'Halifax, maint conservateurs de toutes les régions du Canada, dont de nombreux pro-vie, se sont rendus au congrès de 2018 du Parti conservateur du Canada, débutant le 23 août et finissant le 25 du même mois, jour décisif. Au cours du congrès, les résolutions modifiant les politiques du parti allaient être votés.
Ces résolutions, préalablement voté en atelier avant d'arriver à la plénière, définissent théoriquement la position du parti sur diverses questions. Les résolutions sont principalement votés par les délégués des circonscriptions.
Plusieurs groupes pro-vie, dont Campagne Québec-Vie et particulièrement Campaign Life Coalition (CLC), ont participer au congrès, tentant d'appuyer les résolutions positives et de rejeter les négatives.
Lire la suiteUn Canadien : « Les médecins m’ont refusé des soins de santé et m’ont offert l’euthanasie à la place »
Par Cassy Fiano-Chesser (LiveActionNews) — traduit par Campagne Québec-Vie
Le suicide assisté a été légalisé au Canada en 2015 [en 2014 au Québec], et depuis, le nombre de personnes qui choisissent de se suicider a grimpé en flèche chaque année. Mais, de toute évidence, ce n’est pas tout — des gens feraient l’objet de pressions pour qu’ils choisissent l’euthanasie. Roger Foley, 42 ans, est atteint d’une ataxie cérébelleuse, une maladie cérébrale incurable. Foley a besoin d’aide pour ses besoins quotidiens, car sa maladie limite sa capacité à utiliser ses bras et ses jambes. Mais selon Foley, ses médecins n’ont pas voulu lui donner les soins dont il a besoin ; au lieu de cela, affirme-t-il, ils veulent qu’il opte pour le suicide assisté.
Foley a intenté une poursuite contre le Victoria Hospital London Health Sciences Centre, le South West Local Health Integration Network, le Centre for Independent Living in Toronto et le ministre de la Santé et des Soins de longue durée d’Ontario, ainsi que les procureurs généraux de l’Ontario et du Canada, pour avoir légalisé le suicide assisté sans prévoir pour les Canadiens le droit à des soins de santé adéquats s’ils ne veulent pas mourir. Et selon Foley, les soins médicaux qu’il a reçus étaient inférieurs aux normes.
Lire la suiteEuthanasie : Roger Foley, cet handicapé à qui l’on propose la mort médicalement assistée…

Photo : capture d'écran d'un vidéo de ctvnews.ca
Par Jeanne Smits (Reinformation.tv)
Avis à ceux qui pensaient que l’euthanasie, c’est pour les malades en phase terminale qui souffrent trop pour envisager de vivre. C’est du Canada, où l’euthanasie et le suicide assisté sont de légalisation récente, que nous vient cette histoire exemplaire d’un homme qui ne demande rien d’autre que d’être soigné comme il le souhaite, et à qui l’on ne propose, dit-il, que deux options, tout en le menaçant de devoir payer son long séjour à l’hôpital à raison de 1 800 dollars canadiens par jour : retourner chez lui pour être confié à un organisme de soins à domicile qu’il récuse, ou obtenir une mort médicalement assistée. C’est évidemment celle-ci, la solution la moins chère pour régler le cas de Roger Foley, et c’est donc une proposition économique. Et sans doute, avant tout, un moyen de chantage. Mais tout de même…
Lire la suiteJésus ne succomberait pas à l'aveuglement du mal associé à l'AMM (Aide de médicaments pour tuer), car Jésus n'est pas un sépulcre « blanchi »

Par Jacques Beauséjour, ex-député de l’Assemblée nationale du Québec — Photo : Pixabay
La pratique de l’Aide médicale à mourir (1) se fait par un médecin qui utilise trois produits pour tuer la personne par trois injections. Jésus n’agirait pas comme un Ponce Pilate qui se lave les mains en disant que c’est par miséricorde que le médecin utilise trois seringues de produits pour EUTHANASIER la personne. Jésus n’accepterait pas le mensonge exprimé par des disciples (clercs et laïcs) ignorant qu’ils se ferment les yeux en faisant la promotion de l’euthanasie et de la pratique du médecin exécutant l’AMM(2). Jésus répéterait les paroles de Matthieu : « Vous de même, au dehors, vous paraissez justes aux hommes, mais, au dedans, vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité. » (Mt 26 : 23) Jésus se prononcerait contre l’euthanasie et agirait au côté de Mgr Gilles Lemay évêque d’Amos qui a refusé de cautionner une maison de soins palliatifs favorisant l’euthanasie. Oui, Jésus s’engagerait avec des évêques de l’Alberta et des Territoires du Nord-Ouest ainsi que de la Saskatchewan qui refusent des funérailles aux personnes ayant recours à l’Aide médicale à mourir, car pour Jésus le respect de la vie ne s’exécute pas par l’euthanasie et tuer un malade ce n’est pas un soin. Jésus chasse les vendeurs du temple en leur disant : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Mt 21 : 12-17 Aujourd’hui Jésus chasserait de son Église les clercs et les laïcs qui ferment les yeux sur le malade qui demande d’installer la table pour l’euthanasie et les personnes exerçant l’euthanasie. Jésus leur dirait : « Par la fermeture de vos yeux sur l’importance de la Vie que mon Père a donnée aux malades vous encouragez les malades qui demandent l’euthanasie sous le couvert de la compassion et de l’écoute du malade. Rappelez-vous que j’ai dit : “Nul ne vient au Père que par moi” (Jn 14 : 6) Nul ne vient au Père par les mains d’un médecin qui tue la personne. Par des funérailles vous participez au commerce de la mort alors c’est avec le fouet que je vous chasse de mon Église. »
Lire la suiteLe Canada devant l’Association médicale mondiale : fidèlement ou faussement représenté sur le sujet de l’euthanasie ?
Par le Collectif des médecins contre l’euthanasie
À l’automne dernier, les 16 et 17 novembre 2017, des médecins, des juristes, des experts en soins palliatifs et en éthique médicale, des théologiens et des philosophes venus de plus de trente pays se sont réunis à la Aula Vacchia del Sinodo du Vatican pour les rencontres européennes de l’Association médicale mondiale (AMM) sur les dilemmes éthiques posés par la fin de vie.
La politique de l’Association médicale mondiale au sujet de l’euthanasie est sans ambiguïté : « L’euthanasie, c’est-à-dire le fait d’agir délibérément pour mettre fin à la vie d’un patient — même à sa demande ou à celle de ses proches – est contraire à l’éthique. »
Jusqu’à tout récemment, l’Association médicale canadienne (AMC) adoptait la même position. Cependant le Dr Jeff Blackmer, voix politique du Bureau d’éthique et vice-président de l’AMC, a entrepris une vigoureuse action de lobbying pour faire modifier la politique de l’AMM [à ne pas confondre avec l’AMM (Aide médicale à mourir, c’est-à-dire l’euthanasie) — NDLR]. Cela étonne puisque le Dr Blackmer a lui-même admis qu’une importante majorité de médecins canadiens se sont opposés à la légalisation de l’euthanasie dès le départ et que la profession médicale canadienne demeure profondément divisée à ce sujet.
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