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Le secret des mariés : ils sont plus riches et plus heureux, on n'en parle pas...

Par Pour une école libre

Dans un sondage récent de l’Institut Angus Reid, environ 56 % des Canadiens ont déclaré que « le mariage n’est tout simplement plus nécessaire » pour former une relation à vie. Presque la même proportion (57 %) a poursuivi en disant que lorsqu’un couple non marié a des enfants, il n’est pas important que le couple se marie.

Plusieurs voix se sont élevées contre cette vision et souvent elles furent celles de gens qui ne sont ni socialement conservateurs ni religieux. Robert Fulford écrivait dans le National Post du 11 mai que « le mariage crée une sorte de mini-État, une république à échelle réduite avec ses propres règles, ses propres secrets et sa propre histoire. Les enfants, citoyens de ce mini-État, en tirent leurs premières notions de la hiérarchie, la finance, la responsabilité et l’ambition. »

Dans Macleans, Peter Shawn Taylor affirmait que le mariage rend plus heureux et plus riche, citant de nombreuses sources pour étayer cette thèse. Nous en reprenons plusieurs dans notre billet ci-dessous.

Enfin, Brian Lee Crowley et Sean Speer ont également prêché les vertus et l’importance du mariage, écrivant dans le Toronto Sun du 10 mai : « les faits montrent que la structure familiale est un facteur déterminant de réussite économique et sociale. »

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La preuve que l’institution du mariage est en déclin au Québec ne doit plus être faite. Le taux de nuptialité baisse depuis des décennies. En 1981, plus de 60 % des Canadiens de plus de 15 ans étaient mariés. Aujourd’hui, ce pourcentage est tombé à 45 % au Canada alors que le nombre de concubins et les familles monoparentales progressent. Au Québec, d’après Statistiques Québec, seuls 27 % des hommes et 29 % des femmes se marieront au moins une fois avant leur 50e anniversaire. Ces indices ont diminué légèrement au cours des quatre dernières années. Ils étaient demeurés plutôt stables entre 2001 et 2012, autour de 29 % pour les hommes et de 32 % pour les femmes, stabilisation qui faisait suite à trois décennies de baisse. La situation actuelle contraste fortement avec celle observée au début des années 1970, quand les indices avoisinaient 90 %. En outre, la proportion de naissances issues de parents non mariés est de 63 % au Québec en 2016, quasiment le triple de la Suisse (23 %). La conclusion logique de cette tendance est qu’une majorité de Québécois pense aujourd’hui que le mariage est une institution désuète.

Et pourtant, un examen plus approfondi de la recherche suggère que les Canadiens ne comprennent peut-être pas les véritables implications de « se caser » officiellement. Au-delà des alliances échangées et de la cérémonie nuptiale, le mariage offre des avantages substantiels et persistants en termes de santé, de richesse et de bien-être pour les deux conjoints et leurs enfants. Bon nombre de ces avantages n’existent pas au même degré dans les autres formes de cohabitation — même si les Québécois ne voient apparemment aucune différence entre les deux types de relations. En d’autres termes, les avantages du mariage méritent d’être soulignés. Et pourtant personne n’en pipe mot. Surtout pas à l’école.

Les questions financières occupent une place prépondérante dans l’enquête Angus Reid pour expliquer le déclin de l’intérêt pour le mariage par les couples. Près de la moitié (47 %) des jeunes hommes âgés de 18 à 34 ans ont déclaré que l’absence de stabilité financière était la principale raison pour laquelle ils ne sont pas actuellement mariés. Pour les femmes du même âge, l’insuffisance des ressources financières était la principale raison de 39 %. Quand on demande aux sondés s’il était probable que plus de gens se marieraient si les dépenses associées aux noces n’étaient pas aussi élevées, 61 % des répondants ont répondu par l’affirmative.

