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Les pro-vie canadiens s'investissent dans la course à la direction du parti conservateur


Doug Sharpe.

Par Irene Grace Bom — Traduit par Campagne Québec-Vie

28 mai 2022 (LifeSiteNews) — L’annonce récente des libéraux d’augmenter l’accès à l’avortement ─ à hauteur de 3,5 millions de dollars ─ est le dernier d’une série d’événements mettant les questions de vie au premier plan au Canada.

Cette annonce survient à la suite d’une fuite d’un projet de décision de la Cour suprême des États-Unis qui supprimerait la protection fédérale de l’avortement et entraînerait la réduction de l’avortement légal dans près de la moitié des États américains. Pete Baklinski, directeur des communications de Campaign Life Coalition (CLC), une organisation pro-vie canadienne, a déclaré aux journalistes le 11 mai, veille de la Marche pour la Vie à Ottawa, que la fuite du document a fait « exploser » la question de l’avortement au Canada.

Doug Sharpe, fondateur de l’Action familiale canadienne (AFC), un groupe non à but non lucratif, non partisan, qui forme les chrétiens à « faire avancer leurs dossiers » dans la sphère publique, suit ces événements depuis les lignes de front.

Bien que M. Sharpe ne se réjouisse pas de l’annonce des libéraux, il se réjouit du moment choisi.

« Chaque fois qu’une annonce comme celle-ci survient au cours d’une course [par exemple, l’actuelle course à la direction du Parti conservateur du Canada], c’est l’occasion pour les candidats de se définir », a-t-il déclaré. « Certains saisissent cette opportunité, d’autres la fuient ».

Sharpe a ajouté : « Nous devons faire pression pour que les candidats se définissent eux-mêmes. »

Les questions de vie sont maintenant au centre des préoccupations

Beaucoup voient dans cette annonce une tentative des libéraux de discréditer les conservateurs, qui refusent depuis longtemps d’aborder la question. Les libéraux ont fait cette annonce quelques heures avant que le PCC ne tienne son premier débat à la direction.

L’éléphant dans la chambre du Parti conservateur depuis des décennies, les questions de vie prennent soudainement le devant de la scène.

Au début de la course à la direction du PCC, dans un billet de blogue intitulé « No Hidden Agenda (Aucun agenda caché) », la candidate Leslyn Lewis a fait part publiquement de son histoire et de sa politique de protection de la vie. Elle écrit : « Je sais exactement ce que c’est que de regarder l’avenir pour lequel vous avez travaillé si dur et de découvrir soudainement que vous êtes enceinte. » Elle décrit les pressions exercées sur elle pour qu’elle avorte, déclarant : « Les unes après les autres, toutes les personnes m’ont dit que je devais choisir : mon bébé ou ma carrière. » Mme Lewis écrit qu’elle est « reconnaissante chaque jour » d’avoir gardé et élevé sa fille tout en développant sa carrière juridique.

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Dans ce billet, Lewis décrit un plan en quatre points pour protéger les enfants à naître ; elle promet également un financement pour les femmes enceintes et les nouvelles mères. Dans un guide de l’électeur pour 2020, CLC a donné à Mme Lewis la note « A » et l’a décrite comme « franche et sans ambages sur les questions pro-vie ».

« Tout le monde est choqué » par l’euthanasie des personnes atteintes de maladies mentales

La montée de l’euthanasie a été un autre signal d’alarme pour les Canadiens et Canadiennes sur les questions de vie, déclare Jack Fonseca, directeur des opérations politiques de CLC. Les libéraux ont rapidement étendu son champ d’application des malades en phase terminale aux malades chroniques, puis aux malades mentaux et aux dépressifs, et ils envisagent maintenant de l’étendre aux enfants.

Le gouvernement a « devancé le soutien du public » en élargissant l’euthanasie, affirme Colin Postma, responsable des questions fédérales à l’Association for Reformed Political Action (ARPA), un groupe de défense politique de base. L’ARPA a lancé une campagne à grande échelle, intitulée « Care not Kill », pour informer les Canadiens qu’à partir de mars 2023, les malades mentaux et les dépressifs risqueront l’euthanasie.

La réaction du public à la campagne a été forte, dit Postma : « Tout le monde est choqué ». Postma ajoute : « Nous devons soutenir ceux qui sont en détresse, et non leur donner une porte de sortie facile ».

Alex Schadenberg, directeur général de la Coalition pour la prévention de l’euthanasie au Canada (EPCC), est du même avis : « Nous devons prendre soin des personnes ayant des besoins particuliers. »

Schadenberg s’inquiète non seulement pour les patients, mais aussi pour les médecins : à l’heure actuelle, les médecins sont tenus d’orienter les patients vers l’aide médicale à mourir (AMM) ─ même si cela viole leur conscience. L’automne dernier, le député Kelly Block a présenté un projet de loi visant à protéger les droits de conscience des médecins (projet de loi C-230). Les députés devraient voter sur ce projet de loi le 8 juin.

L’EPCC a lancé deux pétitions en ligne (contre l’euthanasie infantile et en faveur du projet de loi C-230) et une campagne de cartes postales ; la coalition enverra gratuitement des cartes postales à tous ceux qui désirent les signer et les envoyer à leur député ce mois-ci. Aucun affranchissement n’est requis. À ce jour, 15 000 personnes ont demandé des cartes postales.

« Tout le monde est vraiment engagé en ce moment », déclare M. Schadenberg. Les personnes désireuses d’agir peuvent consulter le site Web de l’EPCC.

