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Le Vatican rejoint l’accord de Paris sur le climat bien que l’avortement et le contrôle de la population y soient inclus


Le pape François.

Par Louis Knuffke — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Vatican News/YouTube

8 juillet 2022, Citée du Vatican (LifeSiteNews) — Le Vatican a annoncé le 8 juillet qu’il avait officiellement rejoint l’Accord de Paris sur le climat, connu pour son programme sous-jacent d’avortement et de contrôle de la population.

Une déclaration publiée par le Bureau de presse du Saint-Siège indique que l’archevêque Gabriele Giordano Caccia, observateur permanent auprès des Nations unies, a déposé le 6 juin devant le Secrétaire général des Nations unies l’Instrument d’adhésion du Saint-Siège, le document officiel par lequel le Vatican a rejoint l’Accord de Paris sur le climat.

« Le Saint-Siège, lit-on dans la déclaration, au nom et pour le compte de l’État de la Cité du Vatican, a l’intention de contribuer et d’apporter son soutien moral aux efforts de tous les États pour coopérer […] à une réponse efficace et appropriée aux défis que le changement climatique pose à l’humanité et à notre maison commune. »

Le Vatican affirme qu’en adhérant à l’Accord de Paris, il exprime sa solidarité avec les pauvres et les générations futures, qui sont les plus touchés par le « changement climatique ».

Cependant, comme LifeSiteNews l’avait déjà rapporté, les défenseurs de la vie ont remarqué depuis longtemps que l’Accord de 2015 comprend un programme sous-jacent de promotion de l’avortement, de la contraception et de la stérilisation comme moyens nécessaires pour contrôler la population et minimiser la consommation humaine et l’utilisation des ressources de la terre. La façon dont ces choses sont imposées aux pays les plus pauvres est de les lier aux fonds et aux ressources que ceux-ci sollicitent.

Dans le texte de l’accord, ces questions sont dissimulées sous des expressions telles qu’« égalité des sexes » et « autonomisation des femmes », et sont associées à la nécessité présumée de faire face au changement climatique dans le cadre d’une approche « tout compris ». L’Accord stipule :

Les parties devraient, lorsqu’elles prennent des mesures pour faire face au changement climatique, respecter, promouvoir et prendre en considération leurs obligations respectives en matière de droits de l’homme, de droit à la santé, de droits des peuples autochtones, des communautés locales, des migrants, des enfants, des personnes handicapées et des personnes en situation de vulnérabilité, et de droit au développement, ainsi que d’égalité des sexes, d’autonomisation des femmes et d’équité intergénérationnelle.

Le groupe de défense pro-vie Voice of the Family a souligné en 2015, lors de la première rédaction de l’Accord sur le climat, que les « Objectifs de développement durable de l’ONU utilisent “l’égalité des sexes” et “l’autonomisation des femmes” pour faire progresser l’avortement et la contraception. »

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L’objectif cinq des Objectifs de développement durable, qui consiste à « parvenir à l’égalité des sexes et à l’autonomisation de toutes les femmes et de toutes les filles », comprend la cible suivante, à atteindre d’ici 2030 : « assurer l’accès universel à la santé sexuelle et reproductive et aux droits reproductifs ».

Comme l’avertit Voice of the Family, « le Fonds des Nations unies pour la population déclare que la “santé sexuelle et reproductive” inclut l’accès pour tous à “la méthode de contraception sûre, efficace, abordable et acceptable de leur choix”, ce qui inclut les méthodes de contraception qui sont, ou peuvent être, abortives. Le Fonds pour la population soutient également d’autres méthodes d’avortement, en déclarant : “Là où l’avortement est légal, les systèmes de santé nationaux devraient le rendre sûr et accessible” ».

D’autres documents de l’ONU, comme le rapport du 23 juillet 2015 du Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) intitulé « Recommandation générale sur l’accès des femmes à la justice », utilisent également les expressions « égalité des sexes » et « autonomisation des femmes » pour pousser à une plus grande expansion de l’avortement et de la contraception, appelant les nations à « dépénaliser les comportements qui ne peuvent être pratiqués que par des femmes, comme l’avortement ».

Malgré l’agenda de l’avortement poussé par l’ONU et inclus dans l’Accord de Paris sur le climat, le pape François a fait l’éloge de l’accord dès sa première adoption. En 2015, le pontife a déclaré : « La conférence sur le climat vient de se terminer à Paris avec un accord que beaucoup décrivent comme historique. »

Le pape a ensuite appelé toutes les nations à se joindre à la réalisation de ses objectifs. « Sa mise en œuvre, a-t-il dit, exigera un engagement unanime et une participation généreuse de tous ».

« Avec l’espoir qu’une attention particulière pour les populations les plus vulnérables soit garantie, j’exhorte toute la communauté internationale à poursuivre sur le chemin entrepris au nom d’une solidarité toujours plus efficace. »

Toujours en 2020, le pape a déclaré à propos de l’accord : « Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour limiter l’augmentation de la température moyenne mondiale sous le seuil de 1,5 °C inscrit dans l’Accord de Paris sur le climat, car aller au-delà s’avérera catastrophique, en particulier pour les communautés pauvres du monde entier. »

L’annonce d’aujourd’hui intervient un jour seulement après l’adoption par l’Union européenne d’une résolution intitulée « La décision de la Cour suprême des États-Unis d’annuler le droit à l’avortement aux États-Unis et la nécessité de préserver le droit à l’avortement et la santé des femmes dans l’UE », dans laquelle l’UE défend l’avortement comme un « droit humain fondamental » et « appelle les gouvernements des États qui ont adopté des lois et d’autres mesures concernant les interdictions et les restrictions de l’avortement à les abroger et à veiller à ce que leur législation soit conforme aux droits de l’homme des femmes protégés au niveau international ».

Nombreux sont ceux qui considèrent l’adhésion du Vatican à l’Accord de Paris sur le climat comme une étape de plus dans ce que Voice of the Family appelle « le revirement constant de l’ancienne vigilance du Saint-Siège sur cette question [de l’avortement] et l’incidence croissante de la collaboration entre le Vatican et les forces internationales anti-vie et anti-famille, malgré les condamnations publiques de l’avortement par le Saint-Père ».



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