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Les groupes pro-vie menteurs et inquiétants ? C’est pourtant ce que laisse entendre un article de La Presse

Par Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Max Pixel

Billet modifié le 3 janvier, 22h26

Article après article nous voyons défiler un cortège de journalistes nous critiquant et rapportant les propos de divers partisans de l’avortement qui prétendent que nous trompons les femmes enceintes en leur affirmant que l’avortement tue !

D’après un article de la Presse paru ce matin, les groupes pro-vie du Québec proposant du soutien et un service de conseils aux femmes enceintes utiliseraient des arguments « inquiétants » et « mensongers » pour amener lesdites femmes à ne pas avorter. Permettez-moi de dire que ceux qui emploient l’adjectif « mensonger » y vont un peu fort en supposant que nous sommes de mauvaise foi, c’est une attaque gratuite, plutôt diffamatoire :

Ils comparent l’avortement au meurtre, prétendent que la procédure occasionne de graves risques pour la santé ou bien affirment que l’interruption de grossesse mène toujours au regret... Plusieurs groupes pro-vie utilisent ces arguments, aussi « inquiétants » que « mensongers », pour décourager le recours à l’avortement, selon des chercheuses et des organismes pro-choix

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Des journalistes de La Presse ont appelé quatre organismes pro-vie, dont le nôtre, de la province de Québec, se faisant passer pour femmes enceintes. L’un des groupes, le centre de grossesse Options, passe le premier à la moulinette dans l’article. Il est, entre autres, membre de deux associations religieuses qui diffuseraient « de nombreuses informations erronées à propos de l’interruption volontaire de grossesse » :

Mais le centre est membre d’au moins deux associations religieuses de « promotion de la vie », l’Alliance Ressources Grossesse et la Canadian Association of Pregnancy Support Services (CAPSS), qui diffusent de nombreuses informations erronées à propos de l’interruption volontaire de grossesse, d’après un rapport d’étude de trois chercheuses de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) sur les discours et pratiques de ressources anti-choix et pro-choix et sur les enjeux éthiques de l’intervention auprès de femmes vivant une grossesse imprévue au Québec.

La recherche dont il est question aurait signalé les « méthodes » de groupes comme le centre Options en 2015.

Or, même s’il n’est pas médicalement reconnu que le syndrome post-avortement existât, des études, dont des récentes, démontrent que l’avortement a un impact physique et psychologique. Aussi que les pro-avortement n’aillent pas prétendre que nos arguments ne sont pas scientifiquement fondés.

Encore, selon la Presse :

Tout en prétendant offrir des conseils en toute neutralité, certaines organisations anti-choix utilisent la « manipulation » et la « tromperie » pour convaincre ceux qui les consultent de ne pas avoir recours à l’avortement, affirme Cindy Pétrieux, co-coordonnatrice de la Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN).

Elle explique que parfois, comme au centre de grossesse Options, « on tente de convaincre que l’interruption de grossesse est la moins bonne option, en parlant du bonheur d’être parent, de la détresse à la suite d’un avortement ou en humanisant le fœtus ou l’embryon », notamment.

Remarquez que d’après Cindy Pétrieux, nous humanisons « le fœtus ou l’embryon ». Pourtant, un fœtus ou un embryon humain est précisément un fœtus ou un embryon humain. Si nous affirmons qu’un fœtus humain est un enfant, il n’y a rien que de très logique, une personne est l’enfant de deux autres quel que soit son âge.

Plus loin, un autre groupe, Pro-Vie Québec, se fait carrément traiter d’idéologue.

Le groupe affirme clairement sa position antiavortement. Mais « que les centres anti-choix affichent ouvertement leur idéologie ou non ne change pas le fait qu’ils utilisent la vulnérabilité des gens à des fins politiques et idéologiques et non pas pour les guider vers la meilleure solution pour eux », soutient Mariane Labrecque, co-coordonnatrice à la FQPN.

Toujours est-il que le nombre grandissant d’articles dont on nous bombarde me laisse un peu songeur. Viendra-t-il un temps où la principale clientèle d’Enceinte et inquiète ou des autres centres pro-vie sera composée de journalistes se faisant passer pour inquiètes et enceintes ?

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