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La religion écologique exige le sacrifice humain : une constante du paganisme adorateur de la nature

Par Jeanne Smits (reinformation.tv) — Photo : Melinda Nagy/Adobe Stock

On a souvent noté que l’écologisme actuel est une religion avec ses dieux, ses « dogmes », ses rites, ses commandements, ses fêtes, ses obligations et ses interdits. Et ses sacrifices ! Renoncer à consommer de la viande, faire l’ascèse des voyages en avion, prendre son vélo plutôt que la voiture, raccommoder ses vêtements plutôt que d’aller faire les boutiques, prendre la peine de trier ses déchets, tout cela, c’est « pour la planète », petite phrase qui est entrée dans notre langage quotidien. Il y a, on le comprend bien, une forme d’idolâtrie dans cette manière de consentir à des renoncements systématiques et universels imposés pour la matière inanimée — ce n’est pas comme arrêter de fumer pour retrouver la santé. Mais jusqu’où vont les sacrifices « pour la planète » ? Mercatornet publiait il y quelques jours une chronique du Pr Augusto Zimmerman, directeur de la faculté de droit du Sheridan Institute of Higher Education en Australie, sous le titre : « La secte écologique exige le sacrifice humain. »

Cela peut paraître fort de café. Comme le montre Zimmermann, cela passe, au nom de la fin des émissions de gaz à effet de serre, par la mise en place de conditions de vie de plus en plus difficiles, notamment pour les plus pauvres, mais tous souffriront (sauf la Nomenklatura du climat, sans doute…) du démantèlement des énergies facilement accessibles et peu chères. Cela passe par le refus de la vie : contraception, avortement en sont les aspects les plus visibles. C’est par centaines de millions que les tout-petits ont été… sacrifiés depuis que l’avortement est devenu légal, et la grande entreprise légalisation de l’avortement date dans le monde de l’époque où on a commencé à parler de « surpopulation » et du mal que constituerait « l’exploitation » de la planète (ou la profanation, c’est à peu près cela).

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Le sacrifice de tout ce qui est humain pour apaiser Gaïa

Zimmermann détaille sans faiblir et de manière fort convaincante les arguments qui soutiennent sa thèse : les partisans de la lutte contre le réchauffement climatique sont des adorateurs de « Gaïa » dans la mesure où ils considèrent la « Terre-Mère » comme une entité vivante qu’il faut servir et en quelque sorte apaiser. Il montre d’ailleurs combien cette théorie tourne en rond, interprétant chaque fait, chaque observation de la réalité, fussent-ils contradictoires, à son aune. Qu’il fasse froid ou qu’il fasse chaud, la raison du temps qu’il fait est toujours le « réchauffement climatique ».

Nous vous proposons ci-dessous la traduction intégrale de la chronique d’Augusto Zimmermann. Elle a le mérite de mettre le projecteur sur le fait central, la réalité la plus importante ainsi que l’objectif à peine voilé de l’écologisme détourné de son but premier, qui est le respect des biens terrestres confiés à l’homme par Dieu, comme le rapporte la Genèse, les chargeant de « dominer » la terre, c’est-à-dire d’en être les maîtres et les intendants fidèles, d’en user pour leur propre bien et vertueusement, donc avec prudence, force, justice et tempérance (et de ne pas en abuser, pour la simple raison qu’il s’agit d’un don de Dieu) de par leur statut qui dépasse par nature celui de la simple matière, des végétaux et des animaux. Car l’homme est corps et âme. L’écologie des « réchauffistes » nie cette distinction entre l’homme et le reste de la création matérielle. Elle subordonne l’être humain au bien de « la nature » et lui impose d’agir selon les prétendus besoins de cette dernière, qui déterminent le « bien » (et opèrent, nous le voyons bien, une véritable inversion de la vertu).

La religion écologique, c’est la spiritualité globale

Le dénominateur commun de l’écologie religieuse est bien la « spiritualité globale » dans laquelle toutes les religions, la vraie et les fausses, doivent communier dans la « célébration » — idolâtrie — de la « maison commune ». La vie de l’homme, dans ce système de foi déviante, doit même céder le pas devant les exigences du souverain bien qu’est la Terre-mère.

