
Mark Carney.
Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : capture d'écran vidéo/Radio-Canada Info/YouTube
24 Mars 2025 (LifeSiteNews) — Le premier ministre canadien Mark Carney a fait peu de déclarations publiques sur l’avortement, mais beaucoup de déclarations publiques sur le fait d’être catholique. Aussi pouvions-nous (faiblement) espérer qu’il abrogerait l’infâme déclaration de Justin Trudeau en 2015, selon laquelle aucun pro-vie ne peut se présenter pour le Parti libéral du Canada.
La seule déclaration publique de Carney sur l’avortement que j’aie pu trouver jusqu’à présent est son message sur X le jour où Roe v. Wade a été renversé, le 24 juin 2022.
« Je suis fier de vivre dans un pays où le droit des femmes à choisir est si fortement soutenu. Mais la décision dévastatrice prise aujourd’hui aux États-Unis nous rappelle clairement que les progrès ne doivent jamais être considérés comme acquis », avait-il écrit. « Notre engagement à protéger les droits fondamentaux doit être inébranlable ».
Cela indiquait clairement que Carney est favorable à l’avortement et que son prétendu catholicisme est secondaire par rapport à son engagement en faveur du fœticide. Il ne faut pas oublier que le Canada est la seule démocratie et l’un des seuls pays au monde (avec la Corée du Nord) où l’avortement est autorisé jusqu’à la naissance, pour n’importe quelle raison et même sans aucune raison, et financé par les contribuables canadiens. Aucun autre pays occidental n’autorise, ne finance et ne facilite les avortements barbares tardifs avec autant d’enthousiasme.
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Hier, cependant, Carney a informé la presse qu’il était à la fois favorable à l’avortement et catholique pratiquant.
« M. le Premier ministre Carney, vous êtes un catholique pratiquant. Vous êtes allé à l’église avant de rendre visite au gouverneur général ce matin. Soutenez-vous explicitement le droit des femmes à choisir, et quel sera l’impact de votre foi sur vos délibérations politiques si vous remportez cette élection ? », lui a demandé un journaliste lors de sa première conférence de presse.
M. Carney n’a pas pu attendre qu’elle termine, disant « absolument » avant de la laisser terminer sa question. « Merci pour la question », a-t-il répondu, rayonnant. « Je n’aurais pas attiré l’attention sur le fait que je suis allé à l’église, mais je vous remercie de l’avoir noté. Je soutiens absolument le droit des femmes à choisir, sans réserve, et je le défendrai comme le Parti libéral l’a fait : avec fierté et constance ».
Vous remarquerez qu’il ne s’agit pas d’une tactique habile du type : « je suis personnellement pro-vie, mais politiquement pro-choix ». Non, M. Carney soutient « absolument », « sans réserve » et « fièrement » le régime canadien d’avortement jusqu’à la naissance. Il poursuit en disant :
Je ne parle pas de ces questions. Je pense que ce qui est pertinent — quand je dis « pertinent », je parle de ma foi personnelle, de ma spiritualité — mais je dirais que ce qui est pertinent, c’est que cela informe mon sens de la responsabilité et du service. J’estime que je dois servir notre pays du mieux que je peux, et si je reviens sur le chemin que j’ai parcouru pour me retrouver devant vous, j’ai eu le sentiment, au début de l’année, alors que la crise nous frappait de plein fouet et qu’un grand changement s’imposait, que je devais lever la main et participer à ce changement.
On m’a choisi pour diriger le parti libéral, et c’est avec humilité que je le fais. Je me considère privilégié d’avoir eu ce court laps de temps à la tête du gouvernement. Nous avons apporté des changements majeurs pour renforcer la position du Canada, mais il reste encore beaucoup à faire, et c’est pourquoi je suis ici devant vous, et j’ai demandé, et le gouverneur général a accepté, que ces élections aient lieu, afin que nous puissions apporter des changements positifs qui rassemblent ce pays et construire une économie qui fonctionne pour tout le monde.
La longue réponse a été livrée avec les trébuchements et les divagations déjà caractéristiques de Carney, ponctués de « hum » et de « ah » — mais il n’a pas hésité à soutenir les politiques de son prédécesseur en matière d’avortement. Carney était préparé à la question, et les observateurs attentifs remarqueront qu’il a pivoté en soulignant que sa foi n’a pas d’impact sur sa position sur l’avortement, mais qu’elle l’a influencé à se présenter à la direction du parti libéral pour sauver le Canada de la « crise » qu’il voyait se développer. C’est la version progressiste de Trump déclarant que Dieu lui a sauvé la vie pour qu’il puisse sauver l’Amérique, bien que personne ne le souligne.
On devrait demander à Carney pourquoi il soutient le « droit » de démembrer un enfant à naître presque à terme qui peut ressentir une douleur atroce dans l’utérus — mais je soupçonne qu’on ne le lui demandera pas.