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Mgr Carlo Maria Viganò a lancé une neuvaine de rosaires de 54 jours en vue de l’élection américaine


Le Père Pillari.

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) ― Photo (capture d'écran modifiée) : Youtube/LifeSite

A l’initiative de LifeSiteNews et avec le concours de Michael Matt de The Remnant et du Dr Taylor Marshall, une neuvaine de chapelets de 54 jours a été lancée le 8 septembre, en la fête de la Nativité de la Sainte Vierge, pour les Etats-Unis et pour le monde. La grâce demandée avec insistance est celle que « la sainte volonté de Notre Seigneur soit accomplie lors de l’élection présidentielle aux Etats-Unis en novembre ». Les 54 jours de récitation quotidienne du chapelet s’achèveront quelques jours avant le rendez-vous politique du 3 novembre, aux enjeux sans précédent.

C’est une « croisade du chapelet » en réponse aux demandes de Notre Dame à Fatima.

Mgr Carlo Maria Viganò, qui a déjà eu l’occasion d’exprimer son soutien à Donald Trump en ces temps d’affrontement entre le bien et le mal, « la postérité de la Femme et celle du Serpent », a accepté de présider à la récitation du premier chapelet : on peut l’écouter ici en anglais.

La « neuvaine de 54 jours » comprend en réalité six séries de neuf jours — six neuvaines, donc — où l’on récite le chapelet quotidiennement. Les trois premiers cycles correspondent traditionnellement à l’expression de la grâce demandée, tandis que les trois derniers expriment la reconnaissance à l’égard de Dieu, car nous savons qu’Il entend toujours nos prières. LifeSite invite tous les catholiques à s’unir à cette récitation quotidienne du chapelet ; pour les anglophones, c’est par ici sur Youtube, tous les jours à 18 h, heure de Paris.

Je vous propose ci-dessous ma traduction de travail du message adressé par Mgr Viganò à tous les participants lors du lancement de la « Croisade de chapelets ». — J.S.

*

LE SAINT ROSAIRE, ARME LA PLUS PUISSANTE
CONTRE L’ENNEMI DE DIEU ET DES HOMMES

Une brève introduction à la récitation du Saint Rosaire pour l’Amérique et le monde entier. Quiconque croit qu’il peut mériter la gloire du Paradis en menant une vie médiocre sait qu’il est sur la mauvaise voie : Regnum cælorum vim patitur et violenti rapiunt illud [le royaume des Cieux se prend par violence, et ce sont les violents qui s’en emparent.] (Mt 11,12). Dans ces mots forts de l’Evangile, nous comprenons que seuls les violents peuvent d’une certaine manière vaincre la Justice de Dieu et obtenir sa récompense grâce à Son infinie Miséricorde. Une violence, une force, qui n’est certes pas celle du monde mais qui consiste avant tout à reconnaître notre propre indignité — en tant que créatures mortelles devant l’Être Incréé et Éternel, et en tant que pécheurs devant le Saint des Saints — et aussi la Toute-Puissance de Dieu, qui a daigné nous racheter par la Passion et la Mort de son Divin Fils. Je dirais aussi que le premier acte de cette sublime violence pour conquérir le Royaume de Dieu a été accompli par Notre Seigneur, qui dans l’éternité du temps a voulu restaurer la chute d’Adam en s’offrant au Père pour nous racheter du péché et de la mort : Tunc dixi : Ecce venio. In capite libri scriptum est de me, ut faciam Deus voluntatem tuam [Alors j’ai dit : Voici que je viens. En tête du livre il est écrit de moi que je dois faire votre volonté.] (Ps 39, 8-10). De même, la Madone répond à l’Archange Gabriel : Ecce ancilla Domini : fiat mihi secundum verbum tuum [Voici la servante du Seigneur : qu’il me soit fait selon ta parole] (Lc 1, 38).