Ce que Zimmermann ne fait qu’effleurer, c’est que les religions païennes qui faisaient de la terre (ou de la nature, ou du soleil, ou de la forêt…) la divinité dont les hommes croyaient tirer leur existence, leur subsistance et leur avenir ont dans leur majorité pratiqué les sacrifices humains pour apaiser leurs faux dieux et obtenir les biens dont ils avaient besoin. Le dieu Baal ou Moloch « réclamait » le sacrifice d’innocents premiers-nés pour donner à ses adeptes la fertilité des récoltes et des hommes ; les Aztèques arrachaient les cœurs de leurs victimes pour les présenter, palpitants, au dieu soleil pour qu’il revînt le lendemain ; les Incas faisaient mourir des enfants au sommet des Andes pour plaire aux dieux… Les religions païennes de la Gaule, de la Germanie, de la Scandinavie et d’autres pays du nord de l’Europe ont tous pratiqué le sacrifice aux dieux, cette pratique ne cédant que devant l’avancée du christianisme, la force civilisatrice la plus aboutie, la plus complète, la plus vraie. Avant lui, l’Empire romain avait déjà proscrit les sacrifices humains aux dieux (ce qui ne l’a pas empêché de se repaître des combats de gladiateurs ou de l’immolation des chrétiens…).

Ainsi les Aztèques, les Mayas, les Incas abandonnèrent-ils leurs abominables pratiques avec l’arrivée des Espagnols, horrifiés par ces pratiques sanguinaires ; en Europe, la Lituanie, christianisée tardivement, connut ses derniers sacrifices humains au XIVe siècle, tuant rituellement des chrétiens en tant qu’ennemis de leurs dieux. La découverte des sociétés primitives, ou non, depuis l’Australie jusqu’à la Chine, permet de voir la constance de la pratique dans le temps et dans l’espace dans les contrées qui ne connaissaient pas encore le Christ.

Il s’agissait le plus souvent d’apaiser les idoles ou de s’attirer leurs bonnes grâces ; comme en Corée où le sacrifice humain accompagnait le lancement des grands chantiers. « Ce que les païens immolent, ils l’immolent aux démons, et non à Dieu », dit saint Paul (1 Cor. 10, 20). Que les démons, dans leur haine de l’homme, réclament la vie des êtres humains n’a décidément rien d’étonnant. Et ce qui était vrai chez les païens l’est aussi aujourd’hui chez les néo-païens qui attribuent à la « Terre-mère nourricière » des qualités divines. — J.S.

*

La secte écologiste exige le sacrifice humain

On compare volontiers le mouvement écologiste moderne à une religion. En effet, de nombreux écologistes sont des adorateurs de Gaïa ; ils considèrent la « Terre-Mère » comme une entité vivante. Ils ont une vision apocalyptique du monde et leur approche de l’« environnement » est intimement liée au culte de la nature. Nous y reviendrons. Les tenants du « réchauffement climatique » nous répètent sans cesse que la température augmente, que les mers montent, que la glace régresse et que les ours polaires disparaissent. Ces affirmations ne sont pas étayées par des preuves convaincantes ; en réalité, c’est plutôt le contraire qui semble se produire, puisque les prédictions échouent généralement. Cependant, la conviction inébranlable selon laquelle les émissions de dioxyde de carbone réchauffent l’atmosphère terrestre de manière catastrophique a été érigée en dogme religieux. Bien entendu, le souci raisonnable d’éviter la pollution et de préserver nos ressources naturelles de manière responsable est une position qui mérite d’être saluée sur le plan éthique. Cependant, les efforts des « environnementalistes » en vue de réduire les émissions de carbone rendent l’énergie moins abordable et moins accessible, ce qui fait augmenter le coût des produits de consommation, entrave la croissance économique, détruit des emplois et entraîne des effets néfastes pour les populations les plus pauvres de la planète. A l’inverse, l’affectation de ressources financières à la construction de stations d’épuration, à l’amélioration de l’assainissement et à la fourniture d’eau potable aux pauvres aurait un impact immédiat plus important sur leur situation que la lutte contre le prétendu « réchauffement climatique ».

