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Le Pacte éducatif mondial au service d’un étrange humanisme : entretien avec Mgr Vincenzo Zani


Mgr Vincenzo Zani, secrétaire de la Congrégation pour l'éducation catholique.

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) — Photo :

LifeSiteNews vient de publier un entretien réalisé par Diane Montagna lors de l’atelier en vue du Pacte éducatif mondial à Rome, les 6 et 7 février derniers. Mgr Vincenzo Zani, secrétaire de la Congrégation pour l’Education catholique, chargé de l’organisation de l’événement du 14 mai prochain à Rome — et des rencontres et manifestations qui l’accompagnent — a présenté le « nouvel humanisme » que le pape veut promouvoir par le biais de ce Pacte proposé à de multiples acteurs en provenance de la société civile, multiculturelle et plurireligieuse.

Je vous propose ci-dessous ma traduction intégrale de cet entretien, non sans relever quelques points très révélateurs. On y apprend par exemple que selon cet archevêque, Dieu se « retire » de l’histoire après la Création : « Dieu crée mais se retire ensuite. Il quitte l’homme en disant : “Va !” »

Dans cette curieuse conception de la liberté, quid de l’action surnaturelle de Dieu dans le monde ? Interpellé sur ce point par Diane Montagna, Mgr Zani a un peu aménagé son propos pour rappeler que Dieu intervient pour dire (à Caïn) : « Où est ton frère ? » « Par conséquent, Dieu ne se retire pas. Il est là, mais Il ne veut pas remplacer l’homme. » Tout cela ne brille pas par la clarté, mais on retiendra que la notion du péché originel est absente du propos de Zani, qui interprète d’ailleurs l’Incarnation à cette sauce étrange :

« Et donc, au moment de la Création — ceci est un point de vue chrétien, car le christianisme a sa propre vision spécifique — à un certain moment, Dieu voit l’homme désorienté, et il envoie son Fils — l’Incarnation. » L’Incarnation n’est plus la venue du Messie et du Sauveur, promise depuis l’origine pour racheter l’humanité privée du salut éternel par la faute des premiers parents, mais une espèce de séance de rattrapage au moment où l’homme ne sait plus où il va.

Parmi les propos plus ou moins classiques de Mgr Zani, on retiendra aussi ceux-ci : le pacte éducatif mondial veut se mettre « au service de toute l’humanité dans la liberté », sans qu’il ne soit jamais question de mission, de conversion, d’attirer les jeunes à la vérité. Le premier objectif commun n’est d’ailleurs pas de prêcher la vraie foi, mais de « prendre soin de la création et de l’avenir du monde » – ce n’est pas pour rien que l’affaire s’inscrit dans la logique de Laudato si' et qu’il est placé sur un pied d’égalité avec la COP qui se déroulera en décembre à Glasgow.

Je note aussi avec intérêt que Mgr Zani a refusé catégoriquement de révéler les noms de ceux qui selon lui travaillent déjà depuis un an à l’élaboration du « Manifeste » qui sera signé le 14 mai sous l’égide du pape François : on sait seulement que plusieurs religions sont représentées et que les experts sont de variétés diverses. Pourquoi cette culture du secret ? Qu’y a-t-il à cacher ?

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Zani ne cache pas non plus que les signataires du Pacte offriront leur « collaboration » aux Nations unies et plus particulièrement à l’UNESCO, promotrice en effet d’une vision « humaniste » de l’Education qui voit dans les religions sous leur forme traditionnelle une menace pour la paix mondiale et qui, accessoirement, a tant fait pour le décervelage à l’échelle mondiale en imposant des méthodes pédagogiques néfastes. Lire à ce sujet le remarquable Machiavel pédagogue de Pascal Bernardin.

A la question de savoir qui financera le Pacte, le prélat a répondu que le Vatican « n’a presque rien » et cherche donc des mécènes. Diane Montagna a publié un autre article il y a quelques jours sur LifeSite pour raconter comment Jeffrey Sachs a expliqué lors de son intervention à l’atelier que des personnalités comme Bill Gates et des institutions comme l’UNESCO ou le FMI seraient prêts à mettre la main au portefeuille.

