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Lettre ouverte à Jordan Peterson : Votre promotion de la « parentalité » homosexuelle trahit des enfants innocents


Le Dr Bordan B. Peterson en entrevue avec Dave Rubin.

Par Gabriele Kuby — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : YouTube

13 août 2022 (LifeSiteNews) — Ce qui suit est une lettre ouverte à Jordan Peterson en réponse à son émission de juillet avec le commentateur politique Dave Rubin intitulée: Gay Parenting and Pitfalls.

Cher Jordan Peterson,

J’ai lu votre livre 12 Rules for Life il y a quelques années et je l’ai offert à mon fils comme cadeau de Noël. De temps en temps, j’écoute vos émissions. Récemment, j’ai été ravie de votre article paru dans The Telegraph, « Nous sacrifions nos enfants sur l’autel d’une idéologie brutale d’extrême gauche », et je me suis réjouie de votre réponse à votre bannissement sur Twitter. Un homme qui défend la vérité et qui préférerait mourir plutôt que de supprimer son tweet.

Quelques jours plus tard, j’ai vu votre entrevue avec Dave Rubin intitulé « Gay Parenting: Promise and Pitfalls » et j’ai été choqué. Dans cette émission, vous déroulez le tapis rouge devant le mariage gay et la reproduction artificielle.

Vous êtes devenu célèbre et suivi par des millions de personnes en tant que voix honnête recherchant la vérité et qui ne s’incline pas devant le politiquement correct. Vous semblez avoir cédé à l’immense pression culturelle de la révolution sexuelle, et pour cela, je suis profondément déçu.

Dès le début de votre conversation avec votre ami Dave Rubin, qui se prépare à la « parentalité » homosexuelle, vous abattez les murs du fondement anthropologique de l’existence humaine : l’humanité, créée comme homme et femme, appelée à procréer. Vous dites :

  1. Notre culture semble l’avoir décidé, le mariage gay fait désormais partie de la structure même du mariage.
  2. Le mariage est l’union de deux personnes.
  3. C’est l’union de deux personnes pour fournir de fondement aux enfants.

Première objection :

Notre culture n’a pas décidé que le « mariage » homosexuel était « devenu une partie de la structure du mariage lui-même », mais plutôt, la culture occidentale a été soumise à une guerre culturelle implacable et radicale. En utilisant les armes de la propagande, à savoir le contrôle des médias et des grandes entreprises technologiques, et en sapant le système judiciaire et le monde universitaire, la culture dominante de l’Occident cherche maintenant à ruiner l’existence des personnes qui ne s’y conforment pas, en harcelant et en persécutant toute voix qui ose s’y opposer. Plus la voix est importante, plus la persécution est dévastatrice, ce qui inclut l’ouverture de procès pour l’exemple contre les dissidents, afin que personne n’ose s’opposer au programme.

Les techniques de propagande très sophistiquées ont été exposées en détail dans le livre After the Ball, How America will conquer its fear & hatred of Gays in the 90s, publié en 1990. Compte tenu de l’état actuel de l’Occident, il semblerait que les auteurs de ce livre, les activistes homosexuels Marshall Kirk et Hunter Madsen, formés à Harvard, aient atteint leur objectif.

Le programme totalitaire de la minorité activiste qui se bat pour les intérêts de moins de 3 % de la population est ouvertement exposé au monde par les principes de Jogjakarta de 2007, additionnés de 111 « obligations supplémentaires de l’État » dix ans plus tard. Personne ne pourra dire plus tard : nous ne savions pas. L’histoire devra se pencher sur la question : pourquoi les détenteurs du pouvoir dans le monde de la finance et de la politique ont-ils soutenu un programme qui détruit la famille et le fondement éthique nécessaire à une société viable ? Le fait que l’écrasante majorité des gens ait cédé à l’idéologie LGBT n’est pas surprenant, puisque la mollesse opportuniste semble être une constante anthropologique. Mais Jordan Peterson ?

