
Viktor Orbán, premier ministre de Hongrie.
Par Calvin Freiburger (Campagne Québec-Vie) — Photo : Alan Santos PR/Palácio do Planalto/Flickr
Vendredi 28 février 2025, Budapest, Hongrie (LifeSiteNews) — Le gouvernement hongrois a annoncé qu’il n’autoriserait pas la tenue d’un défilé de la « fierté » LGBT en 2025, invoquant la protection des enfants.
Politico rapporte que Gergely Gulyás, chef de cabinet du premier ministre Viktor Orbán, a déclaré lors d’une conférence de presse hebdomadaire qu’« il n’y aura pas de Fierté sous la forme publique que nous avons connue au cours des dernières décennies. Nous pensons que le pays ne devrait pas tolérer que la Fierté défile dans le centre-ville ».
Il a défendu cette décision de « bon sens » en expliquant qu’un « père de famille n’a pas l’habitude de s’approcher de la Fierté, il évite cette partie de la ville ». Ces commentaires font écho à des propos récemment tenus par M. Orbán lui-même, selon lesquels Budapest Pride, le groupe qui organise le défilé depuis des décennies, ne devrait « pas se donner la peine de préparer son défilé pour cette année », car « ce serait une perte de temps et d’argent ».
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The Washington Post ajoute que l’interdiction semble conforme à la loi hongroise de 2021 sur la protection de l’enfance, qui « restreint les représentations de l’homosexualité et du changement de sexe ». Toutefois, M. Gulyás a reconnu l’existence d’un « conflit potentiel entre les droits fondamentaux » qui « doit être résolu ».
« Cette décision devrait être prise par le tribunal ou la police, si nécessaire », a-t-il déclaré. « Je ne sais pas s’il faut seulement un amendement constitutionnel ou si d’autres lois doivent également être modifiées, mais comme nous l’avons dit, la Fierté sous sa forme actuelle n’aura pas lieu. »
Budapest Pride maintient que la marche de cette année « aura lieu », que ce soit avec vingt personnes ou des dizaines de milliers, parce que, indique-t-il, « nous nous battons pour le droit de tous les Hongrois de protester, de dire ce qu’ils pensent et de se défendre », selon CNN.
Bien qu’il ne soit pas sans détracteurs américains, Orbán a gagné des partisans de l’autre côté de l’Atlantique pour ses nombreuses mesures contre l’idéologie LGBT, pour sa position intransigeante en matière d’immigration et pour ses éloges effusifs du président américain Donald Trump.