Notons enfin que les grands leaders religieux mondiaux seront reçus dans la chapelle Sixtine le 13 mai pour une présentation mi-culturelle, mi-religieuse de la Création de Michel-Ange, dont on peut déjà subodorer les relents « humanistes » (au sens maçonnique du terme ?).

Quant à l’événement officiel de clôture, le 14 mai, on a choisi de l’organiser dans la salle Saint-Paul parce que celle-ci est « plus respectueuse des sensibilités », « plus neutre ». C’est là que sera signé le Manifeste, dont on ne sait pas grand-chose, si ce n’est qu’il ne sera certainement pas catholique.

Et voici donc ma traduction de l’entretien de Diane Montagna avec Mgr Zani.

*

Mgr Zani, quel sera le rôle des deux autres religions monothéistes lors de l’événement du Pacte éducation mondial le 14 mai prochain ? Il s’est dit que cet événement a été organisé à leur demande.

Oui, la demande venait aussi de leur part. Elle a été motivée par le fait qu’ils attendent du pape une parole d’autorité éthique et morale. Ils reconnaissent l’autorité du pape dans le monde, une autorité qui a du poids dans le monde entier, et ils veulent donc discuter avec le pape du thème de l’éducation. Ils pensent que l’éducation est un outil très important, mais on ne peut pas éduquer dans une culture neutre où il n’y a pas de points de référence. Ces personnalités sont venues rendre visite au pape pour lui dire : nous pensons que lorsque le pape s’exprime, sa parole est bien fondée et pertinente.

Sur quoi est-elle fondée ? Pourquoi ces personnes voient-elles cela chez le pape ?

Parce que ces religions ont une racine commune. Toutes les religions monothéistes ont une racine commune, mais d’autres religions y font également référence. Nous avons entendu, par exemple, il y a peu de temps, cet hindou [à la conférence de l’Académie pontificale des sciences]. Des bouddhistes veulent venir aussi, et donc les responsables d’autres religions sont invités. Mais la demande est venue des autres religions monothéistes parce qu’elles ont dit : nous avons ici un point de référence. Et c’est pourquoi le pape, dans le message par lequel il a lancé l’initiative, invite tout le monde, mais il fait référence à la nécessité de lancer un « nouvel humanisme ».

Il y aura un moment spécial pour les chefs des religions dans la chapelle Sixtine le 13 mai, à travers un événement artistique et culturel qui entend réfléchir sur la représentation de la Création de Michel-Ange, où nous voyons le doigt de Dieu rencontrer le doigt de l’homme, sans qu’ils se touchent. Dans cette représentation de la Création, on voit Dieu qui donne à l’homme la force, la liberté et la vie, mais qui le laisse libre. C’est une rencontre de liberté où l’on voit une présence de Dieu qui n’écrase pas l’homme, mais le libère. Il le lance dans sa responsabilité. Nous avons ici deux concepts très importants. L’idée chrétienne est celle de la Création, mais elle n’est pas seulement chrétienne. Cette idée appartient aux trois religions monothéistes. Par conséquent, c’est la racine très importante. Tout le reste vient de là. C’est le caractère central de la personne. Dieu crée mais se retire ensuite. Il quitte l’homme en disant : « Va ! »

Pardonnez-moi, mais est-ce là vraiment manière chrétienne de considérer la création de l’homme ? En tant que chrétiens, nous ne croyons pas en un Dieu qui nous laisse seuls. Nous croyons en son action surnaturelle dans le monde.

