M'INSCRIRE
DONNER

Joignez-vous au mouvement

CQV défend la personne humaine, de la conception à la mort naturelle.

ou

×

Le bébé de Katie n’a ni bras ni jambes, mais elle a trouvé la paix en choisissant la vie


Katie Whiddon et son fils Camden.

Par Nancy Flanders (LiveActionNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : katiewhiddon/Instagram

Enceinte à 18 ans et dans une relation conflictuelle, Katie Whiddon pensait qu’avoir un bébé la sauverait de la violence de son petit ami. Puis un diagnostic difficile l’a conduite sur un chemin sombre, vers l’avortement, avant qu'elle ne trouve la paix et la joie dans sa vie.

Au début, la grossesse semblait rapprocher le couple, mais ils se sont vite éloignés l’un de l’autre. Puis, lors de l’échographie vers 20 semaines de grossesse, elle a reçu une nouvelle qui a tout changé. Tandis qu’elle déplaçait la baguette à ultrasons, l’échographiste s’est tue et elle a commencé à essayer de faire bouger le bébé. Puis elle est partie chercher le médecin.

« Mon infirmière est entrée et mon médecin a suivi », a écrit Whiddon dans un essai pour Love What Matters. Dès que mon médecin est entré dans la pièce, il a dit : « Les choses ne se présentent pas bien. Les choses se présentent très mal. »

« Je ne me souviens pas des mots exacts de mon médecin après cela, mais alors qu’il regardait mon bébé avec l’échographie, il nous a dit qu’ils n’arrivaient pas à trouver les bras ou les jambes de mon bébé », a écrit Whiddon. « Je ne pouvais plus entendre. Tout mon corps était engourdi. J’avais l’impression que je ne vivais même pas. C’était les limbes. Des limbes cruels. »

Pendant qu’elle pleurait, le médecin a fixé un rendez-vous avec un spécialiste pour confirmer le diagnostic. Lorsque le couple est rentré chez lui, la discussion sur l’avortement du bébé a commencé. Le petit ami de Whiddon la suppliée d’avorter, disant qu’il serait « cruel » d’avoir un bébé qui serait un « monstre » sans bras ni jambes, « SURTOUT si c’est un garçon ».

Whiddon est convaincue qu’elle doit avorter et accepte de le faire si le spécialiste confirme le diagnostic. Le lendemain, Whiddon et son petit ami, ainsi que son père et sa belle-mère et la mère et la grand-mère de ce dernier, rencontrent le spécialiste qui leur annonce que les bras du bébé s’arrêtent au niveau du coude et qu’il n’a pas de jambes du tout. Il ajoute que les organes du bébé pourraient défaillir et qu’il n’y a aucun moyen de savoir si son cerveau fonctionne correctement. On dit à Whiddon qu’elle pourrait « donner naissance à un légume ».

L'article continue ci-dessous...

Consultez quotidiennement Culture de Vie, un site de nouvelles sur la foi, la famille et la vie, de Campagne Québec-Vie

Cliquez « J'aime » si vous êtes pro-vie !

Abonnez-vous à notre chaîne Youtube !

Son avortement est programmé pour le jeudi suivant.

« Je me suis réveillée le lendemain matin en pleurant », dit-elle. « Des pleurs qui me serraient les tripes. J’étais en deuil et ça faisait plus mal que tout ce que je pouvais imaginer. Je pouvais sentir cette obscurité s’insinuer dans mon âme. Non seulement mon bébé a une anomalie congénitale, mais je ne le rencontrerai jamais. Je ne connaîtrai jamais le son de son cri, le doux toucher de sa peau, l’odeur de sa tête, et je ne saurai pas s’il me ressemble ».

Entendant ses pleurs, son petit ami a menacé de mettre définitivement fin à leur relation si elle n’allait pas jusqu’à l’avortement. Elle raconte qu’il lui a dit : « Qui crois-tu voudra être une mère célibataire avec un bébé difforme ?! Personne ! »

Whiddon est partie pour un voyage rapide avec sa famille et à cette occasion, elle a rencontré un couple qui attendait un bébé à peu près au même moment que le sien. Pendant qu’ils discutaient, la femme lui a dit qu’elle ne pensait pas que Whiddon irait jusqu’au bout de l’avortement parce qu’elle parlait de son bébé avec tant d’amour. Ces mots d’une inconnue ont commencé à faire changer d’avis Whiddon sur l’avortement. Elle a décidé de prier.

« J’avais besoin d’être en paix avec ma décision de mettre fin à ma grossesse », a-t-elle écrit. « Mettre fin à la vie de mon fils. Mais je n’avais pas de paix. Je détestais tout. Moi-même. Mon petit ami. Le médecin. L’existence. Dieu. Pourquoi ça m’arrivait à moi ? Pourquoi cela arrivait-il à MON bébé ? » Elle ne voulait pas avorter, mais elle se sentait égoïste d’avoir même envisagé de garder son bébé. Elle a dit qu’elle « voulait faire ce qui était juste pour lui ».

Après avoir parlé avec sa mère et sa cousine, elle a décidé qu’elle devait peut-être être égoïste. Si elle ne se rendait pas à son rendez-vous pour l’avortement, elle pourrait rencontrer son fils, le prendre dans ses bras et lui dire qu’elle l’aime.

« J’ai décidé de garder mon bébé. La paix. Une paix douce et chaleureuse », a-t-elle dit. « La paix que seul Dieu peut vous donner ». Elle est passée de l’obscurité à la lumière et est allée se cacher chez sa cousine jusqu’à ce que la date du rendez-vous pour l’avortement arrive et soit partie. Son petit ami l’a suppliée d’avorter — elle a refusé — et leur relation a pris fin. Whiddon a déménagé hors de l’État pour être avec sa mère, et son nouveau médecin lui a dit que son bébé était par ailleurs en bonne santé. Il n’allait pas mourir.

Whiddon a accueilli son fils Camden à 38 semaines et six jours par césarienne. Il a passé quelques jours dans l’unité de soins intensifs néonatals. « Il était si beau. Pas un légume. Pas un monstre. Pas déformé », a déclaré Whiddon. « Juste mon garçon parfait. J’ai fait le bon choix. »

Au fil du temps, elle a vu avec joie Camden franchir les étapes les unes après les autres — se retourner à quatre mois, apprendre à colorier, se brosser les dents, monter les escaliers jusqu’au toboggan et marcher à quatre ans. Whiddon a rencontré quelqu’un d’autre et s’est mariée, et aujourd’hui, Camden est le grand frère d’un frère et de trois sœurs.

« Camden a changé ma vie de la meilleure façon possible », a déclaré Whiddon. « Il m’a montré ma force à travers la sienne. Il m’a montré que l’amour peut vous aider à surmonter n’importe quel obstacle. Il m’a appris que j’ai une voix, qui est forte et entendue, et que je peux l’utiliser pour aider les autres. Il m’a appris à ne jamais abandonner, même si je sens que je ne peux plus avancer. Et surtout, il m’a montré que la prière fonctionne vraiment et que Dieu a un grand projet pour nos vies, même si ce n’est pas ce que nous pensions. »

Consultez Culture de Vie, un site de nouvelles sur la foi, la famille et la vie, de Campagne Québec-Vie



Laissez un commentaire