Des chaînes de télévision entières semblent se consacrer à promouvoir l’idée que les mariages sont devenus incroyablement complexes et coûteux. Mais ce serait une grave erreur de retarder ou d’abandonner le mariage simplement à cause du coût d’une pièce montée ou de la robe de mariée. Si les couples cherchent la stabilité financière, le meilleur conseil à leur donner est de se marier le plus rapidement possible. Plutôt qu’un fardeau économique, le mariage constitue statistiquement une police d’assurance contre la pauvreté.

Cardus, un groupe de réflexion religieux basé à Hamilton, en Ontario, est l’un des rares « réseaux pensants » au Canada à valoriser ouvertement les avantages du mariage. Dans son rapport de 2014 intitulé « L’écart de mariage entre riches et pauvres Canadiens », Philip Cross, ancien économiste en chef de Statistique Canada, et Peter Jon Mitchell, chercheur, ont analysé les liens entre le mariage, le revenu et l’inégalité. Et ceux qui sont mariés ont nettement plus de chance de mieux s’en sortir sur ces trois plans.

« La différence de statut matrimonial entre les groupes de revenus est assez impressionnante », observe l’étude.

La part des couples mariés dans le quartile inférieur des revenus (les 25 % qui gagnent le moins) représente que 12 % de l’ensemble des couples. Dans les deux groupes à revenu intermédiaire, les couples mariés représentent 49 % de toutes les familles. Et dans le quartile supérieur (les 25 % qui gagnent le plus donc), 86 % des ménages étaient mariés.

De manière significative, ces résultats ne sont pas simplement dus au fait que le premier quartile est rempli de couples plus âgés et plus performants. Les couples mariés de tous âges ont tendance à se retrouver dans des tranches de revenu plus élevées. Le mariage est donc un marqueur de réussite, et non d’âge. Les auteurs montrent également que l’effet « nuptial » sur la répartition des revenus augmente avec le temps. L’inégalité, de ce point de vue, est exacerbée par la forte baisse des taux de mariage parmi les groupes à faible revenu. Car, comme le soulignait déjà Charles Murray, ce sont surtout les plus pauvres qui abandonnent le mariage et d’autres comportements (religieux ou autres) que les plus nantis conservent.

Bien que vivre en couple (mariés ou non) puisse offrir de nombreux avantages en termes économiques (un seul loyer plutôt que deux par exemple), de nombreuses recherches confirment d’importantes différences entre les conjoints mariés et les concubins, notamment en ce qui concerne les arrangements financiers. Les couples mariés, par exemple, sont beaucoup plus susceptibles de mettre leur argent dans un pot commun et de traiter leurs finances conjointes comme une seule unité de planification cohérente. Cela rationalise la budgétisation et marque un engagement plus profond envers les priorités familiales. Les conjoints de fait sont moins susceptibles de mettre leur argent en commun et affichent donc une forme d’engagement familial plus faible.

L’écart de planification financière entre les couples mariés et non mariés existe même lorsque la cohabitation devient le type dominant de formation de la famille. C'est le cas du Québec, où les attitudes à l’égard du mariage diffèrent sensiblement de celles du reste du Canada : une importante majorité de bébés au Québec, par exemple, naissances de conjoints de fait plutôt que de couples mariés. Pourtant, la recherche dans le Journal of Marriage and Family trouve les mêmes différences dans la mise en commun des ressources entre les couples mariés et cohabitants au Québec et ailleurs au Canada.

Aux États-Unis, où le succès relatif des groupes raciaux est un domaine d’intérêt particulier, les recherches de la Brookings Institution indiquent que la « séquence de réussite » est un facteur clé pour éviter la pauvreté. Il s'agit du processus en plusieurs étapes qui consiste à d’abord terminer ses études secondaires, puis à obtenir un emploi, se marier et enfin avoir des enfants. Suivre ces étapes dans cet ordre augmente considérablement les chances d’entrer dans la classe moyenne ou supérieure, quelle que soit sa race.