Des leaders lancent des campagnes pour donner une voix aux électeurs

Ces questions concernant la vie ─ ainsi qu’une nouvelle préoccupation pour la liberté (de conscience, d’expression, de religion et de choix médical), pour les droits parentaux et pour la réduction de la dette canadienne de plusieurs milliards de dollars ─ ont donné lieu à de multiples campagnes visant à inciter les Canadiens à se joindre au Parti conservateur ─ même pour quelques mois seulement ─ afin d’élire un chef pro-vie au sein du parti. CLC, FCA, EPCC et 4 My Canada (4 MC, fondé par Faytene Grasseschi) exhortent tous les Canadiens et les résidents permanents de 14 ans et plus qui partagent les mêmes idées à acheter une adhésion au Parti conservateur du Canada pour 15 $ avant le 3 juin afin de voter pour un chef pro-vie.

« Nous ne disons pas aux gens comment voter lors de la prochaine élection générale », note Mme Grasseschi. « Nous leur demandons simplement de s’exprimer dès maintenant sur le choix du leader du PCC ».

Fonseca qualifie l’avortement de « question disqualificative » pour les politiciens, déclarant : « Si une personne soutient le meurtre d’enfants, elle ne peut pas gouverner le pays ». Il affirme que les dirigeants des églises du Canada « doivent enseigner fréquemment et avec véhémence contre le mal de l’avortement », afin que les pro-vie fassent de la vie la « priorité absolue » dans chaque course politique.

On ne peut pas dire : « Le meurtre d’enfants, OK, mais nous, nous voulons l’aspect économique », dit M. Fonseca, ajoutant qu’« une nation qui assassine des enfants ne peut être bénie par Dieu », de sorte que, dans une « perspective à long terme », les politiques pro-vie « sont sensées dans tous les domaines ».

« Fenêtre d’opportunité critique »

Dans la « fenêtre d’opportunité critique » qui précède le 3 juin (comme l’appelle Grasseschi), les leaders pro-vie travaillent sans relâche pour faire connaître des faits-clés peu connus et utiliser de nouveaux outils pour inciter les électeurs pro-vie à agir.

Ce printemps, Mme Grasseschi a découvert que, statistiquement, seulement 0,2 % des Canadiens votent pour les chefs des partis politiques. Elle a également découvert que, lors de la dernière course à la direction du PCC, seulement 149 voix de plus auraient permis à Mme Lewis de devenir chef du parti.

Mme Grasseschi a immédiatement lancé une campagne, appelée Engage, pour diffuser cette information. 4 MC a commencé à organiser des présentations zoom gratuites plusieurs fois par jour. Ce mois-ci, Grasseschi voyage à travers le Canada pour transmettre son message en personne à autant de gens que possible.

« Chaque vote compte », affirme Mme Grasseschi. C’est une vérité qu’elle a apprise par expérience : l’automne dernier, elle a perdu la course à la candidature du PCC pour la circonscription de St John-Rothesay par seulement 86 voix.

Mme Grasseschi affirme que la réaction à Engage a été « étonnante ». Elle note : « Les gens sont choqués quand ils voient les chiffres et réalisent à quel point il est facile d’avoir un impact. »

Certains votes comptent plus que d’autres

Grasseschi et Sharpe informent également les Canadiens d’un autre fait peu connu du processus électoral du PCC : dans les régions où il y a moins d’électeurs conservateurs — comme la région du Grand Toronto, le Québec et le Canada atlantique — les votes des membres du parti pour un chef comptent davantage que les votes des membres du parti dans les bastions conservateurs comme l’Alberta.

En particulier dans les régions où les électeurs du PCC sont peu nombreux, « les gens doivent connaître le pouvoir de leur vote », déclare Mme Grasseschi.

Le site Internet de 4 MC présente des diapositives sur l’histoire électorale des partis libéral et conservateur. Les diapositives montrent que les quelques Canadiens (0,2 %) qui ont pris la peine de voter pour un chef de parti constituent un « groupe d’élite » qui peut diriger la nation. Le site comprend également un lien pour devenir membre du PCC.

Le nouvel accent mis sur l’influence et les intérêts des électeurs (plutôt que sur les candidats ou les partis) contribue également à mobiliser les chrétiens canadiens dans l’action. M. Sharpe, qui accompagne depuis 20 ans les chrétiens dans leur engagement civique, estime que la course à la direction du PCC est « une occasion pour les chrétiens de faire valoir leurs points de vue dans un parti ».

Plutôt que « d’essayer de gagner un concours politique » ou de promouvoir un parti, M. Sharpe dit que son objectif est « d’accroître l’efficacité des citoyens en toutes circonstances, y compris les gouvernements locaux, les commissions scolaires et tous les partis politiques ».

M. Sharpe organise des appels zoom quotidiens pour former les chrétiens à communiquer leurs points de vue et à « saisir des opportunités telles que la course à la direction du PCC » ─ un projet qu’il a baptisé « Opération Drapeau rouge ».

« Événement catalyseur »

Sharpe affirme que l’intérêt pour l’action politique n’a jamais été aussi élevé : « Quand on montre aux gens qu’ils peuvent faire la différence, et qu’on y mêle un peu de persécution, on commence à voir un véritable événement catalyseur se produire. » Sharpe s’attend à ce que l’élan se poursuive : « Une fois que vous faites rouler la balle, vous ne pouvez pas l’arrêter ».

Les militants chrétiens pro-vie et pro-famille espèrent que de nouvelles informations et de nouveaux outils ─ ainsi qu’un désir croissant chez de nombreux chrétiens de protéger la vie, les droits de la conscience et les libertés religieuses et autres ─ motiveront tous les pro-vie à obtenir une adhésion au PCC avant le 3 juin afin qu’ils puissent influencer le parti.

Si ces campagnes sont couronnées de succès, le Canada pourrait bientôt voir apparaître son premier chef de parti fédéral ouvertement pro-vie.

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