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Le Brésil et les lignes directrices de l'Organisation mondiale de la santé sur l'avortement


Damares Alves, Ministre de la Femme, de la Famille et des Droits de l'homme du Brésil.

Par Stefano Gennarini, J.D. ― traduit par Campagne Québec-Vie ― Photo : La Nata com Antonia Fontanelle/YouTube

New York, 11 octobre (C-Fam) — Les procureurs brésiliens pourraient lancer une enquête criminelle sur un magazine qui fait la promotion d'avortements illégaux sur la base de directives controversées de l'Organisation mondiale de la santé.

La ministre brésilienne de la Femme, de la Famille et des Droits de l'homme, Damares Alves, a officiellement dénoncé le magazine en ligne AzMina au procureur général de Sao Paolo. Alves croit qu'un article publié par l'AzMina avec des indications sur la façon de s'auto-administrer l'avortement avec des produits obtenus illégalement, ainsi que d'autres méthodes d'avortement, met en danger la vie des femmes et des filles brésiliennes. Le procureur général a confirmé qu'une enquête criminelle sur la publication a été ouverte le mois dernier.

La tentative d'Alves de poursuivre AzMina est plus qu'un simple débat national. C'est une salve d’artillerie contre la tentative de l'industrie internationale de l'avortement de contourner les lois qui protègent l'enfant à naître et restreignent l'avortement. Au cœur de cette campagne se trouvent les lignes directrices de l'Organisation mondiale de la santé sur l'avortement, qui sont devenues les normes mondiales de l'industrie de l'avortement.

Dans le but de rendre l'avortement toujours plus accessible, l'Organisation mondiale de la Santé recommande maintenant des procédures d'avortement dangereuses, découragées par les établissements médicaux des pays développés, y compris l'avortement chimique auto-administré sans surveillance médicale.

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Le monde médiatique libéral brésilien a attaqué Alves, l'accusant d'être une ennemie de la liberté d'expression et une fondamentaliste religieuse. Alves a défendu son action dans un éditorial de la Folha de S. Paolo, l'un des quotidiens les plus diffusés au Brésil. Alves écrivit qu'elle avait agi en raison de « la possibilité réelle que la publication de cette information mette la vie des filles en danger ».

« Combien d'adolescentes qui ne veulent pas que leurs parents découvrent qu'elles sont enceintes vont suivre les directives de l’article exactement et illégalement ? Combien en mourront ? » questionnait Alves.

Alves n'a pas non plus hésité à défendre la position pro-vie du gouvernement Bolsnaro. Elle a comparé les informations du magazine AzMina sur l'avortement à un guide sur le suicide ou l'automutilation. « Bien sûr, l'intention est bonne [ou tout simplement opportuniste*]. Mais imaginez le nombre de suicides ou d'automutilations qui résulteraient de cet article ».

Le Brésil n'autorise l'avortement que dans les cas de viol et lorsque la vie d'une mère est en danger. L'article d'AzMina explique aux femmes comment obtenir des produits abortifs illégaux au Brésil et comment s'auto-administrer ces médicaments.

Les lignes directrices de l'Organisation mondiale de la santé qui sont à la base de l’article d'AzMina promeuvent la décriminalisation de l'avortement comme moyen de rendre l'avortement « sûr ». Ils font également la promotion de l'avortement chimique et permettent au personnel non médical et peu qualifié de procéder à l'avortement afin de rendre celui-ci plus largement accessible. Le personnel de C-Fam a critiqué les lignes directrices de 2012 pour avoir abaissé les normes de soins et ne pas avoir suivi les preuves médicales.

Des directives plus récentes de l'Organisation mondiale de la santé, également suivies par les auteurs d'AzMina, encouragent l'avortement auto-administré, qui est actuellement illégal ou découragé aux États-Unis et dans la plupart des pays développés.

Les auteurs de l’article d’AzMina ont répondu à l'article d'opinion d'Alves en défendant les normes de l'Organisation mondiale de la santé et en accusant les lois pro-vie du Brésil de causer la mort de femmes, « Tout le monde sait que les femmes avortent toujours même si c'est illégal. »

Les entreprises techniques de l'industrie de l'avortement testent également des méthodes expérimentales d'avortement auto-administré pour les derniers stades de la grossesse en Afrique, où l'avortement est plus dangereux et la surveillance médicale est d'autant plus importante.


*Commentaire d'Augustin Hamilton.

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