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Les évêques américains n’établiront pas de « politique nationale » sur la communion et les politiciens pro-avortement

Par Michael Haynes — Traduit par Campagne Québec-Vie

Analyse

Washington, 24 juin 2021 (LifeSiteNews) — Tandis que la poussière retombe après que les évêques américains se soient réunis en ligne pour leur Assemblée de printemps la semaine dernière, la conférence épiscopale a publié une brève note de clarification au sujet du document élaboré sur la signification de l’Eucharistie dans la vie de l’Église, déclarant : « Il n’y aura pas de politique nationale sur le refus de la communion aux politiciens. »

La conférence de trois jours, diffusée en direct sur internet, a été marquée par des débats et des divisions sur la question du document eucharistique proposé par le comité de doctrine de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB). En présentant ce document, Mgr Kevin Rhoades, responsable du Comité de Doctrine, a déclaré qu’il est nécessaire d’avoir « un renouveau unifié et fort de la signification de l’Eucharistie dans la vie de l’Église », et que cela est « plus critique maintenant que jamais ».

Toutefois, suite aux vives protestations de plusieurs cardinaux et évêques, ainsi que des médias grand public et des politiciens catholiques pro-avortement, Mgr Rhoades a ajouté que l’objectif du document n’était pas d’isoler certains groupes de personnes, en particulier les politiciens pro-avortement tels que Joe Biden.

« Nous n’avons jamais eu l’intention de présenter des normes nationales pour refuser la communion aux catholiques », a déclaré Mgr Rhoades, qui exclut la création d’une « politique nationale ». Il décrit plutôt l’objectif du document comme étant de « présenter une compréhension claire de la raison pour laquelle l’Église a ces lois ».

Le document, dont la rédaction a été approuvée, a suscité l’intérêt des médias catholiques et non catholiques, qui soupçonnent qu’en évitant de désigner un groupe particulier, il pourrait néanmoins affirmer un enseignement qui interdirait aux partisans de l’avortement de recevoir la Sainte Communion.

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Cette idée a manifestement effleuré l’esprit des ecclésiastiques virtuellement réunis, puisque les cardinaux Blaise Cupich, Joseph Tobin et Wilton Gregory, ainsi que Mgr Robert McElroy, ont attaqué le document, s’opposant à toute politique de refus de l’Eucharistie aux individus, affirmant que cela serait même contraire à l’Évangile.

La note de clarification exclut toute politique nationale sur la Sainte Communion

Aujourd’hui, cependant, l’USCCB a publié une note d’une page dans une tentative apparente de reprendre le contrôle du récit médiatique, une préoccupation qui a même été soulevée par certains évêques au cours de la réunion. La note aborde certaines questions clés sur le document eucharistique, à savoir pourquoi il est en cours d’élaboration, si l’USCCB a voté pour interdire aux politiciens pro-avortement de communier, s’il y a une politique sur une telle question et si cette démarche est en accord avec le Vatican.

Le document note qu’il n’y a pas eu de vote ni même de débat sur l’interdiction de communier aux politiciens pro-avortement ou à quiconque.

Au lieu de cela, les évêques ont écrit dans la note : « Chaque catholique ─ qu’il occupe ou non une fonction publique ─ est appelé à une conversion continuelle, et les évêques américains ont souligné à plusieurs reprises l’obligation de tous les catholiques de défendre la vie et la dignité humaines et d’autres principes fondamentaux de l’enseignement moral et social catholique ».

En outre, la note stipule clairement ce que Mgr Rhoades a mentionné lors de l’Assemblée de printemps : il n’y aura pas de nouvelle politique nationale sur la réception de l’Eucharistie dans le document eucharistique.

