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Lettre d’un ex-conseiller scolaire : l’école catholique est faite pour transmettre la foi et non pour arborer le drapeau LGBT

Par Dan Di Rocco ― Traduit par Campagne Québec-Vie ― Photo : German Federal Archives/Wikimedia Commons

Devant les chemins tortueux dans lesquels s’engage le Conseil scolaire catholique du District de Halton en Ontario, comme nombre d’autres conseils scolaires dits catholiques dans cette province, Dan Di Rocco, ex-conseiller scolaire, expose la vraie mission de l’école catholique et ses engagements subséquents, tout en dénonçant l’attitude favorable du Conseil scolaire de Halton envers une proposition demandant d’arborer le drapeau LGBT dans toutes les écoles, pendant le mois de juin (le conseil a finalement rejeté la demande, pour accepter une autre qui revient un peu au même…).

C’est une intéressante lettre que Dan Di Rocco a rédigée à l’adresse du président du Conseil scolaire de Halton, lui rappelant ses devoirs en tant qu’administrateur d’écoles catholiques ainsi que la mission de telles écoles. Combien de gens ont perdu de vue le but de ces institutions ou même la substance de leur foi ? Cette lettre pourrait tout aussi bien s’adresser à n’importe quel conseil scolaire prétendant être encore catholique. C’est pourquoi je vous propose ci-dessous la traduction intégrale de ce texte inspirant. ― A. H.

***

À Patrick Murphy, Président
Conseil d’administration
Halton Catholic District School Board

Cher Monsieur Murphy,

C’est avec une grande déception que j’écris cette lettre après avoir suivi les procédures du Conseil d’administration de la HCDSB du 20 avril.

En tant qu’ancien conseiller d’école catholique, directeur d’école à la retraite, père et grand-père, je comprends la nature délicate du sujet abordé.

Mais j’ai été déconcerté par l’incapacité ou le manque de volonté des conseillers scolaires à défendre clairement et sans équivoque les droits des parents et des élèves à une éducation catholique véritable et solide dans les écoles dont ils se sont vu déléguer la charge.

J’ai toujours compris que le but premier des écoles catholiques est de transmettre la vérité de la foi catholique, de transmettre des connaissances, des valeurs morales et l’amour de Jésus, préparant les élèves à une bonne mort afin qu’ils puissent jouir de leur destinée ultime, l’union avec Dieu au ciel.

En sus des objectifs habituels de l’éducation, les écoles catholiques existent pour cet objectif surnaturel — bien défini, bien expliqué, bien exposé en paroles et en actes, dans la liturgie, les sacrements et les exemples vivants des enseignants, des parents et des condisciples.

Compte tenu de cette raison d’être même, les administrateurs du HCDSB ne devraient pas avoir de difficulté à repousser une demande déraisonnable, porteuse de divisions et inappropriée — celle d’arborer le drapeau arc-en-ciel. Ce drapeau a une histoire et il ne symbolise pas l’inclusion, la diversité, la tolérance et l’amour. Il est au contraire synonyme de privilège spécial, d’arrogance, d’agression et de soutien à un mode de vie immoral.

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De nombreux éléments de cette réunion du conseil m’ont laissé perplexe. Une conseillère arborait un chandail arc-en-ciel, manifestant clairement son soutien à la motion, signifiant qu’elle n’était pas impartiale, mais une personne à l’esprit fermé.

Plus d’une fois, les administrateurs ont remercié les délégations pro-drapeau à profusion et en termes élogieux, les félicitant pour le « courage » dont ils ont fait preuve dans leurs présentations.

— Merci pour votre merveilleuse délégation. Excellente présentation.

— Excellente présentation … si éloquente.

— Cela montre que vous avez beaucoup travaillé.

Chaque délégation doit être accueillie et poliment remerciée pour sa présentation, mais sans que soit utilisé un langage effusif et flatteur pour les encourager dans leur compréhension fausse ou immature de la foi. Peu d’efforts ont été faits pour corriger leurs déclarations biaisées, et dans certains cas, farfelues.

Les questions posées aux présentateurs (au moins à trois moments différents) par certains membres du conseil d’administration étaient exactement les mêmes et, sans vergogne, taillés sur mesure afin susciter la même réponse, aussi limitée soit-elle. J’invite l’ensemble du conseil d’administration à regarder leur propre prestation pour voir comment les autres personnes pourraient interpréter leurs attitudes, leurs déclarations et leurs expressions faciales.

Certains administrateurs et quelques présentateurs pro-drapeau ont parfois fait preuve d’un ton hautain, rébarbatif, agressif, tout à fait désintéressé et fermé aux points de vue qui différaient de leurs propres idées préconçues, même face aux déclarations véridiques faites par les deux parents et le prêtre qui se sont opposés à la motion.

