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Plainte contre une avorteuse polonaise pour avoir laissé un bébé mourir après son expulsion par avortement

Republié par LifeSiteNews — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : jcomp/Freepik

1er août 2025 (Ordo Iuris) — La semaine dernière, l’Institut Ordo Iuris pour la culture juridique a déposé un rapport auprès du bureau du procureur de district à Wrocław sur les soupçons d’un crime commis par le Dr Gizela Jagielska et le personnel médical du complexe hospitalier du comté d’Oleśnica. Au même moment, le médiateur en chef pour la responsabilité professionnelle a reçu une plainte de l’Institut Ordo Iuris contre le Dr Jagielska, ainsi qu’une demande de suspension immédiate de sa licence médicale. L’affaire concerne les circonstances d’un avortement pratiqué au cours de la 26e semaine de grossesse, divulgué par le médecin elle-même dans les médias, à la suite duquel un enfant vivant est né et a été laissé sans assistance médicale jusqu’à sa mort.

La notification au bureau du procureur et la plainte à l’autorité médicale sont basées, entre autres choses, sur le contenu d’un entretien du Dr Gizela Jagielska publié le 15 mai 2025 sur le portail Wysokie Obcasy, dans lequel le médecin révèle :

« Il y a eu un bref moment où nous n’avons pas utilisé de chlorure de potassium. J’ai assisté à un tel avortement à la 26e semaine... Et permettez-moi de dire ceci : ni moi ni aucun autre membre de mon personnel ne voudrait jamais participer à quelque chose comme ça à nouveau. »

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Plus tard dans l’entrevue, elle décrit le déroulement de telles procédures :

« L’enfant est né et nous attendons qu’il meure. Bien sûr, nous fournissons des soins palliatifs. Mais cette situation n’a fait que renforcer notre conviction que nous ne pouvons pas le faire. Ce n’est pas pour cela que les femmes viennent à nous. »

Le récit du médecin montre qu’une situation est survenue dans laquelle un enfant né vivant n’a reçu aucun traitement visant à sauver sa vie. Au lieu de cela, seuls des soins palliatifs ont été fournis, ce qui serait approprié pour les patients en phase terminale dont la vie ne peut être raisonnablement prolongée par aucun moyen disponible. Dans le cas d’un bébé prématuré né à 26 semaines de grossesse et qui, comme le souligne Jagielska elle-même, est né vivant, l’absence d’intervention médicale a pu signifier qu’il était délibérément exposé à une mort douloureuse due à une insuffisance respiratoire.

L’Institut Ordo Iuris considère qu’il s’agit d’une conduite extrêmement immorale et juridiquement inacceptable, que constitue le crime de ne pas fournir d’assistance à une personne en danger immédiat de mort (article 162 § 1 du Code pénal polonais) et d’exposer une personne sous sa garde au risque de mort (Article 160 § 2 du Code pénal). En même temps, l’institut considère que dans le cas de la naissance d’un enfant vivant — indépendamment des circonstances — il a tous les droits humains et doit être traité comme un patient ayant besoin de traitement conformément aux connaissances médicales actuelles.

L’Institut Ordo Iuris souligne qu’en cas d’interruption de grossesse après la 22e semaine, il est du devoir du médecin traitant — conformément aux recommandations de la Société polonaise des gynécologues et obstétriciens — d’aviser immédiatement un néonatologiste, c.-à-d., un spécialiste qui devrait être prêt à fournir de l’assistance au nouveau-né. Pendant ce temps, le compte rendu présenté dans l’entrevue montre qu’une telle assistance n’a pas été fournie. Le nouveau-né n’a reçu que des soi-disant « soins palliatifs », ce qui dans ce contexte signifiait attendre sa mort.

L’Institut Ordo Iuris commente la question sans équivoque :

« Puisque le Dr Jagielska parle publiquement de tels événements, cela signifie qu’elle est convaincue de sa propre impunité. En tant que société, nous ne pouvons pas accepter une situation dans laquelle un médecin attend qu’un nouveau-né meure puis en parle dans les médias. De telles personnes ne devraient pas être autorisées à exercer la médecine, même temporairement. C’est pourquoi nous exigeons que le permis d’exercice du Dr Jagielska soit suspendu pour la durée des procédures, ce qui peut être fait par le procureur et le conseil médical. »

Ordo Iuris souligne également qu’il ne s’agit pas du seul cas controversé dans lequel le Dr Jagielska a été impliqué. En avril de cette année, les médias ont rapporté le cas d’un enfant qui a été tué par le Dr Gizela Jagielska dans l’utérus au cours du neuvième mois de grossesse, par l’injection de chlorure de potassium directement dans le cœur.

Dans cette affaire, comme l’a soutenu l’avocate Magdalena Majkowska, directrice du Centre de contentieux d’Ordo Iuris et membre du conseil d’administration de l’Institut Ordo Iuris, nous ne traitons pas tant d’avortement que de meurtre.

Le médecin lui-même, dans une entrevue avec Kanał Zero, citée dans la notification au bureau du procureur et dans la plainte adressée au médiateur en chef de la responsabilité professionnelle, a déclaré que :

« Nous ne devons pas confondre l’interruption de grossesse et l’avortement. L’avortement est l’interruption de grossesse entraînant une mortinaissance ou une fausse couche, donc ce n’est pas une interruption de grossesse à une certaine semaine avec la naissance d’un nouveau-né vivant, parce que ce n’est absolument pas la même chose. »

Comme expliqué dans une analyse publiée (en polonais) en mai par Katarzyna Gęsiak, directrice du Centre d’Ordo Iuris pour le droit médical et la bioéthique, selon la loi polonaise, le droit d’interrompre une grossesse ne donne pas le droit de tuer activement un enfant ou de lui refuser l’assistance médicale.

La plainte déposée aujourd’hui auprès du médiateur en chef de la responsabilité professionnelle souligne que les actions du Dr Jagielska ont enfreint un certain nombre de principes fondamentaux de la profession médicale, dont l’obligation de protéger la vie et la santé des patients, quels que soient leur âge, leur stade de développement ou les circonstances de leur naissance. Le Code de déontologie médicale cité dans la plainte stipule explicitement qu’un médecin ne peut pas utiliser ses connaissances d’une manière contraire à sa vocation, et que salus ægroti suprema lex esto — « le bien du malade est la loi suprême » — devrait être le principe prépondérant de toute décision clinique.

« Nous ne pouvons pas laisser cette affaire sans réponse. Nous exigeons qu’une procédure disciplinaire soit engagée, que le droit de pratiquer la médecine soit suspendu et que tous ceux qui ont regardé calmement l’enfant mourir dans l’agonie soient punis. Le Dr Gizela Jagielska ne devrait pas être autorisé à pratiquer la médecine dans de telles circonstances — ni maintenant ni à l’avenir », souligne l’Institut Ordo Iuris. »



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