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Les militants de l’avortement utilisent l’ONU pour mener une attaque sur les lois du Guatemala

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Cancilleria Ecuador/Wikimedia Commons

20 juin 2025 (LifeSiteNews) — En septembre 2018, des militants de l’avortement au Guatemala ont fait pression en faveur d’un assouplissement des lois sur l’avortement. En effet l’avortement est illégal au Guatemala, sauf lorsque cela est nécessaire pour sauver la vie de la mère, ce qui fait de ce petit pays d’Amérique centrale une cible principale pour les militants de l’avortement étrangers et nationaux.

En réaction, plus de 20 000 personnes ont afflué dans la capitale et ont marché jusqu’à l’assemblée législative, vêtues de bleu (la couleur de la « vague bleue » du mouvement pro-vie en Amérique latine) et brandissant des pancartes, des photos de bébés dans le ventre de leur mère, des ballons bleus et des banderoles. Le gouvernement a fait marche arrière et a abandonné la proposition de loi.

L’engagement du Guatemala à protéger les enfants à naître a des dents. En 2017, un bateau d’avortement néerlandais de l’organisation « Women on Waves » est arrivé pour distribuer des pilules abortives illégales. L’armée guatémaltèque a déclaré que le navire ne serait pas autorisé à opérer et que l’armée adhérerait « à la Constitution concernant la préservation de la vie humaine et aux lois en vigueur dans notre pays. » Le navire a été placé sous la garde de l’armée et il est reparti peu après.

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Selon C-Fam, les militants de l’avortement utilisent maintenant leur tactique éprouvée de pression internationale pour saper le régime pro-vie du Guatemala. « Un comité d’experts des droits de l’homme de l’ONU a dit au gouvernement du Guatemala que ses lois restrictives sur l’avortement devaient être modifiées », a rapporté Stefano Gennarini. « Contrairement à de nombreuses recommandations non contraignantes des organes de défense des droits de l’homme de l’ONU, l’avis rendu dans ce cas est contraignant dans une certaine mesure ».

Le Comité des droits de l’homme des Nations unies a déclaré au Guatemala que ses lois sur l’avortement « violent ses obligations en matière de droits de l’homme », un avis qui « est doublement controversé ». Non seulement l’avis demande que l’avortement soit légal, mais il tente de redéfinir le terme juridique technique de « grossesse forcée » pour y inclure tout refus d’avortement. La commission s’est appuyée sur le cas d’une jeune fille de 14 ans à qui l’on a refusé un avortement et qui s’est plainte d’être « déprimée et suicidaire à cause de cela ».

Il s’agit là d’un nouvel exemple d’activistes de l’avortement qui se contentent de redéfinir la terminologie et les définitions et de réinterpréter les lois existantes pour imposer le fœticide aux pays pro-vie. En effet, Gennarini note qu’il s’agit d’une « théorie hautement provocatrice parce qu’elle contredit la définition existante de la grossesse forcée dans le droit international, une définition qui a été négociée et adoptée par les États ».

Selon le Statut de Rome de la Cour pénale internationale, la « grossesse forcée » est un terme technique désignant un type spécifique de crime de guerre. Il est défini de manière restrictive comme « la détention illégale d’une femme mise enceinte de force, dans l’intention de modifier la composition ethnique d’une population ou de commettre d’autres violations graves du droit international ». La définition du traité a toujours été comprise comme excluant les lois sur l’avortement, car il n’existe pas de droit international à l’avortement. En fait, la définition du Statut de Rome stipule expressément que « cette définition ne doit en aucune manière s’interpréter comme ayant une incidence les lois nationales relatives à la grossesse ».

Cependant, le Comité des droits de l’homme n’a même pas fait référence au Statut de Rome, déclarant au contraire que le Guatemala devait à la fois « indemniser la jeune fille » et « apporter les modifications nécessaires à la législation et à la politique pour faire en sorte que toutes les jeunes filles victimes de violences sexuelles, y compris l’inceste et le viol, aient effectivement accès à des services leur permettant d’interrompre leur grossesse ». En bref, le Guatemala doit « dépénaliser l’avortement et garantir l’accès à l’avortement thérapeutique et à une éducation sexuelle intégrale ».

L’avis du Comité des droits de l’homme a été publié dans le cadre de la procédure du traité [appelée] « communication individuelle », et Gennarini note qu’il est « contraignant, même si c’est de manière limitée » — le gouvernement du Guatemala doit au moins prendre en considération l’avis, qui sera probablement « alimenté par les négociations en cours d’un nouveau traité de l’ONU sur les crimes contre l’humanité par le comité juridique de l’Assemblée générale », où la définition de la « grossesse forcée » est une partie controversée des négociations.

Les pays favorables à l’avortement, tels que le Royaume-Uni et le Canada, ainsi que des institutions comme l’Union européenne, souhaitent que la définition existante soit abandonnée et remplacée par une définition « qui inclurait tout refus de services et d’informations en matière de santé sexuelle et reproductive, y compris l’avortement, la prise en charge des transsexuels et l’éducation sexuelle complète ». N’ayant pas réussi à légaliser l’avortement et à inscrire leur agenda sexuel dans de nombreux pays par des mesures démocratiques, les nations occidentales veulent faire de l’avortement et de la révolution sexuelle le prix à payer pour participer à la communauté internationale.

Le précédent président du Guatemala, Alejandro Giammattei, était un militant pro-vie convaincu qui qualifiait son pays de « capitale pro-vie de l’Amérique latine ». Le président actuel, Bernardo Arévalo, soutient le régime pro-vie du Guatemala, mais de manière moins affirmée. Cette attaque contre la souveraineté nationale et le droit à la vie doit être rejetée, à la fois au Guatemala et par les pays pro-vie lors des prochaines négociations des traités de l’ONU.



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