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Le but de l’éducation : les erreurs pédagogiques des autorités éducatives qui promeuvent l’idéologie du genre

Par John Smeaton (Voice of the Family) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : PxHere

Ceci est le septième d’une série d’articles, enracinés dans l’enseignement de Divini Illius Magistri, qui cherchent à aider les parents à préparer leurs enfants à vivre comme des chrétiens matures en des temps dangereux. Cette série a débuté le 18 janvier 2023 avec Le but de l’éducation : le message intemporel pour les parents du Lion de Münster.

Les autorités éducatives qui encouragent ou tolèrent l’idéologie du genre commettent un certain nombre d’erreurs pédagogiques fondamentales qui mettent en péril l’âme des enfants et nuisent gravement à leur bien-être naturel, ainsi qu’à celui de la société dans son ensemble.

Ces erreurs pédagogiques sont les suivantes

  • L’endoctrinement de jeunes enfants avec de fausses doctrines qu’ils n’ont pas la possibilité de réfuter efficacement ;
  • Prétendre « faire émerger l’éducation » des enfants eux-mêmes, au lieu d’attirer leur attention sur la réalité objective qui leur est extérieure, révélée par la raison naturelle et la révélation divine ;
  • Porter atteinte au droit des parents d’éduquer leurs enfants conformément au but pour lequel ils ont été conçus ;
  • Penser qu’ils peuvent former de bons citoyens par des méthodes autres que celles qui permettent de former de bons chrétiens.

James Esses, dans son article pour The Spectator intitulé « How Childline was captured by trans ideology » (cf. cinquième partie de cette série), fait référence à l’influence dangereuse de Stonewall, le plus grand groupe de promotion de l’idéologie du genre en Europe :

« Parmi les exemples, on peut citer la déclaration de Stonewall selon laquelle les tout-petits peuvent “reconnaître leur identité trans”, recommandant le livre Are You a Boy or Are You a Girl (qui suggère que les enfants peuvent être piégés dans le mauvais corps) pour les enfants de deux ans [...] »

L'article continue ci-dessous...

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Are you a Boy or Are You a Girl est un livre « éducatif » pour enfants utilisé dans les écoles de l’archidiocèse de Liverpool (cf. première partie).

La description de cette publication sur Amazon indique que les jeunes enfants « qui ne s’identifient pas comme des “garçons ou des filles” trouvent le livre “immensément rassurant” et qu’il sera “extrêmement précieux” dans les écoles “pour aider les jeunes enfants à comprendre la diversité des genres et à remettre en question les stéréotypes”. La description indique également “un certain nombre d’amorces de discussion utiles” avec les enfants, telles que “Est-ce important que Tiny soit un garçon ou une fille ?” et “Que demanderais-tu à Tiny si tu le rencontrais ?”, suivies d’informations sur les organisations qui fournissent un soutien sur les questions d’identité de genre ».

Organiser de telles discussions avec des enfants relève de l’endoctrinement brutal. Les enseignants leur inculquent une fausse doctrine alors qu’il est impossible, compte tenu de l’âge et de l’innocence des enfants, qu’ils soient en mesure de réfuter les erreurs en se référant à une doctrine saine enseignée antérieurement.

La mise en garde du pape Pie XI dans Divini Illius Magistri de toute évidence ne s'adresse pas l’enseignement aux enfants en bas âge :

« Si l’on croit indispensable … de faire connaître aux élèves certaines œuvres contenant des erreurs qu’il sera nécessaire de réfuter, cela se fera avec de telles précautions et en apportant si bien les correctifs exigés par une saine doctrine que, loin d’en être affaiblie, la formation chrétienne de la jeunesse en tirera profit. »

Les autorités éducatives de l’archidiocèse de Liverpool tombent également dans l’erreur concernant l’éducation contre laquelle le Pape Pie XI a mis en garde dans Divini Illius Magistri en ces termes :

« Mais beaucoup d’entre eux, s’appuyant pour ainsi dire outre mesure sur le sens étymologique du mot, prétendent tirer cette perfection de la seule nature humaine et la réaliser avec ses seules forces. D’où il leur est aisé de se tromper, car, au lieu de diriger leurs visées vers Dieu, premier principe et fin dernière de tout l’univers, ils se replient et se reposent sur eux-mêmes, s’attachant exclusivement aux choses terrestres et éphémères. »

En discutant de questions telles que « Est-ce important que Tiny soit un garçon ou une fille ? » avec de jeunes enfants, les enseignants prétendent faire émerger l’éducation de leurs élèves mêmes et réduire la moralité aux sentiments et opinions subjectifs d’êtres humains individuels et, par conséquent, inculquer aux enfants de faux enseignements et de fausses morales sur le genre.

Les enseignants désobéissent également à la doctrine catholique, basée sur l’enseignement de l’Ancien et du Nouveau Testament, concernant le droit inviolable des parents à la formation de leurs enfants, conformément au but pour lequel Dieu les a créés.

En ce qui concerne le droit des parents, le Pape Pie XI cite l’enseignement du Pape Léon XIII comme suit :

« De par la nature les parents ont le droit de former leurs enfants, mais ils ont en plus le devoir de mettre leur instruction et leur éducation en parfait accord avec la fin pour laquelle ils les ont reçus par un bienfait de Dieu. Les parents doivent donc employer toutes leurs forces et une persévérante énergie à repousser tout genre d’injustice en cet ordre de choses, à faire reconnaître, d’une manière absolue, le droit qu’ils ont d’élever leurs enfants chrétiennement, comme c’est leur devoir, et le droit surtout de les refuser à ces écoles dans lesquelles il y a péril qu’ils ne boivent le funeste poison de l’impiété. » DIM, 35

Enfin, en enseignant des mensonges aussi flagrants que l’idéologie transgenre, qui sont l’antithèse de l’enseignement catholique sur le dessein de Dieu pour la sexualité humaine, les autorités éducatives catholiques commettent l’erreur de subordonner le spirituel aux pouvoirs temporels de l’État et à ses politiques d’éducation sexuelle, y compris l’agenda LGBT, au lieu de remplir le devoir qui leur a été délégué par les parents.

« La fin propre et immédiate de l’éducation chrétienne est de concourir à l’action de la grâce divine dans la formation du véritable et parfait chrétien, c’est-à-dire à la formation du Christ lui-même dans les hommes régénérés par le baptême, suivant l’expression saisissante de l’Apôtre : Mes petits enfants pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement jusqu’à ce que le Christ soit formé en vous ». DIM, 94

Ailleurs dans Divini Illius Magistri, le Pape Pie XI écrit :

« Sont donc dans une erreur profonde ceux qui disjoignent des choses si intimement unies, et qui pensent avoir obtenu de bons citoyens par d’autres règles et d’autres voies que par celles qui contribuent à former les bons chrétiens. Que la prudence humaine parle et discoure tant qu’il lui plaira : ni la vraie paix ni la vraie tranquillité temporelle ne sortiront jamais de tout ce qui s’oppose à la paix et à la félicité éternelle ou qui s’en écarte. »

La huitième partie de cette série d’articles portera sur l’obligation morale des parents, des enseignants et des autres personnes responsables de l’éducation des enfants de résister publiquement à la promotion de l’idéologie du genre — même par les autorités de l’Église catholique.

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