L’« évaluation psychiatrique », un outil de répression soviétoïde contre les prêtres traditionnels ? Les leçons de l’affaire Kalchik

L'Abbé Paul Kalchik.
Par Jeanne Smits (Réinformation.TV) — Photo : capture d'écran vidéo
L’affaire de ce prêtre que le cardinal Cupich de Chigago a prétendu envoyer en « évaluation psychiatrique » parce qu’il a brûlé un drapeau arc-en-ciel utilisé de manière sacrilège dans sa paroisse avant qu’il n’y soit installé comme curé serait-elle l’arbre qui cache la forêt ? C’est ce que pense le P. John Zuhlsdorf, l’un des blogueurs catholiques les plus influents au monde. Il a mis en ligne mardi un article véritablement terrifiant où il affirme avoir été contacté à plusieurs reprises ces derniers mois par des prêtres, ainsi qu’un religieux, envoyés en « évaluation psychiatrique » par leur supérieur hiérarchique. Sommes-nous en face d’une nouvelle tactique sovietoïde employée par des évêques contre des prêtres qu’il n’apprécie pas — et plus exactement, par des évêques progressistes contre des prêtres affichant leurs préférences traditionnelles ?
Le P. Zuhlsorf, auteur de Fr. Z’s Blog, est un ancien luthérien converti, ordonné prêtre par Jean-Paul II en 1991, très attaché au rite tridentin. Ses messages sont habituellement précis, modérés au bon sens du terme, intelligents, érudits. Crédibles en un mot. Ce qu’il écrit sur la pression psychiatrique sur les prêtres ne semble pas, mais alors pas du tout, relever de l’affabulation.
Lire la suiteLe cardinal Cupich a santionné le P. Paul Kalchik, ce prêtre qui a brûlé un drapeau LGBT

Cardinal Blase Cupich de Chicago.
Par Jeanne Smits (Réinformation.TV) — Source de la photo : Claire Chretien/LifeSiteNews
Le cardinal Blase Cupich de Chicago chercherait-il à confirmer les allégations selon lesquelles l’ex-cardinal McCarrick, prédateur homosexuel, a favorisé sa nomination — comme l’affirme Mgr Carlo Maria Viganò — au moins en partie en raison de son ouverture aux LGBT, il ne s’y serait pas pris autrement. Il vient de renvoyer un prêtre de son archidiocèse, apparemment parce que le P. Paul Kalchik a décidé de brûler un drapeau arc-en-ciel frappé d’une croix lors d’une cérémonie privée, interdiction lui ayant été signifiée par le cardinal Cupich de le brûler en public. Celui-ci lui a même demandé de subir une expertise psychiatrique.
Ledit drapeau avait été installé au-dessus de l’autel de la paroisse de la Résurrection en 1991 par celui qui en était alors le curé, le P. Daniel Montalbano, pour signaler le caractère « gay-friendly » du lieu, et cachait le crucifix en bois sculpté surplombant l’autel. La messe d’intronisation du drapeau avait été présidée par le cardinal Bernardin, dont le P. Montalbano était proche.
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Celui-ci venait d’arriver à la paroisse de la Résurrection après l’incendie accidentel qui avait frappé l’église qu’il avait desservie auparavant, l’espace de trois semaines : celle de Saint-Sébastien dans le quartier Lakewood de Chicago qui s’honorait d’accueillir la « diversité ». Entre immigrés portoricains, sud-américains ou polonais, les « gays » y avaient toute leur place, et même des messes rien que pour eux. Montalbano lui-même était co-fondateur de l’Archdiocesan Gay and Lesbian Outreach and Bonaventure House. Bien avant l’actuel mode pro-LGBT, dès 1973, Saint-Sébastien accueillait des messes pour les « gays » catholiques sponsorisées par « Chicago Dignity », sortant d’ailleurs victorieux d’un clash avec l’archidiocèse en 1990 qui voulait davantage les contrôler. L’intention symbolique du drapeau est donc incontestable.
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