Qu’en est-il du contenu réel de ce qui a été discuté et des arguments présentés par les différentes délégations ?

Il a été dit que le drapeau arc-en-ciel serait un symbole d’acceptation, d’inclusion, de sécurité, de rassemblement, d’unité, d’amour, d’espoir, de tolérance de la diversité, de sentiment d’appartenance, etc. À plusieurs reprises, on a demandé aux élèves et aux parents qui encourageaient l’implantation de ce drapeau ce que cela signifiait pour eux. Ils ont donné la même réponse à chaque fois. Mais ils ont également mentionné que ce n’était que le premier pas vers une acceptation et une célébration plus complètes du programme gay. Ils ont mentionné la nécessité que les enseignants et les autres membres du personnel apprennent à utiliser les pronoms adéquats, qu’ils garnissent les bibliothèques scolaires de leur littérature gay, qu’ils placardent dans les salles de classe des affiches favorables aux gays, qu’ils suivent des cours de sensibilisation, probablement qu’ils apprennent à s’autocensurer, etc.

Le Conseil semble faciliter la promotion d’un programme politique et culturel gay, étape par étape, en acceptant des demandes aussi dangereuses que porteuses de discorde.

On a laissé nombre de fausses déclarations être proférées sans que personne ne les conteste. Par exemple, un parent a déclaré que Jésus nous a demandé de respecter toutes les diversités. Cela n’a aucun sens. Il n’a jamais rien dit de tel. Les actes répréhensibles et les faux cultes ont été condamnés par Jésus à de nombreuses reprises. Un autre exemple est l’affirmation selon laquelle Jésus a rencontré la femme au puits et que cela montre que nous devons également respecter les personnes d’origines différentes. L’intérêt de cette rencontre ne réside pas en ce que Jésus eût osé rencontrer une étrangère (et une Samaritaine de surcroît), mais plutôt qu’il lui ait donné avec douceur une leçon et une occasion d’être sauvée en croyant en lui, l’eau vive. Tous ont la chance d’être sauvés, qu’ils soient païens ou juifs. Tous sont bienvenus au banquet. Il lui a parlé d’elle-même, même des nombreux maris qu’elle avait eus. Elle a vu la nécessité de se repentir et de se détourner de son passé de pécheresse. Et elle l’a fait. C’est ce qui est demandé à nous tous, pécheurs, pour être sauvés. C’est pourquoi Jésus est venu dans le monde. C’est pourquoi il y a un système scolaire catholique.

Il est troublant de constater que ces étudiants n’aient pas pu apprendre à lire et à comprendre correctement les Écritures qu’ils citaient. Soit on ne le leur a pas enseigné, soit ils n’ont pas compris le sens des actions et des paroles de Jésus.

Une autre déclaration inacceptable déclarait que nous ne devons « pas condamner, juger ou marginaliser les gens ». Cela part d’une bonne intention mais est hors contexte. Si la correction est faite pour le salut de l’individu, nous avons la responsabilité de souligner le problème et d’essayer de lui montrer la meilleure voie et la vérité sur le sujet. Je peux continuer à aimer mon enfant tout en insistant sur le fait que certaines actions sont des péchés et doivent être évitées. Je peux aimer une personne qui a recours au vol, se bagarre, manque de respect, désobéit, joue aux jeux de hasard, triche aux examens, mais par charité, je dois lui faire remarquer que ces actions ne sont pas acceptables, qu’elles sont nuisibles. Une correction est nécessaire. Ne pas corriger est une lâcheté morale.

Il me semble qu’en fait, il est plus facile aujourd’hui d’aller dans le sens de la foule que d’insister sur la vérité. Les paroles de G. K. Chesterton citées par un parent étaient pleines d’à-propos. Un des conseillers eut peur de prendre position, estimant qu’il ne voulait pas y mêler la politique. Un conseiller est élu pour prendre des décisions et ces décisions sont politiques, car elles ont un impact sur la communauté des croyants. Une personne qui se tient au milieu de la route se fait généralement écraser.

La réalité est que lorsque quelque chose a un prix moral élevé, seules les personnes engagées s’y consacreront. Un nouveau magistère cherche à prendre le relais, celui du régime des droits des homosexuels, au service de 1 % de la population. Si les enseignants, les parents, les critiques et les conseillers acceptent l’autocensure par peur des représailles, alors le discours public est définitivement dominé par la mentalité totalitaire.

