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Le rapport de l’ONU pour la Journée mondiale de la population exhorte les femmes des pays vieillissants à ne pas avoir d’autres enfants

Par Andreas Wailzer — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Pikist

12 juillet 2023 (LifeSiteNews) — L’Organisation des Nations Unies (ONU) a publié un nouveau rapport sur l’état de la population mondiale qui préconise l’avortement et la contraception pour résoudre les « problèmes démographiques » du monde et affirme que les pays ne devraient pas essayer d’augmenter les taux de natalité bien qu’ils soient inférieurs au niveau de remplacement.

« La promotion de l’égalité des genres est une solution transversale à de nombreuses questions démographiques », a affirmé le Fonds des Nations unies pour la population dans un communiqué concernant la « Journée mondiale de la population 2023 ».

« La réalisation de la santé et des droits sexuels et reproductifs pour tous est le fondement de l’égalité des sexes, de la dignité et des opportunités », poursuit le communiqué.

Comme l’ONU l’a indiqué à plusieurs reprises dans ses documents, la principale solution pour parvenir à l’« égalité des sexes » consiste à renforcer les « droits et la santé en matière de sexualité et de procréation », c’est-à-dire l’avortement et la contraception.

Dans le rapport « État de la population mondiale 2023 » du Fonds des Nations unies pour la population, les auteurs affirment que « l’égalité des sexes », c’est-à-dire l’accès à l’avortement et à la contraception, est bénéfique pour tous les pays, et que même les nations dont les taux de fécondité sont inférieurs au seuil de remplacement ne devraient pas essayer d’augmenter les taux de natalité.

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« Dans les pays vieillissants, à faible taux de fécondité et préoccupés par la productivité de la main-d’œuvre, la réalisation de la parité hommes-femmes au sein de la main-d’œuvre est considérée comme le moyen le plus efficace d’améliorer la productivité et la croissance des revenus », indique le rapport.

« Dans les pays où la fécondité diminue et où les populations vieillissent, “le taux d’amélioration nécessaire [de la productivité du travail] dépend de la réalisation de la parité hommes-femmes dans la participation à la main-d’œuvre”, parallèlement à l’augmentation de l’âge de la retraite et à l’augmentation ou au maintien des niveaux de migration internationale, indique le Rapport social mondial 2023, publié par la Division de la population des Nations Unies (UN DESA, 2023). »

« La même étude a révélé qu’une poussée en faveur d’une fécondité plus élevée “aurait un impact limité sur l’augmentation du revenu par habitant entre 2020 et 2050”, et se traduirait également par un plus grand nombre d’enfants à charge, ce qui réduirait effectivement les perspectives d’une plus grande croissance économique », poursuit le rapport de l’ONU.

S’il est vrai que l’intégration d’un plus grand nombre de femmes dans la population active augmente la croissance économique à court terme, le rapport de l’ONU n’aborde pas le problème à long terme des faibles taux de fécondité et de la diminution de la main-d’œuvre nationale.

Le rapport de l’ONU ne réalise pas que l’augmentation des taux de natalité est une solution à long terme et qu’elle n’aura évidemment pas d’impact important sur le revenu par habitant avant 2050, car les enfants nés aujourd’hui auraient probablement besoin de 25 à 30 ans avant d’entrer sur le marché du travail. Le rapport est clairement motivé par un programme de dépeuplement, puisqu’il conseille de ne pas augmenter les taux de natalité malgré l’effondrement des populations dans la plupart des pays industrialisés.

L’ONU affirme à tort que l’interdiction de l’avortement n’entraîne pas une diminution du nombre d’avortements

Le rapport de l’ONU continue de montrer qu’il est motivé par un agenda pro-avortement, puisqu’il affirme que rendre l’avortement illégal ne diminue pas le nombre d’avortements, mais conduit seulement à plus d’« avortements dangereux ».

« Il est peu probable que la demande d’avortement — qu’il soit pratiqué dans des conditions sûres ou non — disparaisse, compte tenu de l’incidence toujours élevée des grossesses non désirées (121 millions par an, soit près de la moitié de toutes les grossesses [Bearak et al. 2020]), de l’omniprésence effrayante des violences sexuelles dans le monde et du fait qu’aucune méthode de contraception n’est infaillible », peut-on lire dans le rapport.

« Pourtant, les décideurs politiques continuent d’ériger des obstacles juridiques à l’avortement sans risque, alors que des recherches approfondies montrent que la restriction de l’avortement n’entraîne pas une diminution du nombre d’avortements. Elles ne font que rendre l’avortement dangereux, garantissant ainsi que les femmes seront mutilées ou tuées », affirment les auteurs.

Ce raisonnement pose plusieurs problèmes. Tout d’abord, l’avortement tue toujours un enfant à naître et ne peut donc jamais être « sûr ». Deuxièmement, les avortements légaux peuvent également entraîner de graves complications pour la santé des femmes enceintes, y compris la mort.

En outre, le rapport de l’ONU cite une étude de Jonathan Bearak et al., financée par les gouvernements britannique et néerlandais, l’ONU elle-même, l’OMS pro-avortement et la Fondation Bill & Melinda Gates, comme « preuves » de leur affirmation.

Bearak et al. ont comparé les taux d’avortement des pays où l’avortement est largement légal à ceux des pays où il est illégal ou restreint et « n’ont trouvé aucune preuve que les taux d’avortement étaient plus faibles dans les contextes où l’avortement était restreint ».

En ce qui concerne le nombre de décès dus à des avortements illégaux dans les pays où cette pratique est illégale, il faut tenir compte du fait que les militants pro-avortement ont admis qu’ils avaient considérablement exagéré le nombre de femmes décédées à la suite d’avortements illégaux aux États-Unis avant l’arrêt Roe v. Wade de 1973, montrant ainsi qu’ils étaient prêts à mentir pour faire avancer leur cause, à savoir la légalisation de l’avortement.

Si les chiffres cités par Bearak et al. sont exacts, il s’ensuit que l’interdiction ou la restriction de l’avortement dans un pays n’entraîne pas une diminution du nombre d’avortements. Mais pour démontrer que cette proposition est vraie, il faudrait comparer les chiffres de l’avortement dans un pays ou un État avant et après la restriction de l’avortement.

En Roumanie, par exemple, l’avortement a été interdit en 1966 par le dictateur communiste Nicolae Ceaușescu et, l’année suivante, le nombre d’avortements a diminué d’environ 79 %, selon les statistiques officielles. Lorsque l’avortement a été à nouveau légalisé en 1990, les taux d’avortement ont à nouveau explosé et ont augmenté d’environ 80 % par rapport aux chiffres de 1989.

Depuis l’annulation de l’arrêt Roe v. Wade aux États-Unis, il a été démontré que le nombre d’avortements aux États-Unis a diminué, car il y a eu non seulement moins d’avortements et des taux de natalité plus élevés dans les États qui ont interdit l’avortement, mais le taux national [d’avortements] a également diminué dans son ensemble.



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