Deuxième objection :

Un seul mot suffit à renverser ce que le mariage a signifié pour tous ceux qui nous ont précédés dans l’histoire de l’humanité — L’union d’un homme et d’une femme ouverts à donner la vie à des enfants — le mot « gens ». Jamais dans l’histoire de l’humanité les relations homosexuelles n’ont été amenées « à l’intérieur de la forme traditionnelle du mariage » puisque le sens du mariage et sa fonction culturelle sont détruits par cet acte révolutionnaire.

Vous parlez du mariage comme d’un « idéal », voire d’un « idéal divin », que vous et Rubin ne voulez pas « faire sauter » car cela « déstabiliserait la société au niveau de la famille, et cela semble être une très mauvaise idée ». Mais c’est justement ce que vous êtes en train de faire. L’institution du mariage est indépendante de la réalisation de l’« idéal », une relation harmonieuse, à vie et monogame. Le mariage est plutôt défini par l’engagement permanent et exclusif d’un homme et d’une femme qui sont capables et désireux de devenir « une seule chair » par l’acte coïtal, et qui expriment tous les deux une ouverture à porter et élever des enfants.

Troisième objection :

Le bien commun, qui dépend de la santé mentale et physique de la prochaine génération, ne joue aucun rôle dans votre conversation avec votre ami Dave Rubin. Vous ignorez tous deux les droits et les besoins des enfants. Pas un seul mot qui prenne en compte le bien-être des enfants. Le seul critère pour renverser l’ordre existentiel de l’humanité sont les désirs d’adultes qui, dans le cas de Dave Rubin, veulent avoir une vie pleine de sens. Les motivations de Rubin ne sont pas difficiles à comprendre. Car il vous a lui-même entendu parler de l’importance de la famille et du fait « qu’on ne mûrit pas tant que quelqu’un d’autre n’est pas plus important que soi. »

Rubin voulait surmonter sa vie narcissique, et était rebuté par la perspective de devenir un homosexuel vieillissant qui fait fi de « toutes les normes connues de l’homme ». Il a exprimé sa crainte de finir le stéréotype des homosexuels « bronzés par pulvérisation » « avec leurs petits chiens » qui passent leurs dernières années à poursuivre « les mêmes escapades sexuelles qu’il y a quarante ans. »

« Ce n’est pas une vie bien remplie. Je sais que cela aurait pu être moi », a-t-il admis.

Mais peut-on avoir une vie vraiment pleine de sens aux dépens des autres — aux dépens d’enfants à qui on ne demande pas leur avis et qui n’ont pas le choix de savoir qui seront leurs parents, comment ils seront amenés à exister, et dans quel environnement social et psychologique ils devront grandir ? Rubin a entrepris de « faire ce qui est juste » — en obtenant deux enfants par reproduction artificielle.

Mais est-ce juste, Jordan Peterson ?

« Il est techniquement plus difficile d’avoir des enfants si vous êtes un couple homosexuel », dites-vous. Examinons plus en détail les « difficultés techniques » :

Deux hommes, qui veulent avoir des enfants, doivent acheter ce qui leur manque, puisque, après tout, il y a deux sexes biologiques, même si YouTube censure les personnes qui insistent sur ce fait fondamental. Il leur manquait les ovules et l’utérus d’une femme et ils devaient acheter ou louer les deux.

Tout d’abord, Rubin a demandé à sa sœur, mère de trois enfants, si elle était prête à « donner » ses ovules. « Elle a été flattée et honorée » par la proposition, a déclaré Rubin, mais lui et son « mari » prévoyaient des difficultés si la mère biologique du futur enfant était présente plus tard après la naissance, et ils ont donc décidé de trouver une donneuse d’ovules.

Sur ces sites internet consacrés aux donneuses d’ovules, on peut configurer ce qui est important pour soi chez une donneuse. Pour Rubin et son soi-disant mari, l’école d’Ivy League était moins importante, d’abord la santé, et ensuite le physique. Une « femme suédoise de 6,5, disons », décrit Rubin. La femme de leur choix a donné deux ovules, « l’un a été fécondé avec le sperme de David [le “mari” de Rubin] et l’autre avec mon sperme ».

