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Le Brésil élit un président pro-vie fort, brisant des décennies de pouvoir gauchiste


Jair Bolsonaro, président du Brésil.

Par Guilherme Ferreira Araújo et Gualberto Garcia Jones, Esq. — traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Estudios nacionais

Analyse

Brasilia, Brésil, 28 octobre 2018 (LifeSiteNews) — Le 28 octobre est une date importante pour le Brésil. Jair Bolsonaro a été élu président, mettant fin à une génération de gouvernement de gauche. Sous Bolsonaro, le Brésil pourrait passer du statut de refuge pour les marxistes latino-américains et leurs alliés mondialistes corrompus à celui d'allié précieux de la vision du président Trump d'une zone où les gouvernements sont motivés par leurs intérêts souverains. Plus important encore, le Brésil passera du statut de promoteur de la culture de mort à celui de défenseur de la culture de la vie.

Face à cette réalité, les médias libéraux du monde entier ont tenté de qualifier M. Bolsonaro d'extrémiste. C'est un « raciste», un « sexiste », un « homophobe », un « misogyne ». C'est un « néo-nazi » qui veut ramener la dictature militaire ! C'est plus ou moins ce que les adversaires de Jair Messias Bolsonaro disent de lui. Mais qui est-il ? Certains l'appellent le « Trump brésilien ». Mais pour comprendre qui il représente vraiment, nous devons comprendre un peu l'histoire récente du Brésil.

En 1964, l'armée brésilienne, répondant à un appel légitime de la société civile, décide de prendre le pouvoir afin d'éviter la menace communiste qui pesait sur tous les pays Occidentaux de l'époque. Au début, les militaires ont assuré à la société civile qu'ils redonneraient le pouvoir à un gouvernement civil dès que possible, mais bientôt une division interne prit forme au sein même de l'armée, ce qui a abouti à un « coup d'État à l'intérieur du coup d'État ». En fin de compte, les militaires sont restés au pouvoir jusqu'en 1985, date à laquelle ils ont tenu leur promesse et entamé un processus de transition vers un gouvernement civil.

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Pendant les années du régime militaire, les communistes ont agi sur deux fronts différents : la guérilla et une stratégie culturelle qu'ils ont apprises d'Antonio Gramsci, l'un des fondateurs du Parti communiste italien. L'objectif était d'atteindre ce que Gramsci appelait l'hégémonie, c'est-à-dire de faire penser toute la population d'une manière socialiste en raison de leur infiltration des médias, des universités et de tous les éléments culturels majeurs de la société.

La stratégie a fonctionné et, après la promulgation de la Constitution de 1988, la septième de l'histoire du Brésil, les gauchistes ont dominé toutes les élections présidentielles, à de très rares exceptions près. Les principales rivalités politiques étaient entre le PT (Parti du travail) de gauche radical et le PSDB (Parti social-démocrate brésilien) de centre-gauche.

En 1990, après la chute du mur de Berlin, Lula et Fidel Castro ont fondé le Foro de São Paulo (Forum de São Paulo) [FSP], une organisation internationale qui regroupait les principaux partis politiques, organisations et même groupes terroristes, comme les FARC de Colombie, de gauche, dans le but de créer une version latino-américaine de l'ancienne Union soviétique.

Élections après élections, les membres du FSP ont pris le pouvoir dans différents pays d'Amérique latine : Hugo Chávez au Venezuela, Evo Morales en Bolivie, Lula au Brésil, et ainsi de suite.

Au Brésil, personne ne connaissait vraiment cette organisation secrète dans les médias grand public. Il a fallu un homme, le philosophe Olavo de Carvalho, pour découvrir la vérité sur ce complot de la gauche corrompue au Brésil et en Amérique latine. En 1996, Olavo de Carvalho soutenait que les gauchistes prenaient une dangereuse emprise sur le pouvoir alors que de nombreuses personnes pensaient que la chute du mur de Berlin avait mis un terme au communisme.

La responsabilité de la découverte de ce que faisait la gauche au Brésil et en Amérique revient à Olavo de Carvalho. Son cours de philosophie en ligne, ses livres, sa vieille baladodiffusion et son profil Facebook ont commencé à toucher des centaines de milliers de personnes, voire des millions. Tout comme dans le cas de Trump, cette révolution conservatrice ne serait pas télévisée, elle serait portée sur les ailes des médias sociaux.

Parmi ceux qui ont dénoncé les machinations corrompues du Foro de São Paulo se trouvaient de nombreux pro-vie engagés et politiquement avisés qui se sont organisés efficacement pour atteindre des politiciens comme Jair Bolsonaro et leur faire embrasser la Culture de la Vie.

