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Le Vatican invite des orateurs pro-avortement à son congrès pro-vaccin covid


Mgr Vincenzo Paglia.

Par Michael Haynes — Traduit par Campagne Québec-Vie

Cité du Vatican, 10 septembre 2021 (LifeSiteNews) — L’Académie pontificale pour la vie organise au Vatican un Congrès sur la santé qui fait la promotion des vaccins covid-19 contaminés par l’avortement, et présente des conférenciers qui ordinairement soutiennent et promeuvent l’avortement lui-même. Des observateurs décrivent déjà cet événement comme une « rupture » avec l’opposition permanente et absolue de l’Église catholique à l’avortement.

Intitulé « La santé publique dans une perspective mondiale : Pandémie, bioéthique, avenir », le Congrès aura lieu en ligne et sur place du 27 au 29 septembre 2021.

Le Vatican a annoncé que l’événement accueillera des « orateurs de renommée mondiale », entre autres Dr David Barbe, président de l’Association médicale mondiale (AMM), favorable à l’avortement, Dr Carissa Etienne, directrice de l’Association panaméricaine de la santé, favorable à l’avortement, et Dr Jules Hoffman, lauréat du prix Nobel de médecine en 2011.

Mgr Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la vie (APV), prononcera le discours d’ouverture du Congrès, juste avant que les participants ne bénéficient d’une audience papale.

Cependant, en raison de la promotion des injections contaminées par l’avortement et de l’accueil de nombreux partisans de l’avortement, la conférence a été décrite comme suit par M. Donnelly, diacre au Royaume-Uni : « le Vatican signale au monde qu’il ne s’oppose plus, de manière significative, au meurtre des bébés par l’avortement ».

Un congrès basé sur la « pandémie » du covid qui est « trop dramatique pour être gaspillée »

Le Congrès, un mélange de sessions ouvertes et de sessions réservées aux membres de l’APV, se tient « à la lumière de l’expérience de la pandémie de Covid-19 » et « entend offrir une réflexion sur certaines valeurs éthiques qui se sont avérées cruciales dans cette circonstance, mais aussi une analyse des défis posés par une nécessaire “conversion” éthique, médicale et écologique ». Le pape François et le Vatican lancent également cet appel à la « conversion écologique » dans le cadre d’un événement œcuménique et environnemental qui durera un mois.

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« L’objectif est de donner une contribution originale à l’important débat sur la santé publique et les problèmes que cette urgence sanitaire a mis en évidence », poursuit l’APV.

En outre, la série de conférences de l’APV vise à « ne pas perdre les leçons tirées de cette crise. Des leçons précieuses pour un renouvellement substantiel des sociétés et pour un avenir plus juste et plus durable ».

Un communiqué de presse de l’APV concernant les conférences décrit les perturbations mondiales dues aux restrictions liées au covid-19 comme une « crise... trop dramatique pour être gaspillée ».

En parlant de l’événement, Mgr Paglia a d’abord salué « le plus grand effort de vaccination jamais réalisé dans l’histoire » qui est « la priorité », avant de décrire la « vaccination » comme « cruciale » dans la protection contre le covid-19, mais qu’elle n’est qu’un aspect à traiter.

« La question essentielle concerne la possibilité de vaincre réellement et rapidement les inégalités, en mettant en œuvre une politique de santé mondiale fondée sur le droit de chacun d’accéder aux traitements », a-t-il ajouté.

Parmi les conférenciers figurent de fervents promoteurs de l’avortement, un religieux défroqué et un rabbin pro-avortement

Les conférenciers du congrès se distinguent par leur opposition à certains points de la doctrine catholique, notamment en ce qui concerne l’avortement. L’Église catholique enseigne que l’avortement est toujours mauvais parce qu’il tue un être humain innocent, violant ainsi l’interdiction du meurtre, un enseignement de l’Église qui « reste immuable ».

L’Église enseigne également que la vie commence au moment de la conception, comme l’indique le Catéchisme aux numéros 2270 à 2274.

Cependant, les orateurs invités à l’événement de l’APV ne sont pas tous d’accord avec cette position. Le Dr Barbe de l’AMM, qui a déjà été président de l’Association médicale américaine, s’est publiquement opposé aux restrictions de 2018 de l’ancien président Donald Trump sur le financement fédéral du géant de l’avortement Planned Parenthood, en déclarant : « Nous sommes particulièrement alarmés par l’ingérence du gouvernement dans la relation patient-médecin dans la salle d’examen ».

Barbe s’adressera aux participants sur le thème « La pandémie selon la perspective des médecins ».

