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«Il faut sortir les enfants du système scolaire» - Dr Ann E. Gillies, PhD avertit les parents sur l'endoctrinement du genre

Par Joanne D’Arc (Campagne Québec-Vie) — Montage Photo : Joanne D’Arc

Le genre et le sexe sont des termes qui sont utilisés de manière interchangeable dans la société d’aujourd’hui, mais avant 1950 le genre ne s’appliquait qu’à la grammaire et non aux personnes.

Présentement, on entend souvent les gens parler de changement de genre, alors qu’ils se réfèrent au changement de sexe.

La définition scientifique du sexe biologique est, pour la quasi-totalité des humains, claire, binaire et stable (le nombre extrêmement faible de naissances intersexuées étant l’exception), reflétant une réalité biologique sous-jacente qui n’est pas contredite par les exceptions de comportement sexuel et ne peut pas être modifiée par la chirurgie ou le conditionnement social.

La définition du genre, soit la conscience et le sentiment d’être un homme ou une femme, est un concept sociologique et psychologique, et non un concept biologique.

Personne ne naît avec un genre, mais chacun naît avec un sexe biologique.

La science nous permet de conclure que le sexe humain est une dichotomie; il est binaire — homme et femme — et non un continuum. Plus de 99,98 % des humains naissent soit mâles, soit femelles.

Malheureusement, le système d’éducation présent, les médias de masse, les réseaux sociaux ainsi que les politiciens utilisent un langage qui porte à confusion à ces propos non seulement la majorité des adultes, mais les plus petits membres de notre société : nos enfants.

Suite à l’annonce récente du financement impressionnant de 100 $ millions par le premier ministre Justin Trudeau pour les groupes 2ELGBTQI+ nous avons discuté avec Dr Ann E. Gillies qui est thérapeute et conférencière d’Ottawa, spécialisée entre autres en Genre et Sexualité.

Dr Ann E. Gillies nous permet de mettre les choses au clair. Elle a passé plus de 25 ans dans un cabinet privé, travaillant intensivement avec des survivants de traumatismes, voyant des vies restaurées et transformées. Ann s’est retirée de la pratique en 2019 pour se concentrer sur la défense des droits et la réforme politique, pour les personnes traumatisées, surtout celles qui luttent contre les attirances sexuelles non désirées et pour les plus vulnérables — les enfants.

Madame Gillies propose des conférences et des séminaires sur les causes, les effets, la prévention et les réponses aux conflits personnels et psychosociaux, et publie des informations sur ces sujets sur son site. Elle s’efforce de fournir des informations précises et véridiques dans les domaines du traumatisme, de l’attachement, du genre et de la sexualité. Dans son livre Closing the Floodgates elle étudie les racines de la révolution sexuelle. Puis, elle nous partage ce qui suit : « La dysphorie de genre est une maladie mentale, contrairement au diagnostic d’intersexualité, qui est un diagnostic médical représentant 0,02 % de la population générale et touchant moins de 2 personnes sur 10 000 naissances vivantes. »

Ses recherches méticuleuses, ses années de conseil et son expérience directe des réalités de l’identité sexuelle et de l’agenda 2ELGBTQI+ y sont réunies pour faire de ce livre une lecture passionnante. Même dans un monde où tout est affaire de « sentiments », il est réconfortant de s’appuyer sur les faits, la raison et le bon sens.

Présentement, Dr Ann E. Gillies travaille sur son troisième livre intitulé « Endommagé par les prédateurs parmi nous » qui discute de l’homosexualité et de la pédophilie. Nous avons eu le plaisir de discuter avec elle lors d’un entretien cette semaine.

Entretien traduit de l'anglais.

Joanne pour CQV : Avant de vous consacrer à la défense des droits pour les personnes traumatisées et aux réformes politiques, vous avez passé plus de 25 ans dans un cabinet privé à travailler avec des personnes ayant subi des traumatismes. Au cours de toutes ces années de travail, avez-vous constaté un lien entre les traumatismes et la dysphorie du genre, soit entre les traumatismes et l’attirance pour le même sexe, selon la recherche ?

