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Le pape accepte la démission d’un évêque espagnol connu pour ses prises de position contre l’homosexualité


Mgr Xavier Novell Gomà.

Par Michael Haynes — Traduit par Campagne Québec-Vie

23 août 2021, Citée du Vatican (LifeSiteNews) — Le pape François a accepté la démission de l’évêque espagnol de Solsona, connu pour ses prises de position antérieures contre l’homosexualité et son soutien à l’indépendance de la Catalogne.

Le 23 août, le pape François a publiquement accepté la démission de l’évêque de 52 ans du diocèse de Solsona, Mgr Xavier Novell Gomà. L’évêque aurait consacré une « période à la réflexion, au discernement et à la prière » concernant son avenir et il aurait ensuite offert « spontanément » sa démission au pape.

Le siège étant désormais vacant, le pape François a nommé comme administrateur apostolique Mgr Romà Casanova, l’actuel évêque de Vic.

Dans une brève déclaration sur la démission, la Conférence des évêques catholiques d’Espagne a déclaré que Mgr Gomà avait offert sa démission pour des « raisons strictement personnelles » et qu’il l’avait fait dans les conditions prévues par le canon 401 § 2 du Code de droit canonique de l’Église.

Le canon 401 §2 se lit comme suit : « Un évêque diocésain qui est devenu moins apte à remplir sa charge en raison d’une mauvaise santé ou de quelque autre cause grave est prié instamment de présenter sa démission de sa charge. » Aucun autre détail n’a été donné sur la nature de ce qui a conduit Mgr Gomà à invoquer cette section du droit canonique.

Cependant, certains médias ont suggéré que le pape a accepté la démission de l’évêque à la suite des pressions des groupes LGBT d’Espagne. Catholic Sat a écrit sur Twitter : « Le pape François a accepté aujourd’hui la démission de Mgr Xavier Novell Gomà, 52 ans, comme évêque de Solsona, en Espagne. Cette décision intervient après des mois de pression de la part des groupes LGBTQ en Espagne, depuis que l’évêque avait déclaré que la sodomie est un crime et l’avortement un génocide comparable à l’Holocauste. »

Eric Sammons, rédacteur en chef de Crisis Magazine, a réagi à la nouvelle de la démission de Gomà rapidement acceptée par le pape, en écrivant : « Le personnel, c’est la politique : si vous voulez connaître la politique du pape et du Vatican, prêtez attention à qui est promu, qui est renvoyé, et pourquoi. »

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Controverse médiatique sur l’homosexualité et la Catalogne

Mgr Gomà, consacré évêque en 2010 à seulement 41 ans, était l’un des plus jeunes évêques du pays et il a suscité de nombreuses critiques dans les médias pour ses commentaires sur l’homosexualité.

En mai 2017, le prélat avait commenté que « l’homosexualité peut être liée à une figure paternelle absente et distante », une phrase qu’il avait tirée de l’exhortation apostolique controversée du pape François sur la famille, Amoris Lætitia.

« Je me demande si le phénomène croissant de confusion dans l’orientation sexuelle de nombreux garçons adolescents n’est pas dû au fait que dans la culture occidentale, la figure paternelle est symboliquement absente, déviante, disparue. Même la virilité semble être remise en question », a indiqué Gomà.

Il a ensuite été déclaré « persona non grata » par le maire de la ville pour ses « déclarations scandaleuses dans lesquelles il associe l’homosexualité à l’absence de la figure paternelle chez les enfants ».

Quelques jours plus tard, le 28 mai, Gomà a dû quitter l’église sous escorte policière, car les militants LGBT avaient organisé une manifestation contre lui, le groupe Colors de Ponent LGTBIQ de Lleida ayant clamé qu’il ne « tolérerait pas » les commentaires de l’évêque.

Le 1er juin 2017, l’évêque a ensuite publié une note en ligne, présentant ses excuses à « tous les parents qui ont été blessés », affirmant qu’il n’avait pas souhaité offenser qui que ce soit. Mgr Gomà a ajouté qu’il n’avait « pas établi de lien exclusif ou direct entre l’homosexualité et l’absence de la figure paternelle ».

Il a toutefois précisé que le retard dans la publication de sa réponse était dû au fait qu’il ne voyait « rien à rectifier » et qu’il restait imperturbable face aux « menaces politiques ». Le motif qui l’a poussé à répondre publiquement aux critiques auxquelles il a été confronté n’était dû qu’à l’inquiétude que certains « se sentent blessés ou blâmés », ajoutant que « les accusations d’homophobie » portées contre lui étaient « fausses ».

L’évêque a également exprimé qu’il continuerait à défendre « le droit des pasteurs de l’Église à enseigner la doctrine catholique, protégé par la liberté d’expression et la liberté religieuse ».

« Pour cette raison, que personne ne doute que je continuerai à présenter sans crainte la vision chrétienne de la personne et les conséquences morales qui en découlent », a-t-il déclaré.

Mgr Gomà a également fait la une des journaux pour son soutien à l’indépendance de la Catalogne, écrivant en 2017 qu’« il n’est pas juste qu’on nous refuse et qu’on nous empêche d’exercer notre autodétermination ».

Cette autodétermination « est un droit inaliénable de toute nation ; une grande majorité sociale veut l’exercer, et c’était le premier point des programmes électoraux des partis politiques qui ont remporté les dernières élections régionales », a-t-il écrit.

En 2014, Mgr Gomà avait également appelé les électeurs à s’assurer que tout vote sur l’indépendance de la Catalogne « répond aux éléments que la doctrine de l’Église indique pour la réalité d’une nation : la culture, la langue et l’histoire ». Les commentaires de Mgr Gomà ont suscité la réaction du prélat espagnol, le cardinal Antonio Cañizares Llovera de Valence, ancien préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements.

Le cardinal s’est dit « blessé » du soutien apporté à l’indépendance par de nombreux membres du clergé catalan, affirmant que « personne ne peut prétendre que le sécessionnisme repose sur une base ecclésiale ».

Si la démission de Mgr Gomà pour « raisons personnelles » a été acceptée par le pape François, cette décision contraste fortement avec le rejet par le souverain pontife de la démission proposée par le cardinal allemand Reinhard Marx au début de l’année.

En mai 2021, le prélat âgé de 67 ans avait écrit au pape, évoquant ses « échecs personnels » et ses « erreurs administratives », ainsi qu’un « échec institutionnel ou “systématique” » dans la gestion des cas d’abus sexuels commis par des clercs en Allemagne.

Le quotidien allemand Die Welt a qualifié la démission de « manœuvre d’humilité », motivée par le fait que Marx ferait bientôt face à de nouvelles accusations de mauvaise gestion de la crise des abus sexuels.

Toutefois, le pape François n’a pas accepté la démission de Marx, déclarant qu’il « confirmait votre mission et n’acceptait pas votre démission » et a remercié Marx pour son « courage chrétien qui n’a pas peur de la croix et qui ne craint pas de s’humilier face à la réalité du péché ». Le pape François et le cardinal Marx ont tous deux été accusés de mauvaise gestion de la crise des abus sexuels.

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