Plusieurs fois, il a été dit que « nous sommes en 2021 ! » Qu’est-ce que cela veut dire ? Il n’y a plus besoin d’enseigner la moralité ? Plus besoin de dire la vérité ? Le péché a été éradiqué ? C’est une déclaration insensée, mais elle a été prononcée de manière réprobatrice, « allez, bande d’arriérés, faites avec ». En fait, une administratrice a fait une déclaration stupide selon laquelle les Écritures ont été écrites pour d’autres raisons qui ne s’appliquent pas vraiment aujourd’hui. Elle semblait nier la vérité éternelle de la parole inspirée de Dieu. Inouï, et de la part d’une conseillère catholique !

L’une des fois où la phrase « C’est 2021 » a été prononcée, elle a été suivie immédiatement par ce défi comme quoi « nous devrions pratiquer ce que nous prêchons ». C’est exactement ce que ces étudiants, enseignants et parents qui souhaitent hisser le pavillon arc-en-ciel devraient faire — pratiquer la foi catholique telle qu’elle est enseignée par le magistère.

En quoi le fait d’arborer ce drapeau représente-t-il un facteur de division, et donc un acte inacceptable ? Il y a plusieurs raisons. D’abord, elle accorde à un petit groupe d’individus un privilège spécial refusé à tous les autres. L’élève, l’enseignant ou le parent qui a une attirance pour le même sexe impose son programme et ses valeurs au reste de la communauté. Les drapeaux du Canada et de l’Ontario incluent déjà tout le monde. Il n’y a pas de besoin particulier. Ce serait un exercice de pouvoir de la part des promoteurs du mode de vie homosexuelle, et une contradiction envers l’enseignement moral catholique concernant ce mode de vie. L’individu qui éprouve une telle attirance doit être respecté et aimé, mais le mode de vie doit être dépeint pour ce qu’il est, à savoir immoral et néfaste pour ceux qui le suivent et pour la société.

D’un point de vue pratique, pourquoi se contenter d’un drapeau arc-en-ciel ? Pourquoi pas un drapeau chaque semaine pour une cause différente et un programme différent ; drapeaux de pirates ; drapeaux des personnes handicapées ; drapeaux d’équipes sportives ; drapeaux de professions ; drapeaux immobiliers ; drapeaux capitalistes ; drapeau des Nations unies ; drapeau des Jeux olympiques ; drapeau de la municipalité ; drapeaux de la chambre de commerce ; drapeaux de Black Lives Matter ; drapeaux asiatiques ; drapeaux de sécurité ; drapeaux de musique ; drapeaux pour la saine alimentation ; etc., etc., ad nauseam. Nul personne ou groupe n’est plus important que les autres. Un drapeau pour la nation, un drapeau pour la province et un drapeau pour la foi. C’est tout. Point final.

D’autres déclarations ont été faites qui méritent une attention et une réponse appropriées — « Nous sommes merveilleusement faits ». Exactement, nous devrions nous maintenir dans cet état [merveilleux], être à la hauteur des aspirations et des responsabilités qui nous sont confiées. Nous devons nous efforcer de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter tout comportement peccamineux.

Une autre déclaration vide de sens était : « Juin est connu pour être le mois du drapeau ». Vraiment ? Quelque chose qu’un groupe de personnes politiquement motivées a inventé il y a quelques années acquiert soudainement le statut d’une tradition de longue date remontant à des centaines d’années. Je suis certain qu’il doit y avoir au moins une douzaine d’autres « causes » qui célèbrent quelque chose au mois de juin, selon le contexte national ; la fête des Pères ; la remise des diplômes ; la journée de sensibilisation à la hernie ; la sensibilisation aux migraines et aux maux de tête ; la sensibilisation au syndrome de stress post-traumatique (SSPT) ; la sensibilisation au syndrome des anticorps antiphospholipidiques ; la sensibilisation à l’infertilité dans le monde ; le bien-être professionnel ; la sensibilisation à la faim ; le Mois national de l’histoire autochtone ; la Journée des Forces armées canadiennes ; la Semaine canadienne de l’environnement ; la Journée canadienne de l’air pur ; la Semaine nationale du don de sang ; la Semaine nationale de la fonction publique ; la Journée nationale du souvenir des victimes du terrorisme ; la Saint-Jean-Baptiste* ; la Journée canadienne du multiculturalisme ; et une foule d’autres journées de sensibilisation ou de célébration de ce genre. Mais, comme l’a dit le père Roginski, dans la tradition de l’Église, le mois de juin est consacré au Sacré-Cœur de Jésus, tout comme le mois de mai est traditionnellement considéré comme étant le mois de Marie, et le mois d’octobre comme le mois du Rosaire. Alors pourquoi arborer le drapeau arc-en-ciel qui divise la communauté ? Le père Roginski a raison ; un thème approprié et parfaitement catholique pour le mois de juin devrait être ce qui nous unit, le Sacré-Cœur de Jésus.

