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Le président hongrois Orbán continue de mener la charge contre l’effondrement démographique à venir

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Zoran Zeremski/Adobe Stock

3 mars 2025 (LifeSiteNews) — Le 30 janvier, Louis March a publié un article courageux intitulé : « Vous ne pouvez pas ignorer la réalité : l’effondrement de la population a commencé ». Il cite une étude récente du McKinsey Global Institute intitulée « Dependency and depopulation ? Confronting the consequences of a new demographic reality » (Dépendance et dépopulation ? Affronter des conséquences d’une nouvelle réalité démographique), qui conclut :

La chute des taux de fécondité propulse les principales économies vers un effondrement de la population au cours de ce siècle. Les deux tiers de l’humanité vivent dans des pays où le taux de fécondité est inférieur au taux de remplacement de 2,1 enfants par famille. D’ici à 2100, les populations de certaines grandes économies chuteront de 20 à 50 %, selon les projections des Nations unies. Le monde a atteint son nombre maximum de naissances annuelles en 2012, avec 146 millions de bébés, et le nombre global de naissances continuera à décliner lentement.

Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que l’instabilité démographique que beaucoup prédisent depuis des décennies est à nos portes. Comme l’indique le rapport McKinsey :

En l’absence d’une action rapide et globale, les jeunes travailleurs d’aujourd’hui hériteront d’une économie mondiale plus faible, de systèmes de retraite publics mis à rude épreuve et de transferts de richesse érodés entre les générations. Pour être à même de rebondir face à cette transformation démographique, il est nécessaire de procéder à des changements sociétaux et économiques fondamentaux.

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Même avec une « action rapide et globale », il n’est pas certain que cet avenir soit évitable. Les populations indigènes de pratiquement tous les pays européens ont abandonné la procréation, et tous les problèmes qui en découlent — migration de masse, États-providence surchargés, légalisation de l’euthanasie comme soupape de sécurité pour un système de santé surchargé au service d’une population vieillissante — sont clairement mis en évidence. (Bien qu’Orwell et Huxley soient les dystopies prédictives préférées, je pense que The Children of Men de P.D. James, sur un Occident sans enfant, est celui qui décrit le mieux l’avenir possible).

Après des décennies de discours progressistes axés sur l’agenda et prophétisant la surpopulation, nombre d’entre nous pourraient assister, de leur vivant, à l’exact contraire : l’effondrement de la population. Certains s’éveillent à cette réalité. Elon Musk, qui vient d’avoir son quatorzième enfant, ne cesse de mettre en garde contre le manque de bébés, même s’il adopte une approche clairement immorale du problème. Patrick Brown a publié en début d’année un rapport intitulé « Le travail à distance a créé un baby-boom. Pouvons-nous continuer ? » Le magazine WORLD a quant à lui détaillé le mouvement pro-nataliste croissant et les nombreux chrétiens qui en font partie dans un essai intitulé « Baby Fever ».

Le premier ministre hongrois Viktor Orbán a le mérite d’avoir été le premier dirigeant européen à reconnaître et à relever le défi démographique fondamental. En 2021, j’avais interrogé en entrevue la ministre de la famille de l’époque, Katalin Novák (qui deviendra plus tard présidente), et elle m’a expliqué en détail l’approche globale adoptée par le gouvernement Orbán pour relancer la natalité. Tout récemment, M. Orbán a annoncé des réductions d’impôts sans précédent pour 2025, dont la quasi-totalité vise à aider les familles à avoir des enfants. L’annonce la plus importante a été celle d’une exonération fiscale à vie pour les mères de deux, trois ou quatre enfants. Tiré de The European Conservative :

Les mères hongroises de trois enfants bénéficieront d’une exonération à vie de l’impôt sur le revenu à partir d’octobre de cette année, tandis que cette exonération sera progressivement étendue aux mères de deux enfants à partir de janvier 2026. Selon les estimations, ces mesures devraient concerner 250 000 familles ayant trois enfants et 600 000 autres en élevant deux. Il n’y aura davantage de naissances que si les mères se sentent financièrement en sécurité, a déclaré M. Orbán, ajoutant que la Hongrie compterait au moins deux cent mille naissances de moins depuis 2010 sans les politiques familiales généreuses du gouvernement Fidesz. Outre l’exonération fiscale accordée aux mères, qui est unique dans l’UE, les familles hongroises peuvent également déduire un certain montant de leurs impôts, comme c’est le cas dans de nombreux autres pays.  Toutefois, M. Orbán a également annoncé le doublement du montant de ces déductions dans le courant de l’année, portant le montant mensuel que les parents peuvent déduire de leurs impôts à 50 euros après un enfant, à 200 euros après deux enfants et à 500 euros après trois enfants. En outre, tous les types d’allocations et de prestations de garde d’enfants liés au congé parental seront également exonérés d’impôts.

M. Orbán a souligné que cette mesure entraînerait une augmentation des dépenses publiques, mais que la Hongrie pouvait se le permettre. Ces nouvelles politiques viennent s’ajouter à un programme déjà solide qui comprend des prêts gouvernementaux sans intérêt pour les jeunes mariés qui s’engagent à avoir des enfants dans les cinq ans, une partie de ces prêts devenant des « subventions » après la naissance de chaque enfant, des subventions importantes pour les fourgonnettes à sept places, et bien d’autres choses encore.

Comme le note la TEC, « les politiques familiales de la Hongrie sont souvent présentées comme un modèle qui devrait être suivi ailleurs par les eurodéputés conservateurs à Bruxelles », et le mois dernier « la Commission européenne a présenté son propre ensemble de solutions dans le cadre de la nouvelle “boîte à outils démographique”, qui a suscité un vif débat au Parlement européen pour avoir mis l’accent sur l’augmentation de la migration de la main-d’œuvre du tiers-monde au lieu d’encourager davantage de naissances en Europe ».

Mais il y a une réalité que tout le monde ignore, et que j’ai déjà notée auparavant : à terme, les sociétés seront forcées de conclure que nous ne pouvons pas nous permettre l’avortement. La Chine en est déjà arrivée à cette conclusion, puisque les responsables de la planification familiale, qui pratiquaient autrefois des avortements et des stérilisations forcés, téléphonent aujourd’hui aux jeunes mariés pour les pousser à avoir des enfants. À l’heure actuelle, les gouvernements occidentaux financent et facilitent l’avortement. Les pays occidentaux (Amérique du Nord, Europe, Australie et Nouvelle-Zélande) tuent plus de 1,94 million d’enfants par avortement chaque année. Dans le monde, 73 millions d’enfants sont avortés.

Au fur et à mesure que la pénurie de bébés s’accentue et que les effets sociaux deviennent de plus en plus évidents, le fait que nous avons davantage besoin de bébés que d’avortements se confirmera également.



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