Dr Ann E. Gillies : Selon la recherche, il existe une corrélation définitive. Les traumatismes peuvent prendre différentes formes, mais il est certain que les abus sexuels sur les enfants ont été liés au développement de la dysphorie du genre et de l’attirance pour le même sexe.

Il est également important de comprendre qu’un attachement perturbé aux parents ou un attachement désordonné peut réellement affecter la perception que l’enfant a de lui-même et le pousser par la suite à chercher des personnes significatives pour remplacer ces personnes dans sa vie, pour ainsi remplacer cette figure d’attachement.

Joanne pour CQV : Pouvez-vous me partager des études soit des recherches à ce sujet (maintenant ou après notre entretien)?

Dr Ann E. Gillies : Bien sûr, je vous ferai parvenir des recherches de mon livre ainsi que de ma thèse.

Dr Ann E. Gillies : [...] Les citations suivantes sont tirées de ma thèse (17) Une exploration de l’attachement dans la petite enfance sur un échantillon d’hommes chrétiens éprouvant une attirance pour le même sexe | Dr Ann E Gillies — Academia.edu

Une étude qualitative réalisée par Dorais (2002) contient des données sur les récits de vie de jeunes hommes de 24 ans. Elle révèle que les abus sexuels ont amené les garçons à s’interroger sur leur identité et sur les raisons pour lesquelles cela leur est arrivé. Le développement normal de l’identité sexuelle, de l’estime de soi et du concept de soi a été perturbé. Les garçons pensaient qu’ils devaient être imparfaits et que leur comportement indiquait qu’ils étaient moins masculins, plus vulnérables et plus inadéquats. Certains craignaient que les abus sexuels les rendissent homosexuels ou qu’ils dussent être homosexuels.

Joanne pour CQV : Comme vous l’avez entendu, M. Trudeau a récemment annoncé qu’il allait donner 100 millions de dollars canadiens au mouvement 2ELGBTQI+. C’est beaucoup d’argent. Quelle est votre opinion face à cette nouvelle?

Dr Ann E. Gillies : Personnellement, je pense que cet argent pourrait être utilisé de tellement de façons différentes pour aider les individus, les familles et les personnes dans le besoin à la place de donner ce genre d’argent pour aborder l’inclusivité et la discrimination. À mon avis, nous n’avons pas vraiment besoin de plus d’éducation en matière d’inclusion et de diversité. Ce dont nous avons simplement besoin, c’est de comprendre que chaque individu est unique devant Dieu. Puis, de respecter et d’honorer les individus, mais cela ne veut pas dire nécessairement de respecter tous leurs comportements. C’est beaucoup d’argent et il est orienté vers un groupe cible très spécifique, mais d’autres groupes ne reçoivent pas ce genre d’argent. Cette somme pourrait être utilisée pour des centres de grossesse, ou elle pourrait être utilisée pour aider les personnes en difficulté. Il y a toutes sortes de ressources déjà disponibles pour la communauté 2ELGBTQI+.

Joanne pour CQV : Pourquoi pensez-vous qu’il y a une telle pression dans la société pour s’assurer que tout le monde est ouvert au mouvement 2ELGBTQ+ ?

Dr Ann E. Gillies : À ce sujet, j’ai écrit un livre que j’ai publié en 2017, Closing The Floodgates, dans lequel je parle en détail de la trajectoire, qui remonte bien avant 1949, et qui nous permet de comprendre qu’il y a une sexualisation de notre société qui prend place ainsi qu’une déshumanisation des individus. Dans ce mouvement, notre identité chérie est rendue obscure et nous perdons notre véritable identité.

Joanne pour CQV : Au Québec, nous avons un drag queen, connue sous le nom de Barbada, qui lit des histoires aux enfants dans les bibliothèques publiques, et je suis sûr qu’il y en a beaucoup d’autres au Canada. J’ai entendu certains parents dire qu’ils étaient en faveur de cette initiative parce qu’elle ouvre l’esprit des enfants à la diversité et à l’inclusion. Quel est votre point de vue à ce sujet ? Ce genre d’exposition pourrait-il avoir des effets négatifs sur les enfants ?