Les humains aiment entretenir l’idée que leurs parents les ont conçus dans une étreinte amoureuse. Les enfants produits par fécondation artificielle devront vivre avec un récit différent de leur origine.

En effet, dans le cas de la fécondation in vitro, les spermatozoïdes sont produits par masturbation, et les ovules sont achetés dans le but d’être mélangés dans une éprouvette. Comme cela ne fonctionne souvent pas, on a recours à l’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI). Dans la lumière éblouissante du laboratoire, le médecin sélectionne un spermatozoïde, enfonce une aiguille hypodermique dans l’ovule et injecte le spermatozoïde.

Soixante à quatre-vingts pour cent des embryons créés de cette manière présentent des lésions chromosomiques et ne peuvent pas se développer. Les embryons excédentaires sont jetés ou congelés à moins 196 °C dans de l’azote liquide par centaines de milliers chaque année. La plupart de ces embryons cryoconservés sont « orphelins » et finissent par être jetés. Si les parents donnent les embryons excédentaires pour la recherche, les cliniques de reproduction leur accordent une remise.

Il est très rare qu’une grossesse ait lieu dès la première tentative, et dans plus de 80 % des cas, elle ne survient même pas après le troisième cycle. Seuls environ 15 % des fécondations artificielles aboutissent effectivement à la naissance d’un enfant. En moyenne, environ 20 embryons doivent mourir pour une implantation réussie.

N’oubliez pas que les embryons sont des êtres humains uniques.

Naturellement, les personnes qui désirent un enfant veulent un enfant sain. C’est pourquoi, avant d’être implanté dans un utérus, l’embryon créé artificiellement est soumis à un contrôle de qualité afin de vérifier s’il présente des signes de maladies ou de handicaps héréditaires. C’est ce qu’on appelle le diagnostic préimplantatoire (DPI). Pour qu’un DPI soit utile, il faut environ sept embryons. Les embryons sont examinés pour détecter les défauts et les handicaps génétiques et, si nécessaire, ils sont éliminés. Ainsi, le médecin devient un eugéniste sélectif, décidant au stade le plus précoce de la vie qui est digne de vivre et qui ne l’est pas.

Et que dire de la donneuse d’ovules, c’est-à-dire de la femme qui vend ses ovules ?

La stimulation hormonale est extrêmement stressante pour la femme. Dans la nature, un seul ovule est généralement prêt à être fécondé au cours de chaque cycle menstruel. Pour la fécondation artificielle, la femme doit libérer autant d’ovules que possible, ce qui signifie que l’usure est considérable. De nombreux ovules — fécondés ou non — meurent tôt ou tard.

Comme l’organisme de la femme est contraint par les suppléments hormonaux de faire sortir plus d’un ovule, il peut en résulter un « syndrome de surstimulation », avec de graves risques pour la santé allant de la coagulation sanguine à la dépression. Pendant des mois, voire des années si elle subit plusieurs cycles, sa vie est dictée par les exigences de la clinique de fécondation. Plus de la moitié des grossesses provoquées artificiellement se terminent par une fausse couche ou une grossesse extra-utérine. Dans ce cas, le cycle de prélèvement d’ovules doit être répété. Ce n’est pas drôle du tout pour la femme !

S’ils « réussissent » à créer un certain nombre d’embryons en laboratoire, ils ont encore besoin d’un utérus pour les faire grandir. Les embryons congelés doivent être transportés chez la ou les mères porteuses, décongelés et implantés (peu survivent). Cela nécessite beaucoup plus d’embryons que le nombre d’enfants commandés, car l’implantation réussit rarement du premier coup.

Il est peu probable que les mères porteuses aient des motivations altruistes — comme le suppose Rubin — pour rendre possible l’impossible : la procréation pour un couple homosexuel. Le plus souvent, les femmes le font plutôt pour l’argent.