Oui, mais au moment où Dieu crée l’homme, Il lui donne l’intelligence, le cœur et la capacité d’agir, et il lui dit : « Va ! » Puis, à un certain moment, Il dit : « Où est ton frère ? » Par conséquent, Dieu ne se retire pas. Il est là, mais Il ne veut pas remplacer l’homme. Et donc, au moment de la Création — ceci est un point de vue chrétien, car le christianisme a sa propre vision spécifique — à un certain moment, Dieu voit l’homme désorienté, et il envoie son Fils — l’Incarnation. À ce moment-là, nous trouvons donc la dimension spécifiquement chrétienne, où Dieu lui-même devient rien pour élever l’humanité. C’est cela, le nouvel humanisme. C’est le nouvel humanisme, c’est-à-dire l’humanisme qui se remet sur pied, qui reprend le chemin de la relation à Dieu, qui ne coupe pas cette relation, mais la renforce, et surtout — puisque l’homme est fait à l’image et à la ressemblance de Dieu — cette impression de Dieu dans l’âme de l’homme doit être comprise et développée.

Dieu n’est pas fait à mon image, je suis fait à l’image de Dieu. Qu’est-ce que Dieu ? Dieu est amour. Dieu est agapè. Dieu est relation : Père, Fils et Saint-Esprit — la dimension trinitaire de Dieu. C’est le fondement de la liberté et de la relation et du don de sa vie pour l’autre. Si nous voulons aller au cœur de l’éducation d’un point de vue particulièrement chrétien, nous devons aller à la racine trinitaire.

Oui, mais sur le plan pratique, quel est le rôle des autres religions monothéistes — ou des bouddhistes, par exemple — dans l’événement qui se tiendra en

Elles sont invitées à participer, à écouter, à dire et à entendre que chacun dans le monde a une tâche importante à accomplir. Ce n’est pas que le pape, avec le Pacte éducatif mondial, veuille tout absorber et devenir lui-même le point de référence. Telle n’est pas la vision. Il s’agit de se mettre au service de toute l’humanité dans la liberté. Il est clair que les premiers à accueillir ce message sont les catholiques, parce qu’il y a une révélation, une vérité que nous devons mieux comprendre, que nous devons développer. L’éducation chrétienne a un potentiel extraordinaire que nous ne développons pas toujours. L’éducation chrétienne doit être repensée. Dans ce cas précis, elle est proposée comme une vision.

Alors, bien sûr, on ne peut pas imposer. À ce stade, chacun peut trouver sa place dans cette expérience qui commence. En ce sens, nous devons également nous rendre compte que dans le monde, nous avons 218 000 écoles catholiques qui sont fréquentées par plus de six [en réalité : soixante] millions d’élèves, dont 35 % ne sont pas chrétiens, pas catholiques, mais qui fréquentent ces écoles parce qu’ils apprécient l’éducation chrétienne. Et donc, nous avons une très grande responsabilité.

C’est ainsi que nous concevons le pacte éducatif, mais nous devons nous mettre d’accord parce que nous avons un problème mondial : prendre soin de la création et de l’avenir du monde. C’est pourquoi l’éducation est un outil important pour répondre aux nombreux défis auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés. En ce sens, le pape invitera les représentants des religions et d’autres organismes à signer un manifeste contenant les principes fondamentaux de l’éducation pour l’avenir.

Qui est responsable de la rédaction du manifeste du Pacte global pour l’éducation ?

Un groupe d’experts y travaille depuis plus d’un an. Il a déjà été bien préparé.

Pouvez-vous dire qui fait partie de ce groupe ?

Non. Ce sont des experts de différentes disciplines, de différentes sensibilités, de différents points de vue, car l’éducation n’est pas seulement une question de pédagogie au sens strict. Nous devons avoir une vision. Il y a des anthropologues, des scientifiques, ceux qui représentent le thème de la paix. Donc le groupe est déjà très varié.

Ce groupe comprend-il des représentants de différentes religions ?

Oui.

L’UNESCO a-t-elle un rôle important à jouer dans la rédaction du manifeste ? Fait-elle partie de ce groupe ?