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Telle est la violence qui ébranle les portes du Ciel : la force de l’humilité et du sacrifice, à l’exemple du Christ et de sa très Sainte Mère. Elle, la Médiatrice de toutes les grâces, savait comment obtenir de la Miséricorde de Dieu ce que sa Justice aurait refusé. Et c’est à Elle, notre Avocate, que nous adressons notre prière fervente, certains d’être entendus : Memorare, o piissima Virgo Maria, non esse auditum a sæculo quemquam ad tua currentem praesidia, tua implorantem auxilia, tua petentem suffragiaesse derelictum [Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance, réclamé votre secours, ait été abandonné].

Lors de la récitation du Rosaire, nous invoquons la Très Sainte Vierge avec trois prières très simples, si faciles que même un enfant peut les réciter : le Pater noster, l’Ave Maria et le Gloria Patri. Et pendant que nous répétons ces prières, nous méditons sur les mystères joyeux, douloureux et glorieux, en concentrant notre esprit sur les mots doux que prononcent nos lèvres. Toute la doctrine catholique est contenue dans ces trois prières ; toute la doctrine mariale est proclamée dans l’Ave Maria. Et à ces mots, qui s’élèvent vers le trône glorieux sur lequel Notre Mère est assise en tant que Reine, toute la Cour Céleste est émue, le Très Sacré Cœur de Jésus est touché de compassion, et le bras de la Justice Divine est arrêté.

Recourons donc à la récitation du Saint Rosaire, chers frères et sœurs, en ce moment de tribulation et de crise totale. Faisons aussi violence au ciel, au moyen de l’arme infaillible de la prière que la Très Sainte Vierge a enseignée à saint Dominique et qui, au cours des siècles, a obtenu la conversion des pécheurs, le salut des nations et la défaite de l’Ennemi.

Saint Pie V a ordonné aux fidèles de réciter le Rosaire pour supplier Dieu d’accorder la victoire lors de la bataille épique de l’Armada chrétienne contre les Turcs dans les eaux de Lépante : aujourd’hui encore, à midi chaque jour, les cloches sonnent dans nos villes pour rappeler le 7 octobre 1571. Le Sénat de la République de Venise a voulu honorer la Reine des Victoires en faisant graver ces mots sur le Palais des Doges : Ce n’est pas le courage, ni les armes, ni les chefs, mais Notre-Dame du Saint-Rosaire qui nous a fait vainqueurs. Nous aussi, qui menons une bataille encore plus sanglante, sans avoir d’armée qui se déploie contre un ennemi encore plus terrible, nous devons avoir recours au Rosaire, avec la même foi qui a fortifié le bras des valeureux chefs à Lépante.

Prions pour les États-Unis d’Amérique ; prions pour notre Président ; prions pour sa victoire, afin que le Seigneur, Dieu des armées — Dominus Deus Sabaoth — lui accorde de savoir se placer sous la protection de Dieu et de désirer se faire le chevalier qui se bat pour le juste, et le défenseur des opprimés. Prions pour que les pièges que l’ennemi invisible prépare dans l’ombre soient mis au jour, et pour que ceux qui cherchent à promouvoir le vice et le péché, et la rébellion contre les commandements de Dieu et les lois mêmes de la nature, soient vaincus. Prions avec la foi des enfants qui courent, gementes et flentes, vers leur Reine, afin qu’elle intercède pour nous auprès de son Divin Fils et qu’elle nous obtienne la grâce de voir protéger la nation américaine bien-aimée, et aussi le monde entier, défendre nos familles et vaincre nos adversaires. Alors, nous pourrons nous aussi écrire : Ce n’est pas le courage, ni le pouvoir des médias, ni les ressources économiques, mais Notre-Dame du Saint-Rosaire qui nous a fait vainqueurs. Qu’il en soit ainsi.

+ Carlo Maria Viganò, archevêque

14 août 2020

Vigile de l’Assomption de la Très Sainte Vierge Marie



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