L'histoire politique de Jair Messias Bolsonaro est assez commune parmi les politiciens. Bolsonaro est entré en politique lorsqu'il a pris sa retraite de l'armée brésilienne, devenant député fédéral en 1990. Cependant, sa montée en notoriété nationale est loin d'être anodine. En 2003, il a commencé à attirer l'attention des médias en raison d'une dispute sur l'ordre public qu'il a eue avec une politicienne communiste, Maria do Rosário. Bolsonaro avait proposé que l'âge légal auquel une personne peut être inculpée en tant qu'adulte fût abaissé de 18 à 16 ans. Maria do Rosário s'était opposée à cette réduction même dans le cas d'un crime terrible commis par le violeur de 16 ans Roberto Aparecido Alves Cardoso, connu sous le nom de Champinha (lui et une bande de quatre autres hommes ont violé, torturé et assassiné la jeune fille Liana Friedenbach ainsi que son ami Felipe Caffé).

En 2011, Bolsonaro a également été l'une des personnes les plus virulentes à dénoncer ce que l'on a appelé la « trousse gay », un ensemble de matériel d'éducation sexuelle pour enfants dès l'âge de 6 ans, conçu par Fernando Haddad, communiste et membre du Parti du Travail, alors ministre de l'Éducation et maintenant candidat [battu] à la présidence.

Comme pour le président Donald Trump, beaucoup de gens considèrent que certaines déclarations publiques de Bolsonaro sont controversées, en raison de leur hardiesse et de leur franchise, mais c'est précisément pour cela que Bolsonaro a commencé à devenir si populaire. Il était l'un des seuls à vouloir attaquer publiquement ce que faisaient les communistes du Parti du travail (PT) : la destruction de la famille par l'idéologie du genre et la sexualisation précoce ; la défense et même la promotion du crime organisé comme mode de vie élégant ; la promotion de l'avortement ; les scandales de corruption grave — d'une ampleur jamais vue auparavant et perpétrés par Lula et sa bande — qui accablaient le Brésil ; les violences endémiques qui ont frappé le pays (60 000 morts par an au minimum selon ses estimations). Dans tous ces domaines, Bolsonaro n'a pas hésité et a proposé des solutions conservatrices audacieuses qui ont fait écho auprès du peuple brésilien.

Parce que Bolsonaro n'a jamais été impliqué dans un scandale de corruption, il a pu canaliser tous les sentiments de frustration à l'égard du Parti du travail. Pourtant, les médias ont été impitoyables pour Bolsonaro. Et bien qu'il n'ait aucun scandale de corruption à son actif, la gauche (qui, au Brésil, inclut tous les médias grand public) l'a attaqué en raison de son style et de son audace. Cette hypersensibilité de la part du noyau dur de la gauche est très similaire celle du mouvement circulant dans une grande part de l'Amérique libérale, où les étudiants universitaires exigent des espaces sûrs dans lesquels ce qu'ils considèrent comme un discours offensant ne peut leur nuire. Au Brésil, ce groupe est appelé la « gauche du caviar » : ces gens qui aiment les discours moralisateurs et prêchent la justice sociale mais qui exigent de pouvoir vivre leur vie personnelle complètement déconnectés de la majorité de la société.

Bolsonaro a brisé le monopole culturel de la gauche avec son style audacieux de liberté d'expression conservatrice, et maintenant les médias de gauche sont dans la perplexité sur la manière d'y faire face. Au pays et à l'étranger, les médias n'ont fait que diffuser les mêmes affirmations non fondées : il est un « raciste, misogyne, homophobe, fasciste, néo-nazi », etc. Bien sûr, ces prétentions sont facilement réfutées par le fait que Bolsonaro a soutenu d'éminentes femmes politiques, certaines d'entre elles étant juives et d'autres appartenant à des groupes raciaux minoritaires. De plus, bien que Bolsonaro soit catholique et qu'il se soit prononcé contre l'imposition de l'idéologie du genre, sa position ferme contre la corruption et le crime lui a valu l'appui de plusieurs qui se disent homosexuels.

Bien sûr, la vraie raison pour laquelle les critiques de Bolsonaro répandent toutes ces calomnies à son sujet est qu'il représente une réelle menace pour le plan communiste latino-américain matérialisé dans le Forum de São Paolo. Lui élu, la gauche radicale ne pourra pas travailler main dans la main avec les syndicats du crime organisé dont le siège se trouve au Venezuela et qui se tourne vers l'Iran et les FARC colombiennes.

M. Bolsonaro s'est engagé à arrêter l'avancée de la culture de la mort au Brésil, qui a toujours été une priorité absolue parmi l'élite mondialiste. Cela porterait un coup sévère à ceux qui travaillent depuis une génération à miner les racines de la civilisation chrétienne occidentale.

Non, Bolsonaro n'est pas raciste, misogyne, homophobe ou fasciste, c'est un patriote qui est prêt à donner sa vie pour son pays, un pays qui a souffert pendant des décennies aux mains d'une bande d'idéologues de gauche qui ont presque réussi à détruire le Brésil. La devise du parti de M. Bolsonaro est « Le Brésil au-dessus de tout, Dieu au-dessus de tous ». Cette combinaison de la croyance en la souveraineté nationale et de la reconnaissance du rôle propre de Dieu a terrifié la gauche athée.

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