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Les Évêques canadiens examinent toujours «Développement et paix» qui a financé des groupes proavortement


Mgr Lionel Gendron. — Photo : http://www.sulpc.org

Par Lianne Laurence — traduit par Campagne Québec-Vie

Ottawa, 22 octobre 2018 (LifeSiteNews) — Les évêques du Canada investiguent toujours l’Organisation canadienne catholique pour le développement et la paix, suite aux révélations selon lesquelles elle était en partenariat avec une quarantaine de groupes, dans les pays en développement, qui étaient proavortement et prohomosexualité.

« La revue conjointe se continue, » selon un courriel que Lisa Gall, directrice des communications de la Conférence canadienne des évêques catholiques, a fait parvenir à LifeSiteNews après une plénière des évêques en septembre.

« Il s’en suit que toute mise à jour ou l'achèvement d’un rapport final sera annoncé en temps et lieu. »

Douze évêques ont annoncé à la suite de ces révélations qu’ils retiendraient temporairement leur collecte du carême pour Développement et Paix [D&P¹] — estimée à deux à quatre millions de dollars — jusqu’à ce qu’ils reçoivent des « garanties claires » de D&P « que leurs partenaires se conforment aux enseignements catholiques. »

Quand LifeSiteNews a contacté les évêques pour leur demander si tel était encore le cas, la majorité a référé la question à la CECC, mais Mme Gall n’a pas explicitement confirmé que les fonds étaient encore retenus.

Toutefois le président de la CECC Lionel Gendron a laissé entendre que les évêques n’avaient pas relâché les fonds quand il a dit au Canadian Catholic News que les évêques « mettent la pression » sur D&P d’adhérer aux enseignements de l’Église.

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« Nous voulons mettre la pression, et le fait que certains évêques retiennent les fonds (est) une façon de le faire, » a-t-il dit à Deborah Gyapong de CCN.

« Ce que nous essayons de leur signifier, quand [les gens de²] D&P disent qu’ils sont le bras social catholique de l’Église, c’est qu’ils doivent être catholiques, » a noté Mgr Gendron. « Le travail est en cours, est un peu lent, peut-être trop lent ! »

Les évêques veulent que les catholiques du Canada qui donnent à D&P ou qui travaillent avec eux comprennent que la préoccupation des évêques envers cette organisation d’aide internationale est « que nous sommes des catholiques et que nous voulons être catholiques, » a dit Mgr Gendron à CCN.

« Nous devons persévérer et être patients, et en même temps nous devons mettre une certaine pression de sorte que nous verrons une fin à ça, » a-t-il ajouté.

La revue conjointe de CECC et D&P a été initiée quand les membres de la Ligue des Femmes catholiques avaient soulevé des questions en 2017 au sujet d’une clinique santé pour femmes en Haïti en partenariat avec Développement et Paix.

LifeSiteNews rapportait en mars que D&P cette année-là avait financé au moins sept organisations d’Amérique latine qui faisaient activement la promotion de la légalisation de l’avortement, dont une en Haïti.

En fait, lifeSiteNews a souvent rapporté depuis des années le financement par D&P de groupes proavortement, procontraception et de groupes pro-LBGT dans les pays pauvres.

LifeSiteNews initialement avait primé la nouvelle des scandales de financement de D&P en 2009, quand il rapporta que l’association catholique d’aide finançait des groupes proavortement au Mexique.

Ces révélations entraînèrent les évêques à faire enquête, et la même année ils publiaient un rapport prétendant exonérer D&P de toute action fautive. Mais en 2010, ils reconnaissaient le scandale en cours en instaurant un comité permanent de surveillance des activités de D&P et de ses partenaires internationaux.

Suite au reportage de LifeSiteNews en 2009, D&P cessa de lister publiquement la plupart des groupes qu’ils supportaient, et même se présenta en cour pour éviter que cette liste soit publiée.

La controverse D&P s’enflamma de nouveau en avril 2011 quand Terrence Prendergast, l’archevêque d’Ottawa, annula une tournée de discours d’un prêtre associé à un groupe proavortement mexicain partenaire de D&P.

Quant à l’enquête en cours, un rapport intérimaire de février a révélé que D&P avait 40 partenaires dans d’autres pays qui étaient proavortement ou pro-LGBT.

Quand l’Archevêque Richard Smith d’Edmonton annonça qu’il retiendrait les fonds dans l’attente d’une résolution du problème, 11 évêques lui emboîtèrent le pas.

Ce sont les : évêque Gary Gordon de Victoria ; évêque Joseph Phuong Nguyen de Kamloops, Colombie-Britannique ; cardinal Thomas Collins de Toronto ; archevêque Richard Gagnon de Winnipeg ; archevêque Michael Miller de Vancouver ; évêque Hector Vila de Whitehorse ; évêque Gregory Bittman de Nelson ; évêque Gerard Bergie de St. Catharines ; archevêque Richard Smith d’Edmonton ; évêque Paul Terrio de St. Paul ; évêque William McGratten de Calgary, Alberta ; et évêque Mark Hagemoen de Saskatoon. [Rajoutons à la liste l'archevêque de Montréal Christian Lépine, l'évêque Paul-André Durocher de Gatineau et le primat-cardinal Gérald Lacroix de Québec.¹]


¹CQV

²NDLT

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