États-Unis : enquête officielle sur des prélèvements d’organes sur des personnes vivantes

Par Jeanne Smits (reinformation.tv) — Photo : H Ko/Adobe Stock
Une récente enquête de l’Administration des ressources et services de santé des Etats-Unis (HRSA) a révélé de nombreux cas de patients qui n’étaient pas morts au moment où on leur a prélevé des organes vitaux. Le scandale est tel que le 21 juillet dernier, le ministère américain de la Santé et des Services sociaux (HHS), sous la direction de Robert F. Kennedy, Jr., a annoncé une initiative majeure visant à réformer le système américain d’obtention et de transplantation d’organes.
Cela fait longtemps que des voix s’élèvent pour dénoncer la pratique de la récolte d’organes sur des personnes déclarées en état de mort cérébrale — alors même que leur cœur bat et qu’elles respirent, fût-ce avec l’aide d’un ventilateur : si leurs fonctions vitales n’étaient pas en état de fonctionnement, le prélèvement de leurs organes n’aurait d’ailleurs plus d’intérêt en raison de la dégradation qui commence dès l’arrêt du système cardio-respiratoire.
La redéfinition de la mort dans de nombreux pays pour prendre en compte la « mort cérébrale » — selon les critères variés et changeants — est même directement liée à la volonté d’avoir accès aux organes vitaux en temps et en heure pour faciliter leur transplantation.
Lire la suiteDes préleveurs d’organes transforment des cas de « mort circulatoire » en cas de « mort cérébrale »

Par Heidi Klessig, M.D. — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Shutterstock
14 juillet 2025 (LifeSiteNews) — Dans la quête sans fin d’organes viables, les médecins ont trouvé un nouveau moyen macabre de contourner les critères de mort cérébrale et de mort circulatoire : la perfusion régionale normothermique, ou PRN en abrégé.
Les centres de transplantation de tous les États-Unis retirent les personnes qui ont signé une ordonnance de non-réanimation (DNR) du système de maintien en vie, attendent que leur cœur s’arrête, puis bloquent immédiatement la circulation sanguine vers leur cerveau pour les mettre exprès en état de mort cérébrale. Leurs organes sont alors réanimés, mais la personne ne se réveille pas parce que la circulation vers son cerveau a été interrompue. De cette manière, la règle du donneur mort et les exigences légales de l’Acte uniforme de détermination de la mort (UDDA) sont respectées par un tour de passe-passe. Tout d’abord, le patient est déclaré mort selon le critère de la mort circulatoire de l’UDDA. Ensuite, comme les médecins prévoient de redémarrer le cœur du patient, ils le placent volontairement en état de mort cérébrale afin d’être légalement couverts par la clause de mort cérébrale de l’UDDA. Le protocole de la procédure PNR de l’Université du Nebraska indique ce qui suit : « L’étape initiale de ligature des vaisseaux sanguins allant à la tête est nécessaire pour s’assurer que la circulation sanguine vers le cerveau ne se produit pas. Une fois que le flux sanguin vers le cœur est établi, le cœur se met à battre ». À quel point êtes-vous mort si les médecins peuvent faire redémarrer votre cœur dans votre propre poitrine ?
De nombreux médecins, juristes et éthiciens s’opposent fermement à la PNR. Le Dr Matthew DeCamp, bioéthicien à l’université du Colorado, le Dr Joseph Fins et l’avocate Lois Sulmasy estiment que le PNR viole les principes éthiques du prélèvement d’organes : « Redémarrer la circulation annule le constat qui vient d’être fait d’un arrêt irréversible des fonctions circulatoires et respiratoires. Ce n’est pas une défense que de suggérer que le patient était déjà mort quand l’action annule les conditions sur la base desquelles cette constatation a été faite ». D’autres pays, comme l’Australie, ont totalement interdit la PNR.
Lire la suiteLe prélèvement d’organes après la « mort circulatoire » tue des donneurs vivants

Par Heidi Klessig, M.D. — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : DC Studio/Freepik
15 novembre 2024 (LifeSiteNews) — Un de mes amis conseillait récemment une famille éplorée au chevet de leur enfant mourant. La famille avait déjà refusé de faire de la fillette en état de « mort cérébrale » une donneuse d’organes, car elle comprenait que la mort cérébrale n’est pas la mort, mais plutôt une construction sociale conçue pour permettre le prélèvement d’organes sur des personnes vulnérables, souffrant de lésions cérébrales. Loin de se décourager, l’équipe chargée du prélèvement d’organes leur a demandé s’ils envisageraient de faire de leur fille une donneuse d’organes après la « mort circulatoire ». Bien que cette option puisse sembler éthique, le diable se cache dans les détails.
En 1993, le centre médical de l’université de Pittsburgh a introduit un nouveau protocole de prélèvement d’organes sur des personnes ayant consenti à recevoir un statut « Ne pas réanimer » (NPR), appelé « donneur décédé après arrêt circulatoire » ou « donneur décédé après arrêt cardiaque » (DDAC). Il s’agit d’un don après la mort circulatoire, c’est-à-dire d’un décès planifié à un moment et en un lieu précis. Ces personnes ne sont pas en état de mort cérébrale, mais on ne s’attend pas à ce qu’elles survivent ou elles ont décidé que leur qualité de vie était inacceptable et ont demandé que le maintien en vie soit interrompu d’une manière qui permette le prélèvement d’organes. Les donneurs DDAC sont emmenés dans la salle d’opération (ou dans une salle voisine) et sont débarrassés de tous les soins de maintien en vie, y compris de leur respirateur. Une fois qu’il n’a plus de pouls, les médecins s’abstiennent de toute action pendant 2 à 5 minutes pour s’assurer que les battements de son cœur ne reprennent pas spontanément. Le prélèvement d’organes commence ensuite le plus rapidement possible, car les organes chauds deviennent très vite impropres à la transplantation en l’absence de circulation.
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