Non, car le Saint-Siège est un observateur permanent de l’UNESCO et travaille avec l’UNESCO. Mais en ce sens, le pape n’a pas voulu les obliger. Il s’agit plutôt de la société civile. Des organisations comme les Nations unies et l’UNESCO sont invitées en mai. Mais elles sont seulement invitées, elles ne sont pas impliquées dans ce type de travail. Le pape veut plutôt travailler avec le monde de la culture, de la science, de l’art, du sport et des religions. C’est la société civile, coordonnée, qui offre cette possibilité de collaboration, mais la collaboration viendra après. C’est-à-dire que nous savons ce que veulent l’UNESCO et les Nations unies parce que nous travaillons toujours ensemble. Nous ne voulons pas imposer ou conditionner, nous devons aider à ouvrir une nouvelle voie de collaboration.

Lors de votre intervention ici à l’atelier de l’Académie Pontificale des Sciences, vous avez dit que la Via della Conciliazione sera transformée pendant plusieurs jours en un village éducatif. Que pouvez-vous nous dire sur l’événement de clôture qui se tiendra sur la place Saint-Pierre le 14 mai prochain ?

Il ne se déroulera pas sur la Place. Il se tiendra dans la salle Paul VI, car celle-ci est plus respectueuse des différentes sensibilités, elle est plus neutre. Il se tiendra là, mais il sera diffusé dans le monde entier. On pourra se connecter, et il y aura un moment où tout le monde pourra exposer les grands problèmes d’aujourd’hui...

Comme par exemple ?

Comme, par exemple, les grandes tensions, le climat, la violence, la marginalisation, la pauvreté — tout ce qui assaille l’humanité aujourd’hui — afin de dire : que peut faire l’éducation ? Ensuite, les jeunes qui seront présents poseront des questions aux grands de la terre, puis les représentants des différentes catégories, les prix Nobel de la paix, etc., seront invités à signer le manifeste. Ce sera le moment symbolique de clôture de l’événement du 14 mai.

Mais en même temps, comme vous l’avez dit lors de votre intervention ici à l’atelier du PAS, ce ne sera qu’un début.

Oui, pour ce qui est des quatre thèmes que j’ai mentionnés dans ma présentation [droits, écologie, paix et solidarité]. Mais les ministres de l’Éducation du monde entier participeront le lendemain, le 15 mai, et auront l’occasion de dire : hier, le manifeste a été signé, et maintenant, que faisons-nous ? C’est leur tâche, pas la nôtre. Mais nous les inviterons, et les ministres de l’Éducation qui accepteront notre invitation se réuniront à l’université du Latran le matin du 15 mai.

Vous avez mentionné que le village de l’éducation qui sera construit en mai sur la Via della Conciliazione durera plusieurs jours.

Oui, il sera installé pendant une semaine, et nous y présenterons des expériences, des débats, des rencontres avec des jeunes, des étudiants, des familles, et nous l’ouvrirons à tous ceux qui souhaitent le visiter de 10 h à 19 h.

Quelle est la relation entre cette initiative et les objectifs de développement durable (ODD), en particulier l’objectif ODD sur l’éducation ?

Il y aura trois ou quatre événements majeurs cette année. L’un d’eux sera l’Économie de François [« Francesco Econmy »] à Assise. Nous n’en avons pas beaucoup parlé, car c’est autre chose, mais nous demanderons que les conclusions d’Assise soient intégrées au village.

Les conclusions de l’événement « L’économie de François » seront-elles également incorporées dans le manifeste ?

Quelque chose sera inclus dans le manifeste, mais nous devons garder les choses séparées, sinon nous allons créer une confusion. Immédiatement après l’Économie de François, d’autres événements seront promus afin de commémorer le cinquième anniversaire de Laudato Si' ». Après nous, le Dicastère pour le développement humain intégral fera quelque chose sur Laudato Si' ». C’est la troisième chose. La quatrième est la COP, qui aura lieu en décembre, et il y a donc une préparation considérable en vue de cela.

Il s’agit de quatre choses distinctes. L’éducation présente un intérêt dans tous ces domaines, c’est clair. Mais nous devons aussi laisser les choses un peu distinctes. Ensuite, nous verrons comment définir ces quatre grands thèmes [dont j’ai parlé dans ma présentation] : les droits, l’écologie, la paix et la solidarité. C’est une tâche qui doit être orientée vers l’avenir.