« Il n’y aura pas de politique nationale sur le refus de la communion aux politiciens. L’intention est de présenter une compréhension claire des enseignements de l’Église afin de sensibiliser davantage les fidèles à la manière dont l’Eucharistie peut transformer nos vies et nous rapprocher de notre Créateur et de la vie qu’il veut pour nous. »

Quand on prend cette déclaration au pied de la lettre, elle conduit à des questions encore sans réponse sur ce que l’USCCB a effectivement l’intention de faire sur la question de donner ─ ou non ─ la Sainte Communion aux politiciens pro-avortement. Si la section très attendue sur la « cohérence eucharistique » dans le document eucharistique n’aborde pas cette question, alors le battage clérical et médiatique sur un futur rejet de Biden [de la table de communion] semblerait sans fondement. Le document eucharistique éviterait également un élément essentiel de la signification de l’Eucharistie dans la vie de l’Église en éludant de telles déclarations.

En effet, Mgr Rhoades lui-même a déjà mentionné dans des commentaires à la presse après le deuxième jour de l’Assemblée de printemps que « je ne peux pas répondre » à la question de savoir si Biden serait autorisé à recevoir la Sainte Communion. Il s’agit d’une question qui relève de l’évêque de Biden, a ajouté Mgr Rhoades.

Le document eucharistique : beaucoup de bruit pour rien ? La loi de l’Église est déjà contraignante [pour ma part, je ne dirais pas forcément cela, si l’Église s’est prononcée depuis longtemps sur cette question, il faut encore que les évêques appliquent ce qu’Elle a décrété. Or, c’est là le problème, et il ne serait pas mauvais que les évêques américains réaffirment par une déclaration ce que l’Église enseigne*.]

En ce qui concerne le prochain document eucharistique, il semble qu’à la lumière de la note du 21 juin, la question de donner la communion aux partisans de l’avortement ne sera pas couverte, même si l’avortement est un péché grave qui empêche instantanément de recevoir la Sainte Communion ─ une question importante dans une discussion sur l’Eucharistie et l’Église.

L’Église catholique enseigne que l’avortement est toujours mauvais parce qu’il tue un être humain innocent, violant ainsi l’interdiction du meurtre par l’Église, un enseignement qui « reste immuable ».

« La coopération formelle à un avortement constitue un délit grave », peut-on lire dans le Catéchisme de l’Église catholique. « L’Église attache la peine canonique de l’excommunication à ce crime contre la vie humaine ».

Tout État qui prive une certaine catégorie de personnes de leurs droits inaliénables, notamment le droit à la vie de la conception à la mort, « nie ainsi l’égalité de tous devant la loi » et sape ses propres fondements.

En outre, le droit canonique de l’Église stipule qu’en aucun cas, ceux qui persistent dans un péché grave manifeste ne peuvent recevoir la Sainte Eucharistie. « Ceux qui ont été excommuniés ou interdits après l’imposition ou la déclaration de la peine et les autres qui persévèrent obstinément dans un péché grave manifeste ne doivent pas être admis à la sainte communion. »

C’est sur la base de cette même directive du droit canonique que le père Robert E. Morey de l’église catholique St. Anthony, à Florence, en Caroline du Sud, a refusé de donner la communion à Biden en 2019. Dans des commentaires adressés aux médias par la suite, le Père Morey a expliqué ses raisons : « La sainte communion signifie que nous sommes un avec Dieu, les uns avec les autres et l’Église. Nos actions devraient refléter cela. »

« Toute personnalité publique qui défend l’avortement se place en dehors de l’enseignement de l’Église », a-t-il ajouté.

Par conséquent, alors que l’USCCB s’apprête à éviter soigneusement le sujet de la Sainte Communion aux politiciens pro-avortement, plus particulièrement sous la forme de l’élaboration d’une « politique nationale », le document eucharistique semblerait être déjà sans objet, puisqu’il évitera l’un des problèmes les plus pressants de l’Église aux États-Unis, à savoir, avoir un président « catholique » qui soutient et promeut le meurtre des enfants à naître et qui se présente quand même pour la Sainte Communion.

En fait, alors que l’USCCB tente d’éviter ce sujet en rejetant toute politique nationale, l’Église a déjà parlé pour les évêques d’une manière universelle, à travers les textes officiels et les lois qui lient tous les catholiques, clercs et laïcs.


*Commentaire d’Augustin Hamilton.

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