Une motivation cachée

Cela ne devrait pas nous étonner que les gouvernements à tous les niveaux aient souscrit à l’idée que le réchauffement climatique est une réalité, que l’homme en est responsable et qu’il est dans l’intérêt du pays de prendre des mesures radicales pour y remédier. L’Australie a même créé un poste de ministre du Changement climatique, laissant ainsi entendre que les responsables politiques peuvent nous sauver en apaisant les « dieux de la météo » ! Il est même permis de penser que nos responsables politiques contribuent à la fabrication d’une « crise climatique » afin de vendre leur propre solution, à savoir le « big government ». Le gouvernement, jadis perçu comme un « mal nécessaire » et comme un violateur potentiel de nos droits et de nos libertés fondamentales, devient ce faisant notre « sauveur » ultime. On peut sans doute appeler cela une forme d’idolâtrie. La théorie du réchauffement climatique repose sur la croyance selon laquelle l’augmentation des niveaux de dioxyde de carbone fait monter la température de l’atmosphère.

Malgré cet alarmisme environnemental terrifiant et des dépenses gouvernementales écrasantes pour limiter les « émissions de carbone », historiquement, les augmentations de température ont souvent précédé les niveaux élevés de dioxyde de carbone, ce qui anéantit cette théorie de la cause et de l’effet. Le fait est que le monde s’est de tout temps réchauffé et refroidi, et que la théorie du réchauffement climatique anthropomorphique contredit la vérité historique que nous connaissons. Néanmoins, selon le sénateur James Paterson, le fait de couvrir de honte et d’intimider publiquement tout scientifique qui s’écarte de l’orthodoxie en matière de changement climatique rappelle étrangement le procès des sorcières de Salem ou l’Inquisition espagnole, puisque des flagellations publiques sont infligées — métaphoriquement parlant — pour punir les délits de pensée commis par ces personnes. En effet, les « dissidents », ainsi qu’on les nomme, subissent l’humiliation rituelle de la part de leurs collègues et des médias, dont les moindres motivations sont remises en question et les points de vue cloués au pilori.

Le réchauffement de la planète se réfute de manière empirique par l’accumulation de preuves de refroidissement. Par conséquent, lorsque la température augmente, nous entendons : « Waouh, c’est une preuve évidente du changement climatique », mais lorsque le climat se met à se refroidir rapidement, on nous dit : « Waouh, c’est une preuve supplémentaire du changement climatique. » Il s’agit là d’une tautologie manifeste : tout ce qui arrive, sans exception, peut être attribué à une seule et même théorie. Et si toute chose qui se produit, quelle qu’elle soit, peut être attribuée à une seule théorie, nous nous trouvons en présence de la quintessence d’une théorie totalitaire, comme l’est le réchauffement de la planète.

Selon Jonah Goldberg, rédacteur en chef fondateur de National Review Online, « ce qu’il y a de formidable avec le réchauffement climatique, c’est qu’il est lié à tout ce que nous faisons — ce que nous mangeons, ce que nous portons, les endroits où nous nous rendons. Notre “empreinte carbone” constitue la mesure de l’homme ». En d’autres termes, l’idée du « changement climatique » est par essence irréfutable, car le climat change toujours quelque part, d’une manière ou d’une autre. Et toute théorie qui n’est pas réfutable n’est pas scientifique, c’est une religion.

