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« Le sexe est biologique » : recul de l'idéologie du genre dans le système de santé britannique

Par Clémentine Jallais (reinformation.tv) — Photo : Pixel-Shot/Adobe Stock

Outre-Manche, les freinages d’urgence, voire les retours arrière se multiplient concernant le genre. Après avoir décidé d’interdire les bloqueurs de puberté aux mineurs qui souhaitent en changer, le National Health Service souhaite inscrire dans sa constitution que le sexe est « biologique » et donc lié à la naissance, quoiqu’il ait pu se passer par la suite. Il souhaite également retrouver un vocabulaire conforme qui n’efface plus la femme, mais la reconnaît au plein sens de sa réalité sexuelle et maternelle.

Une petite révolution dans les hôpitaux britanniques, un « retour au bon sens », selon les militants, dû à de nombreuses sonnettes d’alarme tirées avec force, comme le tout récent rapport Cass évoqué ici même.

Une « reconnaissance tardive de l’importance du bien-être et de la sécurité des femmes »

The Telegraph évoque « un changement historique contre l’idéologie du genre ». Les modifications apportées à la Constitution écrite du service de santé, proposées par les ministres, interdiront désormais aux femmes transgenres, donc aux hommes biologiques, les services réservés aux femmes et donneront à celles-ci le droit de demander un médecin (vraie) femme biologique pour les soins de toilette, nous apprend le journal.

En réalité, ce n’était que depuis 2021 que les patients trans pouvaient être placés dans des services non mixtes en fonction du sexe auquel ils s’identifiaient. Il aura fallu trois ans et nombre d’histoires de patientes confrontées à des transgenres suffisamment hommes, pour se rendre compte du non-sens absolu de ces nouvelles directives et des risques encourus, en particulier dans le partage des chambres et les soins de toilette.

Alors que les militants de droits des femmes ont salué un recul salutaire, certains dirigeants du NHS ont affiché leur crainte que le service de santé ne soit « entraîné dans un débat pré-électoral sur les guerres culturelles ». Comme si la biologie était un fait de culture… et par « culture », entendez « idéologie ».

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Retrouver un langage « spécifique au sexe » biologique dans les hôpitaux

Alors, le changement de sexe reste une caractéristique protégée, ce qui signifie qu’un patient transgenre pourra, par conséquent, se voir attribuer sa propre chambre dans un hôpital pour protéger son droit à un service non mixte… histoire de satisfaire tous les partis.

Néanmoins le document de la Constitution du NHS qui vise à définir les principes et les valeurs du service de santé ainsi que les droits légaux des patients et du personnel, va être véritablement revu. En plus de son retour à une définition biologique du sexe, il impose également aux prestataires de soins de santé d’utiliser des « termes clairs » pour communiquer et tenir compte de ces différences corporelles. La réalité s’impose à nouveau !

Toute mention de la « femme » biologique avait été notamment édulcorée, voire effacée. Le mot avait même été supprimé des conseils sur la ménopause et sur des maladies telles que le cancer du col de l’utérus et des ovaires… et fortement réduit dans les discussions sur la grossesse et l’accouchement ! Même le lait maternel était devenu du « lait humain »

Les femmes doivent être respectées dans toute leur réalité et leur identité. Il sera donc désormais interdit de parler de « personnes qui accouchent », de « personnes qui allaitent » ou de « personnes qui ont des ovaires », comme c’était très exactement devenu le cas par soumission indue au lobby (on se souvient que l’auteur J.K. Rowling avait fustigé l’emploi de l’expression « personnes qui ont leurs règles »).

Le genre à l’épreuve

Ces changements proposés feront l’objet d’une consultation de huit semaines. Mais Victoria Atkins, secrétaire à la Santé, comme Kemi Badenoch, ministre des Femmes et de l’Egalité, soutiennent le processus ainsi que les appels à une enquête publique sur « l’influence omniprésente » de l’idéologie transgenre au sein du NHS, comme le demandait il y a dix jours, dans une lettre au premier ministre Rishi Sunak, un groupe de plus de 130 députés, lords, médecins, psychiatres et universitaires.

Dans la lignée du rapport Hillary Cass qui a ouvert bien des yeux et surtout libéré la parole, le groupe de signataires s’est dit « gravement préoccupé » par les dommages physiques et émotionnels causés aux enfants « au nom de l’idéologie de l’identité de genre », que ce soit dans l’enseignement à l’école ou à l’hôpital dans les différents traitements médicaux qui leur sont administrés.

Une réelle prise de conscience semble agiter les esprits, qu’on retrouve également dans d’autres pays occidentaux comme en France, où par exemple, la Société européenne de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent (ESCAP) vient de publier une déclaration sur la dysphorie de genre où elle appelle les prestataires de soins de santé à « ne pas promouvoir des traitements expérimentaux et inutilement invasifs ayant des effets psychosociaux non prouvés ». Même elle reste généralement axée sur les enfants.

Les décisions linguistiques du NHS opèrent, elles, un changement de paradigme notable qu’il faut saluer.



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