Dr Ann E. Gillies : Absolument, pour moi, ce n’est rien d’autre qu’une activité d’abus sexuel. Ce que nous avons fait au cours des 20 dernières années ou plus, c’est de changer l’esprit de nos enfants. Nous redirigeons et créons de nouvelles voies neurologiques dans leur cerveau, parce que nous les bombardons continuellement de sous-entendus sexuels, d’images ou de pornographie. Leurs cerveaux sont recalibrés pour accepter tout ce qui est anormal comme étant normal. Alfred Kinsley en 1948, nous dit que le seul acte sexuel contre la nature est celui qui ne peut être réalisé. Il est le père de la révolution sexuelle. L’agenda sexuel est définitivement en place.

« Dès la naissance, les enfants peuvent avoir des orgasmes, alors la pédophilie et l’inceste sont bénéfiques aux enfants » — Alfred Kinsey

Une partie de cet agenda consiste à semer la confusion. Plus nous semons la confusion dans l’esprit de nos enfants, plus ils essaient d’adapter toute cette confusion, en confondant des éléments visuels, comme l’exemple d’un homme déguisé en femme devant de jeunes enfants impressionnables. On peut se demander pourquoi un homme adulte voudrait s’asseoir et lire des histoires à des enfants déguisés en femme. Il y a là un motif caché.

Joanne pour CQV : Parlons des enfants qui subissent une transition de sexe. C’est la nouvelle normale, mais c’est un sujet inédit pour les générations précédentes. Selon vous, en tant que conseiller, les enfants devraient-ils avoir le droit de faire cela ?

Dr Ann E. Gillies : Vous demandez si les enfants ont la capacité cognitive de consentir à une telle chose, et ils ne l’ont pas. En tant que parents, nous devons protéger les enfants, les empêcher de se faire du mal ou de faire du mal aux autres. Lorsque nous parlons de cette question, nous devons rester des parents présents. La réalité est que les enfants ne peuvent pas prendre ce genre de décisions. Le cerveau n’est pas complètement développé jusqu’à l’âge de 25 ans, donc un enfant de 15 ans qui prend la décision de changer de sexe est absolument un abus d’enfant que nous permettons aux médecins d’accomplir. Dans notre culture, au lieu de protéger nos enfants, nous les maltraitons.

Joanne pour CQV : Et d’où vient cette idée que les enfants n’ont pas le même « genre » que celui qu’ils ont à la naissance ?

Dr Ann E. Gillies : D’une part, elle peut venir de l’Internet. Les jeunes enfants, même à partir de 5, 6 ou 7 ans, disent à leurs parents qu’ils veulent être du sexe opposé, même s’ils appellent cela le genre, mais ils veulent dire le sexe opposé. C’est un autre problème, celui du langage et de la façon dont nous avons confondu les mots sexe et genre. Le genre est le mot qui remplace le sexe dans de nombreux cas. Le sexe biologique n’est pas le genre. C’est très déroutant pour les adultes et encore plus pour les enfants.

Le genre est la façon dont vous vous sentez et dont vous exprimez votre féminité ou votre masculinité. C’est une expression de ce que vous ressentez à l’égard de votre partie féminine ou masculine de vous-même.

Joanne pour CQV : Est-ce que cela signifie que la société devrait faire référence au changement de sexe à la place de changement de genre, puisque changer de genre impliquerait simplement de changer de sentiments ?

Dr Ann E. Gillies : Exactement. Pensez à l’enfant trans, l’enfant transgenre qui peut avoir l’impression d’être un garçon. Tout est basé sur des sentiments et non sur la réalité. Et comment pourrait-elle savoir ce que ressent un garçon ?

Joanne pour CQV : Elle l’imagine ?

Dr Ann E. Gillies : Elle imagine ce que c’est d’être un garçon. L’autre réalité est que vous ne pouvez pas transformer votre sexe en un autre. Au long de toute une vie, le corps d’un individu reflétera toujours le sexe biologique avec lequel il est né. Même si quelqu’un subit une chirurgie pour changer de sexe, lorsque ce corps se décomposera plusieurs décennies plus tard, il aura toujours les traces du sexe biologique avec lequel il est né.

