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Le Canada a légalisé l’euthanasie. Maintenant, des parents demandent aux médecins de tuer leurs enfants malades

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Par Lianne Laurence — traduit par Campagne Québec-Vie

Toronto, 20 novembre 2017 (LifeSiteNews) — L’euthanasie est légale au Canada depuis un peu plus d’un an et davantage de parents demandent aux pédiatres d’euthanasier leur enfant ou nourrisson handicapé ou mourant, rapporte un sondage de la Société Canadienne de Pédiatrie (SCP).

L’activiste américain anti-euthanasie Wesley Smith a déclaré que les résultats de l’enquête attestent l’existence d’une pente moralement glissante, que descend une nation quand elle accepte de reconnaître que « tuer est une réponse acceptable à la souffrance humaine. »

« Une fois que l’idée d’euthanasie est déchaînée, elle ne cesse jamais de s’étendre », écrit-il dans le National Review.

« Je suppose que Robert Latimer – le fermier canadien qui a assassiné sa fille parce qu’elle avait une paralysie cérébrale – était un visionnaire, » ajouta-t-il.

La SCP a sondé ses membres à la lumière de la possibilité que le Canada étende le programme d’euthanasie aux enfants. Présentement, l’euthanasie n’est disponible que pour des adultes consentants.

En effet, le gouvernement libéral de Justin Trudeau a indiqué la possibilité d’inclure cette éventualité dans ce projet de loi, adopté en juin 2016.

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Le projet de loi C-14 permet l’euthanasie volontaire pour les individus d’au moins 18 ans, évalués comme souffrant de façon intolérable d’un état pathologique grave et irrémédiable, et d’une mort naturelle raisonnablement prévisible.

Mais le Comité de la Chambre des communes sur la justice a ajouté un amendement au projet de loi, demandant au gouvernement fédéral d’examiner l’expansion de l’euthanasie quant à trois nouveaux motifs: pour les enfants, ou mineurs « matures »; uniquement dans des cas de maladie mentale; et permettant des directives anticipées dans les cas de personnes atteintes de maladies dégénératives, telles que la démence.

Les libéraux ont demandé au Conseil des académies canadiennes d’étudier ces questions, et de rapporter leurs conclusions au Parlement d’ici la fin de 2018.

La SCP a sondé 1050 pédiatres quant à leur expérience avec « l’aide médicale à mourir » ou AMM, et a émis son rapport à la fin d’octobre.

Quarante-cinq médecins ont déclaré avoir reçu des demandes explicites de parents pour euthanasier 91 enfants, lit-on. Plus de la moitié de ces demandes concernaient des « nouveau-nés ou bambins de moins d’un an. »

118 autres pédiatres ont eu des discussions « exploratoires » au sujet de l’euthanasie avec les parents de 419 enfants.

En ce qui concerne les demandes mêmes des enfants, 35 pédiatres rapportent avoir discuté de l’euthanasie avec 60 mineurs. Neuf ont affirmé avoir reçu des requêtes directes pour l’euthanasie de la part de 17 mineurs.

Bien que de « telles consultations soient rares, des mineurs au Canada envisagent les concepts rattachés à l’AMM et abordent des professionnels en soins de santé avec des questions liées à l’AMM, » peut-on lire dans le sondage de la SCP.

« Compte tenu de l’évolution du paysage législatif, il est raisonnable d’anticiper que le nombre de questions augmentera dans le futur proche. »

La SCP a par la même occasion conduit un sondage d’opinion par rapport à l’euthanasie, avec la réponse de 574 personnes des 1979 membres, soit 29 pourcent.

De ceux-ci, 46 pourcent ont soutenu l’euthanasie de mineurs matures ayant une « maladie progressive ou terminale ou une douleur intraitable. »

33 pourcent se sont opposés à l’euthanasie pour quelque raison que ce soit de mineurs matures.

Les mineurs matures sont des enfants supposément capables de comprendre la nature et les conséquences du traitement, et sont donc jugés compétents pour demander la mort par injection létale.

L’étude de la SCP suggère que l’euthanasie non-volontaire pour des enfants mourants considérés non-compétents « et/ou lourdement handicapés » n’est pas loin.

La loi fédérale du Canada et la loi du Québec prohibent présentement l’euthanasie involontaire pour quiconque, affirme le rapport, ajoutant :

« Toutefois, compte tenu du cadre des droits de la personne soutenus dans Carter contre Canada, les parents d’un enfant mourant et/ou gravement handicapé qui est considéré comme souffrant pourront, dans un futur proche, se tourner vers les tribunaux pour faire valoir le droit de mettre fin à la vie de leur enfant. La prise de décision pour le traitement des enfants qui ne sont pas jugés aptes est basée sur le « critère du meilleur intérêt » : c’est-à-dire choisir parmi les options que des personnes raisonnables, agissant en bonne foi au nom d’autrui, considéreraient acceptables dans des circonstances similaires. »

« Tout cela est très problématique, » affirme Alex Schadenberg, directeur exécutif de l’Euthanasia Prevention Coalition.

Les groupes de pressions supportant l’euthanasie, pour justifier le meurtre d’enfants par l’injection létale, changent l’argument de l’autonomie de l’individu pour « pourquoi voulez-vous les laisser souffrir, » rappelle-t-il à LifeSiteNews.

« Donc l’idée est que, bon, ce n’est pas juste, la loi est inégale puisque vous le permettez à des adultes qui sont capables de demander cela, mais pas aux enfants ou aux mineurs matures. »

Les parents et tuteurs au Canada peuvent actuellement refuser un traitement ou autoriser le retrait d’un traitement pour des mineurs jugés non-compétents, a ajouté Schadenberg.

« Si vous aviez un enfant avec un handicap important, alors la question à la naissance serait, voulez-vous que cet enfant reçoive un traitement ou non, et vous auriez le droit de dire oui ou non, » dit-il.

« Alors, l’argument est bon, parce que nous avons déjà cela, par conséquent, quelle est la différence entre cela » et l’euthanasie.

Schadenberg s’est fait l’écho de l’avertissement de Smith selon lequel une fois l’euthanasie permise, les motifs d’homicide légal continueront d’augmenter, comme cela a été prouvé dans d’autres juridictions.

Les Pays-Bas ont adopté le Protocole de Groningen en 2004, a-t-il souligné.

Ce protocole donne le droit aux médecins de faire impunément des injections mortelles aux nourrissons handicapés, tels que les cas de spina bifida ou d’hydrocéphalie.

L’étude de la SCP « nous démontre que les parents ont été ceux qui ont posé les questions sur l’euthanasie. Rares étaient les mineurs ou enfants matures qui considéraient l’euthanasie, » a déclaré Schadenberg.

« Le concept de l’euthanasie pour les enfants devrait simplement être rejeté, sur la base du fait que les enfants ne peuvent consentir. »



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