Quel est exactement le rôle de la Fondation pontificale « Scholas Occurrentes » dans le Pacte global pour l’éducation ?

Oui, oui. Elle y est incorporée. Ils collaborent avec nous.

Mais que font-ils ?

Ils ont un instrument important, une plate-forme numérique, et ils sont en contact avec un grand nombre d’écoles, d’enfants du monde entier, qui travaillent déjà et se mobilisent pour cet événement. Beaucoup d’entre eux sont à la périphérie et suivront l’ensemble de l’événement depuis plusieurs grandes villes. Les universités se connecteront également à l’événement en mai, en particulier l’événement final dans la salle Paul VI. En utilisant la Mondovisione [transmission transcontinentale par satellite]. Il existe déjà des universités qui se connectent afin de mener à bien des initiatives locales.

Qui finance l’événement du Pacte global pour l’éducation ? Est-ce le Vatican qui paie ?

Nous recherchons des fondations qui nous aideront à l’organiser. Oui, oui. Le Vatican n’a presque rien. Nous recherchons une aide extérieure.

Ici, à l’atelier de l’Académie pontificale des sciences sur le Pacte mondial pour l’éducation, nous avons entendu l’économiste de Harvard, David Bloom, parler de la croissance démographique comme d’un problème. Il a également parlé de manière positive du « lien de causalité » entre l’éducation et la réduction de la population. Les objectifs de développement durable des Nations unies font la promotion des droits reproductifs, ce qui, dans le langage des Nations unies, signifie contraception et avortement. Et selon l’UNESCO, l’ODD 2030 pour l’éducation cherche à promouvoir les droits des « LGBT ». L’Église ne peut pas abandonner le Christ pour se lier d’amitié avec le monde. Comment l’Église s’y prend-elle pour négocier des accords tels que le Pacte mondial pour l’éducation ?

Sur le site de la Congrégation pour l’éducation catholique, on peut trouver un document sur le genre publié l’année dernière. Nous avons une vision très claire. Nous ne l’imposons pas, mais elle est certainement très claire. Notre éducation est basée sur ces principes. Lorsque vous éduquez, vous rencontrez des problèmes, et vous devez faire face à ces problèmes. Donc vous écoutez, vous comprenez le problème et la souffrance, mais je ne peux pas éliminer ma vision, la vision de la personne humaine, de la liberté humaine, des droits, de la famille. C’est précisément l’un des points sur lesquels le pape insiste. Il a évoqué le rôle de la famille et de l’école, de la famille et de la société, et nous devons retrouver cette dimension. Nous entrons donc dans une discussion sur ce qu’est la famille, la vision chrétienne de la famille et de la personne humaine.

L’Église est-elle prête à dire cela, et à l’enseigner au monde ?

Nous parlons en ce moment du Pacte éducatif mondial, qui n’est pas le « Big Bang » universel. C’est un moment particulier pour l’Église : après une réflexion très claire, nous allons lancer un engagement en faveur de l’éducation. Il est évident que, sur ces quatre thèmes que nous avons évoqués précédemment, la vision doit être traduite en quelque chose de concret. Que signifient la dignité et les droits de l’homme ? Et c’est déjà un point sur lequel nous devons réfléchir en fonction de notre vision et de celle des autres. L’écologie, mais pas une écologie abstraite — une écologie intégrale qui prend en considération la personne dans son ensemble. La paix, la discussion sur la paix, les différences, être citoyen dans un monde de tension. Quels sont les éléments qui nous aideront à être des citoyens de ce monde mais aussi des citoyens qui proposent et ne se contentent pas de subir ? La solidarité est le quatrième aspect. Il y a aussi le service et la disponibilité, mais là aussi nous avons des idées très claires.

Y aura-t-il quelque chose dans le manifeste concernant les droits de la mère et du père — c’est-à-dire le droit premier des parents d’éduquer leurs enfants ?

Il me semble que oui, parce que c’est fondamental et parce que c’est naturel. C’est naturel, et l’Église le voit. C’est très important.

Propos recueillis par Diane Montagna pour LifeSiteNews

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