Joanne pour CQV : Peut-on parler d’abus sexuel lorsqu’on dit à un enfant qu’il pourrait être d’un sexe différent comme dans le cas de « Noella » McMaher?

Dr Ann E. Gillies : Je ne sais pas comment les parents ont été autorisés à utiliser des bloqueurs de puberté à l’âge de 3 ans sur leur enfant! Je n’ai pas vérifié cette information, mais peut-être que l’enfant a fait simplement une transition sociale.

Je crois que les parents doivent élever leurs enfants de la façon qu’ils pensent être la meilleure. Mais, en même temps, nous devons identifier ce qui est abusif. Par contre, nous ne reconnaissons pas ce qui est abusif dans notre culture et c’est un problème, parce que ce qu’ils font à cet enfant soulève de graves préoccupations. Et ce qui se passe aujourd’hui, c’est que ces jeunes enfants qui deviennent ensuite adultes veulent détransitionner vers leur sexe biologique! C’est très triste ce qui se passe. Nous médicalisons nos enfants au nom de quoi et pour qui ? Nous devons regarder la situation dans son ensemble.

Joanne pour CQV : Que sont censés faire les parents ayant une mentalité plus traditionnelle lorsqu’ils sont confrontés à l’idéologie du genre au sein du système scolaire ?

Dr Ann E. Gillies : Jusqu’à l’année dernière, je suggérais aux parents d’essayer de travailler au sein du système scolaire. Je ne le fais plus. Je leur dis de sortir leurs enfants du système. Les enfants ne peuvent pas lutter contre ce qui se passe dans ce corps de doctrine et apprendre en même temps. Ils sont absolument endoctrinés avec des mensonges absolus. Les enfants doivent être retirés, même si cela signifie être scolarisé à la maison. Les parents doivent protéger leurs enfants de ces idéologies paralysantes.

Joanne pour CQV : Les personnes qui souhaitent rester traditionnelles dans leur façon de percevoir le SEXE de manière biologique sont-elles en quelque sorte anormales ?

Dr Ann E. Gillies : Percevoir le sexe d’une manière biologique n’est pas anormal. C’est la perception de la sexualité depuis la création. Mais si vous adhérez aux unions mâle et femelle uniquement, c’est maintenant perçu comme anormal. Notre langage a été modifié par la communauté 2ELGBTQ+.

Joanne pour CQV : À l’heure actuelle, il semble que quiconque ne soutient pas le mouvement 2ELGBTQ+ soit « haineux » et fasse partie de la « culture de l’annulation ». Comment les personnes ayant une mentalité plus traditionnelle peuvent-elles répondre au mouvement 2ELGBTQ+ par l’amour ?

Dr Ann E. Gillies : Si vous ne soutenez pas tout ce qui concerne les groupes 2ELGBTQ+, vous êtes considéré comme un « hater » (personne haineuse), mais c’est en fait le contraire. La « cancel culture » (culture de l’annulation) est constituée de ceux qui s’identifient comme autre chose qu’hétérosexuels. La culture de l’annulation est un peu ambiguë à identifier. [...]

Nous sommes appelés à répondre dans un esprit d’amour. Chaque individu, quelle que soit son identification sexuelle, est précieux pour Dieu et mérite d’être traité avec dignité et compassion, mais je rajouterai que l’épanouissement individuel et social est renforcé lorsque la vie sexuelle et sexuée d’une personne, c’est-à-dire ses idées sur ce qu’elle est, correspond à sa conception biologique.

Joanne pour CQV : Une dernière citation de votre part?

Dr Ann E. Gillies : Nous avions l’habitude d’enseigner les enfants sur les oiseaux et les abeilles, maintenant, nous enseignons sur les abeilles et les abeilles, les oiseaux et les oiseaux, les abeilles qui deviennent des oiseaux et les oiseaux qui deviennent des abeilles. Vous voulez parler de folie et de confusion totale?



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