Le parti qui respecte les droits des parents en matière d'éducation à la sexualité
Blog d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Voici trois vidéos de Patrick St-Onge, candidat de la circonscription Viau pour le Parti conservateur du Québec (PCQ), dans lesquelles il affirme que le PCQ garantirait aux parents le choix en ce qui concerne l'éducation à la sexualité de leurs enfants.
Ayant pris connaissance de ce «cour d'éducation à la sexualité» qui est plutôt un programme de sexualisation précoce, M. St-Onge précise qu'il appuie sa position sur les déclarations de psychologues, de pédopsychiatres et d'éducateurs français, qui déconseillent très fortement la rencontre précoce de l'enfant avec la sexualité adulte ou conçu par des adultes.
Et le candidat de terminer par un appel au électeur de ne pas voter pour quelqu'un mais pour les principes auxquels l'on adhère.
Lire la suiteLes grands partis et l’euthanasie
Lettre d'opinion de Sylvain Lamontagne
C’est désolant de voir des politiciens, comme François Bonnardel et le parti de la CAQ, qui veulent faire des consultations publiques afin de permettre plus d’euthanasie (Aide médicale à mourir) au Québec. Pas juste pour ceux qui sont en fin de vie, mais aussi pour ceux qui sont atteints d’Alzheimer et de démence pour l’instant. Pour les autres (handicapés, [ayant une] maladie mentale, etc.), on va attendre un peu, doivent-ils se dire. Souvent ces consultations sont bidons et elles sont déjà décidées d’avance. En plus, Dans le dossier de l’euthanasie, les quatre [grands] partis politiques sont pour ça. Comme on dit : ça va mal! Maintenant on veut nous faire croire que tuer c’est bien!
Les politiciens ont leur tort mais les citoyens aussi. Où sommes-nous quand il est temps d’intervenir et [de] mettre de la pression sur nos députés pour les réveiller et leur dire le gros bon sens? Notre silence fait mal. Où sont les personnes et les organismes qui devraient parler pour protéger les vies? Est-ce que l’argent achète leur silence? C’est un échec évident de notre société riche et moderne dans ses choix immoraux. Où arrêterons-nous?
Ce n’est pas pour rien que Dieu a inscrit dans ses commandements : « Tu ne tueras point », car il connaît notre folie. Les preuves sont là avec de tel projet comme l’euthanasie. Tuer, ce n’est pas un soin.
Les personnes malades ou en perte d’autonomie et mourantes ont tant à nous apprendre, par leur exemple de vie. En les observant et les côtoyant, on voit souvent leur patience et leur courage. Ils ont surtout besoin d’amour et de notre présence. Maintenant, on veut les jeter comme du vieux matériel : « trop long avant de mourir, venez ici, on va vous arranger cela, ainsi on va sauver de l’argent ». Est-ce cela la solidarité pour la vie?
L’école de la vie, c’est des bonheurs, des joies mais aussi des souffrances, des douleurs, des pertes d’autonomie. C’est ce qui nous fait grandir de l’intérieur pour [...] un meilleur monde. L’euthanasie ne fait pas cela.
Aurons-nous le courage de laisser un monde meilleur à nos enfants?
À quand un sociologue pour étudier et analyser notre société pour un tel recul de valeur, où tuer devient normal?
Je vous invite à aller voir le site « Vivre dans la dignité », un organisme québécois qui lutte contre l’euthanasie et donne de précieuses informations sur le sujet, de ce qui se passe ici et ailleurs.
L'historien Jean-Claude Dupuis : Pour qui voter lors cette élection ?

Photo: Andi Breit, Pixabay
Par Jean-Claude Dupuis, Ph. D.
Les gens de sensibilité pro-vie ne trouveront rien à se mettre sous la dent dans les programmes de tous les partis en lice dans l’élection québécoise de 2018, qu’il s’agisse des partis en vue (PLQ, CAQ, PQ, QS) ou des partis marginaux (PCQ, PV, NPD). Si vous avez la chance d’avoir dans votre comté un candidat qui s’affiche personnellement pro-vie, vous pouvez toujours le soutenir. Mais aucun parti ne semble avoir proposé la moindre mesure qui puisse aller, ne serait-ce que timidement, à l’encontre de la culture de mort.
Je me demande si un catholique peut en conscience voter pour un parti qui approuve l’avortement, l’euthanasie et les prétendus droits des LGBTQ+, même si ce parti offre par ailleurs un programme intéressant à d’autres points de vue. Un parti qui prône l’avortement ne devrait-il pas être qualifié par l’Église d’« intrinsèquement pervers », comme le pape Pie XI le fit pour le parti communiste dans l’encyclique Divini Redemptoris (1937) ? Les communistes, disait-il, ruinent à la base toute la loi naturelle en voulant supprimer la propriété privée. Ne pourrait-on pas dire, à plus forte raison, que la légalisation de l’avortement supprime toute la loi naturelle ? Le droit à la vie n’est-il pas supérieur au droit à la propriété privée ?
Mais la question que je pose est bien théorique puisque le Vatican ne défend plus que très mollement le droit à la vie. Le pape devrait d’abord cesser de recevoir avec tous les honneurs des chefs d’État qui mériteraient plutôt d’être formellement excommuniés, à commencer par Justin Trudeau. Évidemment, ça ne troublerait pas la conscience de Trudeau et ça ne changerait rien en pratique, mais ça enverrait au moins un message clair.
Un catholique qui déciderait d’annuler son vote ou même de ne pas participer au scrutin parce que tous les partis en lice prônent la culture de mort aurait parfaitement raison. Et c’est ce que je suis moi-même fortement tenté de faire.
Toutefois, on peut également se dire que la question de l’avortement n’est pas l’enjeu de cette élection, qu’il faut faire son choix en fonction des autres thèmes électoraux et qu’un bon catholique a, de toute manière, le devoir de participer à la vie politique de son pays, aussi décadent soit-il. Il faudrait alors voter pour le « moindre mal ».
Ce raisonnement peut se défendre. Mais le combat de coqs qui oppose nos ambitieux politiciens mérite-t-il qu’on y participe ? Est-il vraiment nécessaire, ou même possible, de dire où se trouve le moindre mal ? Les chrétiens de l’Église primitive se sentaient-ils obligés d’opter pour un quelconque « moindre mal » lorsque trois ou quatre généraux romains, plus tarés les uns que les autres, rivalisaient pour la couronne impériale ? À l’époque, la lutte entre Vespasien et Vitellius (69 apr. J.-C.) a dû soulever autant de passion que l’affrontement Trump-Clinton. Mais à plusieurs siècles de distance, elle prend un tout autre relief.
Quoi qu’il en soit, jouons pendant un instant le jeu biaisé de la démocratie, ne serait-ce que pour parler d’autre chose que de la météo, et examinons les diverses options.
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