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Quand la police déboule au milieu de la messe, et quand la république la reporte

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Shutterstock

Trois agents de police sont survenus au beau milieu d’une messe célébrée dans l’église Saint-André-de-l’Europe à Paris, sommant le curé de cesser la messe, ce qu’un prêtre qui se respecte et surtout qui respecte Dieu ne fait pas, pour finalement ordonner aux trois paroissiens présents, pour aider le prêtre dans cette messe diffusée, de sortir, selon Le Figaro :

Comme beaucoup de ses confrères en France, l’abbé Philippe de Maistre, curé de la paroisse Saint-André-de-l’Europe, à Paris (VIIIe), diffuse sur les réseaux sociaux la messe dominicale qu’il célèbre avec quelques concélébrants, confiné dans son église, pour ses paroissiens privés de messes publiques depuis le début du confinement. Mais dimanche dernier, 19 avril, alors en pleine célébration, le curé a vu avec surprise des policiers faire irruption dans son église... pour lui sommer d’arrêter la messe.

« Nous étions sept personnes : moi-même, un servant, un chantre, un organiste, et trois paroissiens pour donner la réplique et faire les lectures. Au milieu de la messe, trois policiers armés ont pénétré dans l’église, raconte le père Philippe de Maistre, encore choqué. Or, l’autorité de police dans une église, c’est le curé ! À part les pompiers, la police ne peut entrer, tant qu’elle n’est pas appelée par le curé. »

Le curé a également alerté l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, qui a fermement dénoncé l’incident ce mercredi sur Radio Notre-Dame : « Les policiers sont entrés en arme dans l’église, or il y a interdiction formelle aux policiers d’entrer en arme dans une église. Il n’y avait pas de terroristes ! Il faut garder la tête froide et arrêter ce cirque. Sinon on va prendre la parole et (...) aboyer très fort !».

Un trouble à l’ordre public ? :

La police ne peut donc intervenir dans un sanctuaire qu’à la demande expresse du curé, à une exception près : si l’ordre public est menacé ; ce peut être un grave problème de sécurité, de tranquillité ou de salubrité, comme précisé dans un arrêt du Conseil d’État daté de 1993. La jurisprudence précise encore que les policiers doivent permettre aux personnes intéressées d’évacuer librement l’édifice, avant de faire usage de la force.

Une messe confinée, avec moins de dix personnes, constitue-t-elle un « trouble à l’ordre public » ? Difficile à défendre...

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Selon le curé, un voisin aura probablement averti la police qu’une messe était célébrée dans l’église Saint-André-de-l’Europe. En ce qui concerne les mesures émises par le gouvernement, disons en gros qu’elles permettent au prêtre qui diffuse sa messe de se faire assister par des personnes dans ce but, et comme ils n’étaient que sept à être présents lors de la messe, ils ne devaient sûrement pas contrevenir à quelque interdiction que ce soit, bien que là encore, les indications gouvernementales ne brillent pas de clarté et les préfets peuvent restreindre ces dispositions, bien que ce ne semble pas être le cas dans l'affaire présente.

D’autre part, le gouvernement français ne semble pas pressé de rouvrir les églises aux fidèles (même en nombre restreint) bien que permettant la réouverture de plusieurs établissements vers le 11 mai (comme les McDonald), pensant même repousser l’accès aux lieux de culte à la mi-juin, comme l’explique David De Thieulloy sur Intenational Family News :

Et voici donc que nous apprenons que les églises chrétiennes ne rouvriraient pas avant la mi-juin, plus d’un mois après le déconfinement. Un ami me racontait avoir entendu un parlementaire de la majorité expliquer que les églises, comme les bistrots, n’étaient pas de première nécessité pour le pays. Mais, bien sûr que si, nos besoins spirituels ne sont pas moins importants que nos besoins matériels ! Ou alors sommes-nous des animaux, incapables d’élévation spirituelle ?

Situation qui indigne Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse, rapporte Challenges :

L’archevêque de Toulouse a poussé jeudi « un coup de gueule », selon ses termes, réclamant la réouverture contrôlée des églises dès le 11 mai en respectant les mesures « de distanciation sociale et les gestes barrières », a-t-il déclaré à l’AFP.

« J’ai été surpris par les propos du président de la République disant qu’il n’y aurait pas d’office avant la mi-juin », a déclaré le prélat lors d’un entretien téléphonique, s’étonnant que dans le même temps « les gens peuvent aller au McDonald’s ».

Avant la réunion avec divers groupes religieux présents en France (et même antireligieux puisque les francs-maçons étaient représentés), précédent sa décision de reporter à la mi-juin l’ouverture des églises, Macron s’est entretenu par téléphone avec le pape François pendant quarante-cinq minutes à propos de coronavirus, mais pas de la messe… Il est vrai que l’entretien avait été demandé par l’Élysée, mais cela représentait une occasion de demander la réouverture des églises au public. D’après cath.ch :

Le pape François et Emmanuel Macron, président de la République française, se sont entretenus pendant quarante-cinq minutes le 21 avril 2020, selon l’Elysée, le pontife s’exprimant en espagnol. Les deux chefs d’Etat ont évoqué les « convergences » entre la France et le Vatican.

Selon l’édition en ligne du quotidien français Le Figaro, la conversation entre les deux chefs d’Etat n’aurait pas concerné l’ouverture des lieux de culte, mais plutôt les « convergences » entre le Saint-Siège et l’Elysée.

« “Convergences” entre le Saint-Siège et l’Élysée » ! Vraiment ?

Usquequo, Domine ?

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