Malheureusement, les administrateurs du conseil ne semblent pas comprendre la véritable nature du programme gay (ou pire, certains conseillers en sont peut-être des partisans). Les personnes ayant une attirance homosexuelle, en tant qu’activistes actifs, ont travaillé et se sont agitées au cours des quatre ou cinq dernières décennies. Ces tacticiens procèdent, étape par étape, intelligemment et furtivement, selon les règles établies pour les radicaux par des penseurs et des activistes marxistes comme l’Américain Saul Alinsky et l’Italien Antonio Gramsci. Il serait judicieux de se renseigner sur ces philosophes et militants politiques. Leur influence est partout.

Cette demande « innocente » d’arborer le drapeau arc-en-ciel ne doit pas vous tromper. Elle fait partie d’un fil conducteur qui relie certains développements — à savoir une philosophie de vie humaniste et laïque (que l’on retrouve dans le droit, le divertissement, l’éducation, la musique, la politique, etc.) — une philosophie dans laquelle la nature humaine est perçue comme étant infiniment malléable, libérée de toute croyance en Dieu, et dans laquelle la volonté humaine est souveraine, capable de choisir et de créer son propre sens de la réalité. Le mensonge originel du serpent à Ève tient toujours : « Vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal ». Cela signifie décider vous-même de ce qui est bien ou mal ; vous serez votre propre maître, votre propre dieu, votre propre point de référence. Vous pouvez construire une société merveilleuse, saine, rationnelle et progressiste, sans avoir besoin de Dieu.

Les administrateurs devraient prendre des décisions fidèles à l’histoire de l’éducation catholique, dont le but premier est d’aider les étudiants à être saints et à aller au ciel, à jouir de l’union avec Dieu. Cela peut sembler banal, [dé] passé, mais c’est la vérité et la seule justification réelle de l’existence d’un système d’éducation distinct du système public. Les étudiants peuvent apprendre ou acquérir des compétences et des connaissances générales et distinctes n’importe où — que ce soit dans les écoles publiques, les écoles privées, les écoles virtuelles ou l’école maison, ou toute combinaison de celles-ci.

Ayez le courage de dire non à cette demande. Acquiescer à cette demande immorale, c’est agir comme félons, comme traîtres à la foi et aux sacrifices des parents, des élèves, des prêtres, des enseignants et des administrateurs qui nous ont précédés. Je me souviens très bien de mon enseignante de troisième année, Mlle Mary Duffy, à l’école Holy Rosary de Hamilton, qui travaillait au magasin de détail Brewer’s le vendredi soir pour joindre les deux bouts parce que le salaire des enseignants catholiques était si bas ; pourtant, elle a fait le sacrifice d’enseigner dans cette école et de donner à ses élèves une excellente éducation. Ce n’est là qu’un exemple.

Nous ne devons pas oublier les racines profondes de notre société chrétienne. Ce sont ces racines spirituelles qui ont nourri et protégé notre société, qui ont mis l’accent sur la protection et l’autonomie des individus et des institutions contre les prétentions absolutistes de l’État. Les écoles catholiques ont puissamment contribué au bien-être de l’Ontario. Elles ont aidé à façonner la société pour le mieux. Cet héritage ne doit pas être mis de côté.

Céder à ces demandes de privilèges spéciaux est illogique, improductif, destructeur, diviseur et constitue un triste évidemment des sacrifices des générations passées de catholiques dans la province d’Ontario. C’est céder à un programme politique doucereux et immoral sur lequel les partisans reviendront chaque année (sinon chaque mois) avec une liste toujours plus longue de demandes inoffensives qui ne les satisferont jamais.

Faites ce qu’il faut. Dites simplement non à une demande qui n’a aucune justification réelle dans les faits ou en substance. N’ayez pas peur de dire la vérité. Les partisans du drapeau ont effectivement raison — cela leur donne de l’espoir, mais malheureusement c’est un espoir mal placé. Le véritable espoir réside dans la promesse du Christ.

Vous avez l’occasion de mener un renouveau positif de l’éducation catholique. N’enfoncez pas un pieu aux couleurs de l’arc-en-ciel dans son cœur.

Respectueusement,
Dan Di Rocco
Markham, Ontario


*Remarquez que je ne suis pas d’accord avec l’auteur pour nommer la Saint-Jean-Baptiste dans une liste de fête plus ou moins importantes, c’est une fête catholique au même titre que celle du Sacré-Cœur et devrait donc ne faire aucun problème pour être spécialement soulignée pendant le mois de Juin (surtout au Québec). ― A. H.

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