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La maternité de substitution est une forme de traite des êtres humains — ce cas troublant le prouve

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Pormezz/Adobe Stock

Samedi 22 février 2025 (LifeSiteNews) — La maternité de substitution est une forme de traite des êtres humains.

Cela est vrai non seulement d’un point de vue éthique — puisque la FIV est utilisée pour créer des enfants en laboratoire et qu’une femme ou des femmes sont ensuite louées pour la gestation de ces enfants — mais aussi d’un point de vue légal dans un nombre croissant de pays. L’Italie a interdit la maternité de substitution pour ces raisons, et la Cour européenne des droits de l’homme, dans un rare moment de clarté morale, a également qualifié la maternité de substitution de traite des êtres humains (tout comme le Parlement européen).

Les problèmes éthiques et juridiques engendrés par la commercialisation de la vie humaine et le trafic d’enfants humains n’ont jamais été aussi évidents. J’ai couvert un grand nombre de ces histoires dans cet espace ; il y en a beaucoup d’autres dont j’aurais pu parler, comme l’augmentation grotesque des « usines à bébés » à but lucratif dans des pays comme l’Ukraine et le Nigeria, sous l’impulsion de riches Occidentaux qui ne peuvent pas concevoir leurs propres enfants naturellement ou qui préfèrent simplement confier la tâche de porter des enfants à des femmes de pays en développement qui sont désespérément à la recherche d’argent.

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S’il n’était pas si sinistre, le bavardage confus des progressistes à propos des lois pro-vie — qui soi-disant créeraient un nouveau Gilead théocratique comme dans A Handmaid’s Tale (La servante écarlate) de Margaret Atwood — serait drôle. Dans leur monde à l’envers, les lois protégeant les enfants à naître dans le ventre de leur mère sont oppressives, mais les femmes à court d’argent louées par de riches homosexuels qui tentent de se procurer un enfant ne le sont pas. Ils ne voient pas d’inconvénient à ce que les femmes et les enfants soient transformés en marchandises ; ils veulent simplement que cette commercialisation soit effectuée par les élites qu’ils préfèrent.

Un autre exemple dissuasif a été rapporté par The Independent le 20 février. Selon ce journal, « les parents potentiels qui font appel à des mères porteuses étrangères commerciales sont avertis que le gouvernement pourrait s’opposer à leurs demandes d’adoption, ce qui rendrait les enfants définitivement apatrides et légalement sans parents ». L’affaire portée devant la Haute Cour concernait deux lesbiennes âgées et « égocentriques » du Royaume-Uni. Elles s’étaient engagées dans un « arrangement illégal avec une clinique de Chypre », à la suite duquel un garçon et une fille sont nés de femmes ukrainiennes et se sont ensuite retrouvés apatrides pendant « quatre ans avant que le juge ne leur accorde l’adoption comme seule option ».

Selon The Independent :

Une demande d’ordonnance parentale à la suite d’une maternité de substitution conventionnelle ne peut être faite que si les gamètes du demandeur ont été utilisés pour créer l’embryon. Or, dans ce cas, les femmes sexagénaires ont eu recours à des donneurs pour les ovules et le sperme. En outre, l’ordonnance ne peut être rendue si la mère porteuse a été rémunérée, à l’exception des dépenses « raisonnablement encourues », mais les honoraires versés pour l’arrangement s’élevaient à environ 120 000 livres sterling (environ 218 000 dollars CAD).

Les avocats du ministère de l’Intérieur ont prévenu que le gouvernement pourrait s’opposer, pour des raisons de « politique générale », aux futures tentatives d’adoption d’enfants nés par le biais d’arrangements commerciaux de maternité de substitution à l’étranger, avant même d’être amenés au Royaume-Uni. Le juge Andrew McFarlane, président de la division de la famille de la Cour, a déclaré que la décision devrait avertir les parents potentiels « que les tribunaux d’Angleterre et du Pays de Galles peuvent refuser d’accorder une ordonnance d’adoption... avec pour résultat que l’enfant qu’ils ont fait naître pourrait se retrouver définitivement apatride et légalement sans parents ».

Le juge McFarlane a clairement indiqué que sa décision avait un effet dissuasif. « Pour parler franchement, toute personne cherchant à introduire un enfant dans sa famille en suivant les traces de ces requérantes devrait y réfléchir à deux fois », a-t-il déclaré.

Les deux lesbiennes au centre de l’affaire avaient décidé de faire appel à une clinique de maternité de substitution étrangère qu’elles croyaient basée à Chypre, mais qui était en fait située dans la République turque de Chypre du Nord, où la maternité de substitution et le placement d’enfants auprès de couples de même sexe sont interdits. Aucune des deux femmes n’est la mère naturelle des enfants qui ne peuvent donc être amenés au Royaume-Uni — mais les enfants n’ont pas non plus droit à la citoyenneté ukrainienne ni chypriote du Nord.

Les enfants sont donc restés coincés entre plusieurs pays jusqu’à ce qu’un tribunal décide, sur la base de la Convention européenne des droits de l’homme, que les enfants pouvaient être obtenus par leurs acheteurs. « Au cours de l’audience, j’ai exprimé, en termes forts, mon inquiétude quant à l’ensemble du projet dans lequel ces deux adultes s’étaient lancés », a souligné MacFarlane. « Si l’on considère le bien-être des enfants issus d’une telle entreprise, je dirais que la sagesse de celle-ci est très discutable. Les motivations des deux requérantes, qui voulaient devenir parents de bébés à l’approche de la soixantaine, semblent avoir été entièrement centrées sur elles-mêmes, sans se soucier du bien-être à long terme des enfants qui en résulteraient ».

En effet, dans sa déclaration, MacFarlane a mis le doigt sur la nature grotesque de la maternité de substitution : les enfants sont traités comme des marchandises et ceux qui les achètent le font avec un mépris total pour le bien-être de ces enfants, qui ont droit à leurs parents naturels, mais qui, dans de nombreux cas, ne sauront jamais qui ils sont. « Il a été stupéfiant d’apprendre, et leur avocat l’a confirmé, que les demandeurs n’avaient pas tenu compte de l’impact sur les enfants d’avoir des parents qui ont plus de 60 ans de plus qu’eux », a déclaré M. MacFarlene.

Des cas comme celui-ci, comme je l’ai déjà noté, sont devenus de plus en plus fréquents — et ils alimentent, heureusement, un scepticisme croissant à l’égard de cette forme de traite des êtres humains. Comme l’a noté The Independent : « En résumant les arguments des avocats du ministère de l’Intérieur, le juge a déclaré que le gouvernement envisagerait à l’avenir de s’opposer à une ordonnance d’adoption pour des raisons de politique générale ». Si tel est le cas, la tragédie de ces enfants pourrait au moins permettre d’éviter que des injustices similaires ne se reproduisent à nouveau dans l’avenir.



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