L’Ukraine est le centre européen de la gestation pour autrui. Des centaines de bébés commandés sont restés bloqués en Ukraine pendant le confinement covid. Lors d’une tournée de promotion de livres à Kiev, j’ai vu dans le métro des annonces proposant 16 000 euros à des femmes (dont le revenu annuel moyen est de 3 000 euros) pour qu’elles louent leur utérus afin de produire des enfants pour des couples qui ne peuvent pas avoir d’enfants, ou pour des vedettes d’Hollywood qui veulent devenir mères sans avoir à subir le travail de la grossesse et de l’accouchement. Jamais aucune femme aisée ne se soumettrait à cette épreuve.

La réalité de la gestation pour autrui est la suivante : une femme pauvre se vendra comme esclave pendant neuf mois, au cours desquels l’agence aura le contrôle total de sa vie. Ils lui dicteront ce qu’elle peut manger, quels médicaments elle est autorisée à prendre ou ceux qu’elle doit prendre, où elle doit résider, tout en s’assurant qu’elle accepte une « réduction embryonnaire » si le nombre d’ovules implantés avec succès est supérieur au nombre d’enfants commandés. Si l’enfant présente des défauts lors du diagnostic prénatal, on lui demandera d’avorter.

En plus de perdre son autonomie, elle peut encourir de graves risques pour sa santé, notamment : hypertension et accident vasculaire cérébral, prééclampsie, diabète de grossesse et graves complications à la naissance.

L’enfant naît généralement prématurément par césarienne. Une fois l’enfant né, elle doit le remettre au couple mandataire ou au personnel hospitalier immédiatement après la naissance et ne doit plus jamais avoir de contact avec son enfant.

Et qu’en est-il de l’enfant ?

L’embryon, dont les traits ont été choisis dans un catalogue, procréé dans une éprouvette et congelé au tout début de sa vie, est transféré dans l’utérus d’une femme qui a besoin d’argent. Elle doit réprimer son élan naturel d’amour pour l’enfant qui grandit sous son cœur afin de s’épargner la douleur lors de la remise de l’enfant à des étrangers immédiatement après sa naissance.

Auparavant, l’utérus de la femme était le lieu de sécurité ultime qui imprimait dans le cœur humain un désir inassouvi d’unité parfaite. Ce n’est pas le cas pour l’enfant né d’une mère porteuse.

Pour lui, l’utérus est un sombre cachot dans lequel ne pénètre pas un seul rayon d’amour ou d’anticipation joyeuse. L’enfant commence sa vie dans l’abandon et la solitude au sein de l’utérus d’où il est transféré dans une couveuse car la plupart des enfants nés par FIV viennent au monde trop tôt et trop petits par césarienne.

Les recherches prénatales montrent que l’embryon peut entendre, goûter, sentir et ressentir ; l’état émotionnel de la mère s’imprimera sur son âme. Pendant les neuf mois de la grossesse, la mère et l’enfant se lient au niveau le plus profond. Un enfant créé naturellement connaît les battements de cœur de sa mère, son odeur, sa voix, les chansons qu’elle lui a chantées, le goût de son lait. Cela lui procure une certaine sécurité après le choc de la naissance. L’ocytocine, « hormone de l’amour », inonde la mère et le bébé à la naissance, le bébé trouve le sein, presse son nez dans la peau douce et tête le lait du corps de la mère pour obtenir ce qui est nécessaire à la vie.

Dans le cas de Rubin, l’enfant arrivera dans les bras de deux étrangers, des hommes, sans seins nourriciers, qui nourriront le bébé avec du lait maternel acheté, conservé dans « deux congélateurs industriels dans le garage ».

Le vieux principe juridique, « Mater semper certa est (“[l’identité de] la mère est toujours certaine”) », n’est plus vrai. Les deux enfants que Rubin attend en août 2022 ne connaîtront jamais leur mère, ni leur mère génétique, ni leur mère porteuse. Ils ont deux pères, un père génétique et un beau-père. Leur frère ou leur sœur est un demi-frère ou une demi-sœur. Si les ovules proviennent d’une seule femme, ils auront la même mère génétique, sinon, les frères et sœurs n’auront aucun lien de parenté.