Les vues anticatholiques de Barbe sur les mères et les enfants à naître sont quelque peu partagées par un autre conférencier, le Dr Daniel Sulmasy, professeur d’éthique biomédicale à l’Université de Georgetown, qui a déjà déclaré que « la question de savoir si l’embryon ou le fœtus est une personne... ne peut pas recevoir de réponse de la science. » Sulmasy a été frère franciscain pendant « 27 ans », il aurait prononcé ses vœux perpétuels en 1990, puis aurait quitté l’ordre en 2012 « après être tombé amoureux et avoir décidé de se marier ».

M. Sulmasy devrait animer une discussion de groupe sur « la prévention et les soins » et s’exprimer sur les questions à caractère médical recommandées par les groupes de travail de la conférence.

Une autre intervenante, Dr Carissa Etienne, directrice de l’Association panaméricaine de la santé et éminent défenseur des vaccins, s’est déjà prononcée en faveur de l’administration aux femmes enceintes des injections expérimentales de covid-19 au cours du premier trimestre, malgré les inquiétudes et les avertissements importants adressés aux femmes enceintes pour qu’elles évitent ces injections, même de la part de l’Organisation mondiale de la santé, au début de cette année.

Carissa Etienne est également connue pour son soutien au mouvement LGBT.

Faisant écho aux autres orateurs dans leurs divers rejets de l’enseignement catholique, le rabbin Avraham Steinberg, pro-avortement, rejette l’enseignement de l’Église catholique sur le caractère sacré de la vie dès le moment de la conception. Steinberg a déclaré que l’enfant à naître n’a « aucun statut humain » avant 40 jours, puis après 40 jours, soutient-il, l’enfant à naître a « un certain statut d’être humain, mais pas un statut complet ».

Il a été nommé à l’APV par le pape François en 2017, avec un autre rabbin qui soutenait que l’Écriture justifie l’avortement dans des cas particuliers. Le rabbin Steinberg doit présenter une réflexion sur les Écritures lors de la deuxième journée du congrès au Vatican.

Un autre orateur encore, le prix Nobel Jules Hoffman, a qualifié en 2011 de « criminels » ceux qui ne souhaitent pas recevoir de vaccin, ajoutant qu’« il n’y a aucune raison scientifique de refuser d’être vacciné ». Hoffman doit intervenir lors de l’événement de l’APV sur le thème « La recherche médicale dans le contexte de la pandémie ».

Une rupture avec l’opposition absolue de l’Église catholique au « crime innommable » qu’est l’avortement

La promotion d’injections contaminées par l’avortement, lors du congrès de l’Académie pontificale pour la vie, et l’offre d’une tribune aux principaux partisans de l’avortement dans le monde ont été décrites comme une « rupture avec les deux mille ans d’opposition absolue de l’Église catholique au “crime innommable” de l’avortement ».

S’adressant à LifeSiteNews au sujet de l’événement, le diacre auteur et catéchiste, Nick Donnelly, a déclaré :

« Si vous voulez connaître la Vérité sur la Curie de ce pontificat, n’écoutez pas leurs paroles, regardez leurs actions. En donnant une tribune aux orateurs pro-avortement et à ceux qui promeuvent les “vaccins” obligatoires et contaminés par l’avortement, le Vatican signale au monde qu’il ne s’oppose plus, de manière significative, au meurtre des bébés par l’avortement. »

Il a fait remarquer que « la croisade du Vatican pour promouvoir les vaccins covid altérés par l’avortement viole ses propres directives en la matière, énoncées dans l’instruction de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF) : Dignitas Personæ ». Ce document « affirme catégoriquement que “ces formes d’expérimentation constituent toujours un grave désordre moral”. (DP 34) »

« Dans ces conférences du Vatican qui promeuvent des “vaccins” contaminés par l’avortement, nous assistons à une rupture avec les deux mille ans d’opposition absolue de l’Église catholique au “crime indicible” de l’avortement (Gaudium et Spes, 51) », conclut Donnelly.

L’Académie pontificale pour la vie a elle-même été décrite comme étant imprégnée de « gnosticisme hérétique » après avoir été remaniée par le pape François à partir de 2016. Le pape a publié de nouveaux statuts pour l’APV en novembre 2016, dans lesquels les membres ne sont plus tenus de signer une déclaration selon laquelle ils soutiennent les enseignements pro-vie de l’Église, tandis qu’il a également élargi le mandat de l’APV pour y inclure un accent sur l’environnement.

Commentant l’APV réformée en 2017, le président du Lepanto Institute, Michael Hichborn, a déclaré : « Le réoutillage de l’Académie pontificale pour la vie est une autre façon pour le diable d’enterrer les plus grandes abominations de notre époque. »

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