La vraie raison pour laquelle l’Occident n’a pas d’enfants (ce n’est pas seulement le coût de la vie) - Campagne Québec-Vie
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La vraie raison pour laquelle l’Occident n’a pas d’enfants (ce n’est pas seulement le coût de la vie)

Par Steven Mosher — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : pvproductions/Freepik

24 juillet 2025 (LifeSiteNews) — Les taux de natalité lamentables des États-Unis sont souvent attribués à l’économie. Mais le coût de la grossesse et de l’éducation des enfants n’est qu’une partie de la raison pour laquelle le taux de fécondité total américain, à 1,6 enfant par femme, est historiquement bas.

L’apocalypse à venir est une cause tout aussi importante de découragement chez les jeunes à se marier et à avoir des enfants.

Quelle apocalypse, me demanderez-vous ?

Ici, vous pouvez choisir à votre guise, puisqu’il y en a une demi-douzaine qui flottent dans l’atmosphère. Et de temps à autre un nouveau fantasme apparaît, apparemment sorti de nulle part, coïncidant généralement avec une baisse du battage médiatique autour du précédent.

L’apocalypse qui a duré le plus longtemps est — vous l’avez deviné — celle de la surpopulation.

Depuis la fin des années soixante et jusqu’à aujourd’hui, il y a eu un battement de tambour constant de propagande avertissant que nous nous reproduisions jusqu’à l’extinction sur la surface de la planète.

L’apocalypse des années quatre-vingt était quelque chose appelé « refroidissement mondial ». L’activité humaine mettait tellement de particules dans l’air, nous ont dit les experts, qu’elle bloquait les rayons du soleil et conduisait à une nouvelle ère glaciaire. Dans quelques décennies, nous allions être tous blottis dans des igloos.

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Ces génies certifiés n’ont cependant pas tardé à faire marche arrière et se sont rapidement penchés sur le « réchauffement climatique ». Les années 90 étaient pleines d’histoires fiévreuses sur la façon dont l’augmentation des températures ferait fondre les calottes polaires, inonderait les régions côtières, tout en transformant de grandes parties de la terre ferme survivante en déserts.

Puis l’un de ces prodiges a proposé le terme fourre-tout « changement climatique ». Cela, il s’avère, n’est rien de plus que la somme de toutes les peurs en ce qui concerne le climat.

Le but de tout ceci est de terrifier les gens avec l’idée que le climat de la terre est en train de sortir complètement hors de contrôle. L’activité humaine — en particulier l’usage de combustibles fossiles — était censée provoquer des variations météorologiques extrêmes, des sécheresses terribles aux inondations soudaines, des ouragans intenses aux dômes de chaleur incroyablement élevés.

À chacun de ces scénarios apocalyptiques, on a jeté le tort sur l’humanité, bien sûr. Comme le disait l’un des premiers slogans antinatalistes : « La population, c’est la pollution. » On nous a dit que nous pourrions sauver la planète et nous-mêmes si seulement nous arrêtions d’avoir autant de bébés ou, comme les environnementalistes radicaux les appellent, de « petits émetteurs de carbone ».

Ceux d’entre nous qui sont plus âgés ont depuis longtemps appris à se moquer de ces contes apocalyptiques. Une fois que vous avez entendu une histoire effrayante, vous les avez toutes entendues. Une fois que vous avez réalisé combien d’escrocs sont devenus riches et célèbres en criant « La fin est proche », vous arrêtez d’écouter.

Mais ce que nous n’avons pas réalisé, c’est que la foule du « la-fin-est-proche » ne s’adressant pas tant à nous qu’à nos enfants. Et nos enfants écoutaient. En fait, ils n’avaient pas d’autre choix que d’écouter, parce qu’ils étaient un public captif. Ils ont fréquenté des écoles publiques où l’endoctrinement sur les soi-disant dangers de la « surpopulation », du « réchauffement climatique » et du « changement climatique » est intégré dans de nombreux cours, allant de l’histoire aux sciences sociales.

Ces récits apocalyptiques, répétés année après année, classe après classe, décennie après décennie, ont eu l’effet recherché. Par exemple, un sondage de 2021 de Morning Consult notait qu’un adulte sans enfant sur quatre (25 %) cite le changement climatique comme facteur au fait de ne pas avoir d’enfants. De plus, un sondage de 2022 mené par ABC News et Ipsos rapportait que 23 % des adultes américains âgés de 18 à 45 ans ont déclaré que le changement climatique les avait amenés à reconsidérer la perspective d’avoir un enfant biologique, et 25 % ont envisagé d’avoir moins d’enfants.

Plus les personnes interrogées étaient jeunes, plus cela les préoccupait d’amener des enfants dans un monde qui se meurt. Juste l’année dernière, une enquête du Lancet auprès des 16-25 ans dans tous les 50 états des États-Unis, a trouvé que 52 % hésitaient à avoir des enfants en raison de leurs préoccupations climatiques.

C’est-à-dire qu’un peu plus de la moitié de la Génération Z a été convaincue que l’empreinte carbone des enfants pourrait bientôt rendre la planète inhabitable.

Qui veut avoir charge d’enfants dans un igloo, ou une fournaise, ou un maelström climatique imprévisible ?

Ce que cela signifie, c’est que les incitations pécuniaires du genre de celles que le vice-président J.D. Vance a proposées ne vont pas résoudre la crise de la fertilité aux États-Unis.

Une grande partie de ce qu’il suggère — des avantages fiscaux généreux et d’autres subventions pour les familles — existe déjà dans les pays européens depuis des décennies. Mais ils n’ont pas fait grand-chose pour arrêter la chute du taux de fécondité, qui a chuté encore plus bas que celui des États-Unis.

Ne vous méprenez pas. J’appuie de tels appuis aux parents pour promouvoir le taux de fertilité.

Mais nous devons aussi réaliser que nous ne traitons pas ici uniquement de questions liées aux chèques, mais d’une anxiété climatique généralisée qui dans de nombreux cas frôle la névrose. Vous pourriez appeler cela la climatophobie.

Étant donné l’état mental dans lequel se trouvent de nombreux jeunes, vous ne pourrez pas simplement les soudoyer pour qu’ils aient des bébés. Ils sont trop effrayés par ce qu’ils pensent que l’avenir leur réserve.

En lieu de cela, nous devons réformer le programme d’éducation scolaire pour éliminer les références négatives à la croissance démographique, qui a été l’un des grands moteurs du progrès humain. Et, surtout, nous devons arrêter de dire aux enfants impressionnables que — à cause d’eux — le monde va bientôt prendre fin.



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