Perdre son père ou sa mère par la mort a toujours été considéré comme un coup dur du destin. Les contes de fées en résonnent. Avec la découverte de la fécondation in vitro, il est devenu techniquement possible et légalement autorisé de priver une personne de son héritage — volontairement et intentionnellement.

Vous discutez avec Rubin de la possibilité de l’adoption qui aurait été « beaucoup plus facile et beaucoup moins coûteuse ». Vous demandez à Rubin pourquoi « la similarité génétique était un facteur important à prendre en compte ». Rubin est en quelque sorte pris au dépourvu par la question et répond : « Nous le savions tout simplement. »

Vous répondez en admettant que ce désir de parenté biologique « est quelque chose que les gens ont toujours fait depuis la nuit des temps » ; une réponse qui ne satisfait même pas Rubin qui répond : « Ce n’est pas vraiment une réponse. »

Se pourrait-il qu’il y ait un sens à la biologie, qu’il y ait un telos dans tout ce qui vit, qui soit à découvrir et à réaliser pour avoir une vie épanouie ? « La préférence pour ses propres enfants biologiques a un caractère d’évidence », dites-vous.

Il ne vous vient pas à l’esprit que les enfants ont une préférence pour leurs propres parents biologiques ? S’il existe un droit de l’homme, c’est le droit le plus fondamental qui soit. Les enfants qui ont le triste sort d’être séparés de leurs parents biologiques par la mort ou le vol intentionnel de leurs ancêtres recherchent toujours leurs racines biologiques, même si cela les mène à un père masturbateur qui a vendu son sperme et produit des centaines de frères et sœurs.

Un enfant qui est adopté a généralement perdu ses deux parents — une grande tragédie. Les agences d’adoption se donnaient beaucoup de mal pour trouver des couples mariés fiables et responsables capables d’offrir un foyer aimant à l’enfant — jusqu’à ce que les couples homosexuels revendiquent « un droit à l’adoption ».

Non seulement l’enfant a perdu ses parents, mais l’archétype du père et de la mère a été intentionnellement supprimé, et l’enfant doit grandir dans un environnement homosexuel, qui chez les hommes est généralement de mœurs légères et qui est, comme vous le dites, « le facteur de risque le plus prédictif d’abus ».

Et qu’en est-il de la formation des enfants ayant des parents légaux de même sexe dans une communauté gay ?

Les deux enfants de Rubin et de son « mari » David découvriront à la maternelle que les autres enfants ont une mère, et ils commenceront à se demander pourquoi ils n’ont pas de mère. Un désir ardent naîtra dans leur cœur et ne les quittera jamais. Ils sont privés de la condition nécessaire au développement humain : la « triangulation » entre la mère et le père.

Mais vous, Peterson, vous donnez des justifications :

La « bonne volonté » peut-elle vraiment compenser cette dépravation existentielle, comme vous semblez le laisser entendre ?

Êtes-vous vraiment convaincu, en tant que psychologue et thérapeute, qu’il est possible pour un couple homosexuel « de reproduire à la fois les influences féminines et masculines dans la vie de vos enfants ? »

Même Rubin est sûr que les modèles féminins qu’ils feront entrer dans le foyer au début — sœur et grand-mère — « ne peuvent pas reproduire une mère. »

« Les enfants sont doués pour créer des liens avec des personnes sans liens biologiques », dites-vous. Oui, les enfants sont faits pour créer des liens pour survivre et ils se lieront à toute personne disponible. « Ce lien doit être stable », comme vous le soulignez, « ils détestent que les principaux fournisseurs de soins changent. » Mais c’est exactement ce que Rubin prévoit de faire, en précisant clairement que la grand-mère et la sœur ne seront là qu’« au début ».

Vous offrez une légitimité potentielle au mariage homosexuel en demandant :

« Pensez-vous que la légèreté qui a été associée à la communauté homosexuelle masculine et la promiscuité… sont une conséquence de l’absence d’une voie plus intégrée et conservatrice potentiellement ouverte devant les gens ? »

« En ramenant ces relations à l’intérieur de la forme traditionnelle, les choses se normaliseraient et il y aurait une promotion de quelque chose comme la monogamie stable, mature, responsable et à long terme », proposez-vous.

