
Par Clare Marie Merkowsky — Traduit par Campagne Québec-Vie — Image : LifeSiteNews
26 juin 2024, Toronto (LifeSiteNews) — Linda Gibbons, activiste pro-vie de longue date, a été arrêtée à nouveau ce matin après avoir délibérément sauté une audience de tribunal liée à son activisme, choisissant à la place de témoigner devant une clinique d’avortement.
Ce matin, Linda Gibbons, une grand-mère chrétienne de 75 ans, a été arrêtée après avoir manqué l’audience au tribunal prévue à 10 heures, choisissant plutôt de témoigner en faveur des enfants à naître devant la clinique d’avortement Morgentaler de Toronto.
« Elle est dans une voiture de police », a déclaré à LifeSiteNews John Bulsza, un ami proche de Gibbons.
Selon Bulza, Gibbons a été arrêtée à 10 heures du matin, peu après son arrivée à la clinique pour témoigner en faveur des enfants à naître.
Activiste pro-vie de longue date, elle semble n’avoir peur de rien dans son ministère, même au risque d’être accusée d’outrage au tribunal et d’être condamnée à une peine de prison.
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Lors d’une précédente audience, Mme Gibbons avait déjà refusé de répondre aux questions du juge, préférant témoigner du silence des bébés tués chaque jour au Canada par l’avortement. Le juge avait alors suggéré qu’elle soit envoyée dans un tribunal spécialisé dans la santé mentale.
« Le juge voulait renvoyer Linda devant le tribunal de la santé mentale, qui est conçu pour s’occuper des accusés qui ont des problèmes de santé mentale », a écrit sur X Pete Baklinski, de la Coalition nationale pour la Vie, à propos du silence de Gibbons dans la salle d’audience. « Mais la Couronne a convaincu le juge de ne pas le faire ».
« Linda, bien sûr, n’est pas malade mentale », a précisé Baklinski, expliquant que Gibbons « choisit d’être comme le Christ, qui était également silencieux face à l’oppression et à l’affliction, comme un agneau qui se tait lorsqu’il est conduit à l’abattoir (Isaïe 53:7) ».
La clinique, située dans un complexe de bureaux au 727 Hillsdale Avenue dans le quartier chic de Leaside à Toronto, est l’une des nombreuses cliniques créées par le plus célèbre avorteur du Canada, Henry Morgentaler, ou portant son nom.
Avant ce matin, son arrestation la plus récente avait eu lieu le 13 juin, et il s’agissait de sa troisième arrestation en l’espace de trois semaines seulement.
Le ministère de Mme Gibbon est désormais considéré comme criminel au Canada grâce à la Loi sur l’accès sécuritaire aux services d’avortement de l’Ontario, entrée en vigueur le 1er février 2018 et adoptée l’année précédente par le gouvernement libéral de la première ministre de l’époque, Kathleen Wynne.
La loi interdit toute activité pro-vie, y compris la prière, le conseil sur le trottoir et la manifestation de la « désapprobation » de l’avortement, à moins de 50 mètres des huit établissements d’avortement de l’Ontario.
Bien que la loi ait été mise en œuvre par les libéraux, le progressiste-conservateur Doug Ford, qui règne depuis longtemps sur cette province, ne l’a jamais contestée.
Avant sa récente série d’arrestations qui a débuté en mai, Mme Gibbons avait été arrêtée pour la dernière fois en septembre 2015 après avoir mené une manifestation silencieuse similaire devant la même clinique Morgentaler.
Après avoir passé 141 jours en prison, un juge de l’Ontario l’a reconnue coupable en 2016 d’avoir enfreint une injonction civile de 1999 qui interdit les activités pro-vie à moins de 153 mètres de la clinique d’avortement Morgentaler de Toronto. Cette injonction a été remplacée par la loi ontarienne sur l’accès sécurisé aux services d’avortement.
Au total, l’activisme pro-vie de Gibbons lui a valu de passer près de 11 ans en prison pour son témoignage pacifique en faveur des mères et des enfants à naître.