Anti-natalisme

Nous en sommes arrivés au point où même la naissance de tout nouvel être humain est considérée comme une menace pour la « Terre-mère » : certains vont jusqu’à présenter ouvertement les nouveaux bébés comme une source indésirable d’émissions de gaz à effet de serre, qui consomment des ressources naturelles. En Australie, on promeut ainsi le fait de renoncer à avoir des enfants, voire d’avorter, comme un geste écologique, et les femmes sans enfant comme apportant leur pierre à l’édifice pour réduire l’empreinte carbone de la civilisation. Par exemple, un professeur adjoint de médecine à l’université de Notre-Dame-Australia, professeur agrégé de médecine clinique à l’université d’Australie occidentale, estime que la procréation est un « comportement préjudiciable pour l’effet de serre ». Il souhaite sérieusement que le gouvernement australien envisage des mesures de contrôle de la population à l’instar de la Chine, dont la politique de l’enfant unique par famille était assortie de sanctions draconiennes, de stérilisations et d’avortements forcés.

Ce type de pensée rappelle les anciennes religions païennes. L’histoire nous apprend que certaines civilisations anciennes tuaient leurs enfants pour changer le temps qu’il faisait. Elles pratiquaient le sacrifice d’enfants pour apaiser leurs dieux et s’attirer leurs bonnes grâces. Ces peuples primitifs pensaient qu’en sacrifiant des êtres humains, ils pouvaient influencer les forces de la nature en leur faveur. Les Aztèques, par exemple, honoraient leurs dieux en tuant des personnes à coups de flèches dans un champ pour que leur sang fertilise la terre.

Il est tragique de constater que non seulement les jeunes générations sont trompées et renoncent à avoir des enfants par peur de mettre la planète en danger, mais qu’elles mettent également fin à des grossesses saines, certains allant même jusqu’à prétendre ouvertement qu’ils l’ont fait au nom de la lutte contre le changement climatique. Une femme mariée a ainsi pu confier à un journal que « ne pas avoir d’enfant est la chose la plus respectueuse de l’environnement qu’elle puisse faire ». Le même article faisait état d’une autre femme qui avait mis fin à sa grossesse parce qu’elle était fermement convaincue que « le fait d’avoir des enfants est égoïste… Chaque personne qui naît consommera de la nourriture, de l’eau, de l’énergie fossile et des arbres en plus, et produira plus de déchets, de pollution, de gaz à effet de serre, et aggravera la surpopulation ».

Bien entendu, les inquiétudes relatives à la surpopulation ne datent pas d’hier. En 1968, l’écologiste Paul Ehrlich s’est fait l’écho de l’économiste du XVIIIe siècle Thomas Malthus en prédisant une famine mondiale due à la surpopulation et en préconisant des mesures immédiates pour limiter la croissance démographique. La bombe démographique d’Ehrlich fut l’un des livres les plus influents du siècle dernier. Il y a plus de 50 ans, il déclarait d’un ton prophétique : « La fin arrivera dans les 15 années à venir. » Il va sans dire que ces prédictions apocalyptiques ne se sont jamais réalisées. Nonobstant toutes les inquiétudes, l’accès à la nourriture et aux ressources s’est amélioré au fur et à mesure de l’augmentation de la population mondiale.

Evidemment, cela n’a pas empêché certains militants écologistes de continuer à faire des déclarations toujours aussi farfelues au sujet de l’humanité et de l’avenir de notre planète. Le prince Philip, feu le duc d’Édimbourg, déclarait en 1988 : « Si je me réincarne, j’aimerais revenir sous la forme d’un virus mortel, afin de contribuer à résoudre le problème de la surpopulation. » Cette idée lui tenait tellement à cœur qu’il devait répéter plus tard : « Je dois avouer que je suis tenté de demander à me réincarner sous la forme d’un virus particulièrement mortel. » Nous ferions bien de nous méfier grandement de tout argument utilisant un langage qui fait référence aux êtres humains comme un « virus invasif », un « fléau » ou même un « problème » qui doit être résolu. Certains écologistes déplorent même que ni la guerre ni la famine ne soient capables de réduire suffisamment la population et préfèrent l’arrivée d’un virus mortel pour s’attaquer aux innocents. Ce type d’argument trahit une volonté apocalyptique de faire régner la mort et la destruction à grande échelle. C’est un type de pensée religieuse qui révèle un sinistre désir d’éliminer les êtres humains à la recherche d’un petit nombre utopique de survivants « durables ».

Augusto Zimmermann

Traduction par Jeanne Smits



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