Mais alors, pourquoi l’exclusivité sexuelle est-elle l’exception même dans les partenariats [homosexuels] stables ?

Pourquoi seulement 10 % des Américains LGBT ont-ils recours à l’institution légale du mariage homosexuel pour laquelle ils se sont tant battus ?

Votre espoir que l’introduction des relations homosexuelles « dans la forme traditionnelle favorisera une monogamie stable, mature, responsable et à long terme » ne se concrétise pas.

Dans un article récent, le spécialiste des sciences sociales Mark Regnerus cite une vaste étude réalisée aux Pays-Bas qui montre que 55 % des enfants vivant avec des parents de même sexe ont vécu la séparation de ces derniers, contre 19 % des enfants de parents de sexe opposé. Qui plus est : « La présence d’enfants tend à stabiliser les couples de sexe opposé, mais déstabilise les couples de même sexe. Les taux de dissolution étaient de 43 % pour les couples de même sexe, mais seulement de 8 % pour les couples de sexe opposé. 4 »

La propagande incessante des groupes de pression LGBTIQ enfonce dans l’esprit de tous le message : « Pas de différence ! Pas de différence ! Pas de différence ! »

Il va sans dire que dans une culture qui a abandonné dans la science l’obligation de rechercher la vérité, que des « études » sont produites prétendant prouver qu’il n’y a « aucune différence » ; mais croyez-vous vraiment, en tant que psychologue qui traite de la profondeur de l’âme humaine, que le tissu existentiel de la vie humaine peut être renversé sans dommage pour les enfants totalement sans défense qui deviennent les objets des désirs d’adultes ?

Lorsque le « mariage » homosexuel était sur la table de la Cour suprême dans l’affaire Obergefell contre Hodges en 2015, les professeurs de renom Loren Marks, Paul Sullins et Mark Regnerus susmentionné ont déclaré :

Le prétendu consensus selon lequel les enfants ne souffrent d’aucun désavantage avec des parents de même sexe est le produit, non pas d’une enquête scientifique objective, mais d’une intense politisation des programmes de recherche dans les associations de sciences sociales. … Étant donné les preuves de plus en plus nombreuses de résultats néfastes chez les enfants élevés dans des ménages avec des parents de même sexe, les lois des États limitant le mariage aux partenaires de sexe opposé ont un fondement rationnel.

Pour cela, Regnerus s’est fait connaître dans le monde entier, car il avait osé réfuter la notion politiquement correcte de « pas de différence » en se basant sur des recherches scientifiques solides. Il a appelé cela une « marche sur le feu », qu’il a entamée il y a dix ans.

Tous les désavantages que connaissent les enfants issus de familles hétérosexuelles brisées par rapport à ceux issus de familles intactes se retrouvent également chez les enfants qui grandissent dans des ménages homosexuels — plus quelques autres :

De moins bons résultats scolaires, des troubles mentaux, des dépressions et, en vieillissant, une plus grande tendance au suicide, à l’obésité, à la victimisation sexuelle, à l’identification comme gai ou lesbienne et à avoir des partenaires sexuels du même sexe.

À l’âge adulte, ils sont plus susceptibles d’être célibataires, infidèles et d’avoir des maladies sexuellement transmissibles. Ils ont plus souvent recours à l’aide sociale, sont plus susceptibles de consommer de l’alcool, des cigarettes et de la marijuana, de passer plus de temps devant des écrans et de commettre des infractions pénales.

Aucune différence ?

