
Wab Kinew, premier ministre d'Alberta.
Par Clare Marie Merkowsky — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Global News/YouTube
4 février 2025, Winnipeg, Manitoba (LifeSiteNews) — Le gouvernement d’extrême gauche du Manitoba a officiellement promulgué des « zones tampons » autour des cliniques d’avortement pour restreindre l’activisme pro-vie.
Dans un communiqué de presse publié la semaine dernière, le gouvernement du Nouveau Parti démocratique (NPD) du Manitoba a annoncé que sa législation sur les « zones tampons » interdisant l’activisme pro-vie à moins de 50 mètres d’une clinique d’avortement entrerait en vigueur le 1er février.
« La loi sur l’accès sécuritaire aux services d’avortement interdit les protestations, les manifestations ou le piquetage dans les zones tampons afin de protéger les patients et les fournisseurs contre le harcèlement et l’intimidation », peut-on lire dans le communiqué de presse, qui cite Nahanni Fontaine, ministre responsable des femmes et de l’équité entre les sexes.
« La législation impose des périmètres de sécurité autour des cliniques dont le but premier est de fournir des services d’avortement », poursuit le communiqué de presse. « Les autres établissements qui fournissent des services d’avortement chirurgical ou médical, tels que les hôpitaux, les pharmacies, les cabinets médicaux et les établissements de soins de santé, ont la possibilité de demander l’établissement d’une zone tampon autour de leurs sites ».
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En l’état actuel de la loi, la zone tampon de 50 mètres peut être portée à 150 mètres sur demande.
Il convient de noter que le communiqué de presse ne mentionne pas de préoccupation concernant les bébés tués par l’avortement ou le fait qu’au Manitoba, comme dans toutes les provinces canadiennes, il n’existe pas de loi réglementant l’avortement en fonction de l’âge gestationnel ou d’autres paramètres, ce qui signifie que l’avortement est autorisé pour n’importe quelle raison jusqu’au moment de la naissance. En outre, l’Église catholique enseigne infailliblement que l’avortement, à n’importe quel stade de la grossesse, est un péché grave et ne peut être autorisé en aucune circonstance.
L’introduction par le Manitoba d’une loi sur les zones tampons fait suite à l’adoption de lois similaires dans les provinces de la Colombie-Britannique, de Terre-Neuve-et-Labrador, du Québec, de l’Ontario, de l’Alberta et de la Nouvelle-Écosse.
En 2017, l’Ontario a adopté la « Loi sur la sécurité de l’accès à l’avortement », au titre trompeur, qui interdit également aux militants pro-vie de manifester ou d’exercer leur ministère à moins de 50 mètres de la limite de propriété d’une clinique d’avortement.
En 2018, l’Alberta a adopté, à l’échelle de la province, une loi similaire sur les « zones bulles » qui est entrée en vigueur sous la gouvernance de Rachel Notley, du NPD, alors première ministre. Cette loi interdit aux activistes et conseillers pro-vie de s’approcher à moins de 50 mètres d’un établissement pratiquant l’avortement.