Des travaux récents de l’Institute for Family Studies montrent que, parmi les Américains âgés de 28 à 34 ans qui n’ont pas suivi cette séquence dans l’ordre, 53 % étaient pauvres. À titre de comparaison, ceux qui ont suivi le cheminement traditionnel vers l’âge adulte avaient 90 % de chance de se retrouver dans la classe moyenne ou supérieure. Le mariage est l’aspect central de cette séquence ; et, en tant que moyen de défense contre la pauvreté, il s’agit d’une option accessible à tous. Bradford Wilcox, sociologue à l’Université de Virginie et co-auteur du rapport cité ci-dessus, affirme que le mariage allie « sexe, parentalité, coopération économique et intimité émotionnelle » à une union permanente. En outre, il vous rend statistiquement plus heureux.

En effet, une étude publiée l’an dernier par deux économistes de la Vancouver School of Economics de l’Université de Colombie-Britannique examine l’impact que le mariage peut avoir sur les niveaux de satisfaction et de bonheur déclarés des couples. « Ceux qui se marient sont plus satisfaits que ceux qui restent célibataires », affirment les professeurs Shawn Grover et John Helliwell. De manière significative, le mariage offre un rempart bienvenu contre une crise de la fin de la quarantaine. Les enquêtes sur le bonheur menées dans le monde entier montrent systématiquement une trajectoire en forme de U pour la satisfaction de la vie, le point le plus bas se situant à la fin de la quarantaine ou au début de la cinquantaine. « Le soutien social fourni par un conjoint contribue à calmer le démon de midi », rapportent les auteurs. Et alors que les couples vivant en union de fait négocient mieux que les célibataires la crise de la fin de la quarantaine, les couples mariés s’en sortent encore sensiblement mieux.

Une étude canadienne fondée sur des données longitudinales a révélé que parmi les enfants de 10 ans et moins, ceux qui étaient nés d’un couple marié étaient trois fois moins susceptibles de connaître la séparation de leurs parents que leurs homologues nés de parents concubins. Ce manque de stabilité nuit aux enfants.

Compte tenu de cette longue liste d’avantages découlant du mariage, pourquoi toutes ces informations ne sont-elles pas plus largement diffusées dans les médias et les écoles ? Quand a-t-on expliqué pour la dernière fois aux jeunes Québécois les avantages supplémentaires substantiels que procure le mariage par rapport au concubinage ?

Certes, le mariage n’est pas pour tout le monde, mais une société qui n’ose plus parler de mariage perd de nombreux avantages. Le mariage lie sexe, intimité, procréation, parentalité et collaboration économique dans une relation permanente qui devrait être valorisée par la société. Il marque aussi l’entrée dans l’âge adulte.

L’absence de débat politique sur les avantages liés au mariage est frappante. Nos gouvernements n’hésitent pas à nous dire comment vivre nos vies à bien d’autres égards. Nous sommes constamment incités, poussés et cajolés à faire des choix sains, à éviter des comportements malsains : que manger, que ne pas manger, comment se déplacer, comment traiter les LGBT, les immigrants, comment aller au travail, combien faire de l’exercice, que recycler, comment traiter son voisin, etc. Et pourtant, quand il s’agit d’informer le public et les enfants sur les énormes avantages personnels et sociaux découlant du mariage… silence total.

Pendant des décennies, les Québécois se font dire — dès l’école ! – que la santé, la richesse et la stabilité ont peu à voir avec le mariage, qu’il s’agit d’une institution surannée, d’un reliquat de la Grande Noirceur en quelque sorte. L’effondrement de la famille au Québec et la prévalence de la pauvreté dans les familles monoparentales devraient pourtant faire réfléchir et se demander s’il ne vaudrait pas la peine de défendre le mariage, y compris à l’école. Ce ne semble pas être le choix du nouveau programme d’éducation à la sexualité.

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