Ce ne sont pas seulement les scientifiques qui sont menacés et persécutés s’ils s’accrochent à la vérité, mais aussi les victimes de l’affirmation irréfléchie du pouvoir des adultes au détriment des enfants — comme Dawn Stefanowiz :

« En tant qu’enfants, nous ne sommes pas autorisés à exprimer notre désaccord, notre douleur et notre confusion. La plupart des enfants, devenus adultes, issus de foyers homosexuels ne se sentent pas en sécurité ou libres d’exprimer publiquement leur histoire et les défis qu’ils ont à relever tout au long de leur vie ; ils craignent de perdre leur licence professionnelle, de ne pas obtenir d’emploi dans leur domaine de prédilection, d’être coupés de certains membres de leur famille ou de perdre la relation qu’ils ont avec leurs parents homosexuels. »

Non seulement chaque scientifique, chaque victime, mais aussi chaque nation qui ne veut pas remplir les « obligations de l’État » de Jogjakarta est devenue la cible de l’impérialisme culturel LGBTIQ mené par des organisations internationales comme l’ONU et l’UE.

La Hongrie, la Pologne et l’Afrique en sont des exemples. Même en Ukraine, les groupes de pression LGBTQ, rompus au renversement de l’opinion publique, des lois et de l’éducation selon l'Activist’s Guide to The Yogyakarta Principles, n’hésitent pas à exploiter la guerre pour leur programme.

Ces groupes l’ont fait à la fois par des actions mineures, comme demander qu’une statue de Catherine la Grande soit remplacée par celle d’une vedette de la pornographie gay, et par des actions majeures, comme préconiser la mise en œuvre du mariage homosexuel dans la loi « en l’absence totale de soutien populaire ».

Toute personne s’opposant à ce programme est désormais associée à l’agresseur, Vladimir Poutine, qui a bloqué l’activisme LGBT dans les écoles russes.

Tous deux, vous proposez également des arguments qui, s’ils étaient suivis, montreraient clairement qu’une société détruit son tissu social et son fondement éthique lorsqu’elle « laisse tomber les murs » sur la définition du mariage comme l’union à long terme d’un homme et d’une femme ouverts à la vie.

« On ne peut pas aplanir la distinction sans une perte énorme », dites-vous, alors que Rubin admet « les excès de la culture woke qui déstabilise tout. »

« J’ai de la sympathie pour les conservateurs qui disent : nous avons laissé le mariage gay se produire et regardez ce qui s’est passé maintenant. Maintenant, nous sommes dans tous ces trucs de genre, nous enseignons la théorie du genre aux enfants de cinq ans… » ajoute-t-il.

Les excès faisaient partie du plan puisque le LGB était toujours suivi du T. Un jour après que la Cour suprême ait légalisé le mariage homosexuel en 2015, le président Obama a lancé la « bataille des salles de bain », tentant de forcer les écoles à autoriser les garçons qui proclament être filles à entrer dans les salles de bain des filles.

Le nouveau gouvernement de gauche radicale en Allemagne s’empresse d’inscrire dans la loi qu’il peut y avoir deux mères sur un certificat de naissance et pas de père, que quatre personnes de n’importe quel sexe peuvent former une « communauté [pour] ou [être] responsables [des] » enfants, que les enfants doivent être « affirmés » dans leur transition vers le sexe de leur choix, et qu’à partir de 18 ans on peut, par acclamation verbale, changer de nom et de sexe une fois par an.

Vous soulignez le fait que le risque d’abus est « beaucoup plus élevé » pour un enfant qui a un beau-parent auquel il n’est pas biologiquement lié, et même Rubin appelle cela « un territoire dangereux », « ils s’en prennent aux enfants en ce moment… parce qu’ils les préparent pour le sexe ».

Ces délibérations ne suffisent-elles pas à mettre en balance le bien commun d’une société et les désirs d’une petite minorité qui cherche à s’épanouir sous une forme que son mode de vie ne lui permet pas naturellement ? Étrangement, la société occidentale a calibré la balance avec des « valeurs » qui l’emportent sur le bien commun à la demande de minorités.

Katy Faust, elle-même élevée par deux lesbiennes après le divorce de ses parents biologiques, fait mouche avec le titre de son livre : EUX AVANT NOUS.

Une société qui ne fait pas passer les besoins des enfants avant la satisfaction des désirs des adultes n’a pas d’avenir et retombe dans la barbarie où les enfants sont sacrifiés « sur l’autel d’une idéologie brutale d’extrême gauche. »



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