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Le combat d’un père pour obtenir un certificat de décès pour son fils Liam, tué par avortement


Brad Allen avec le certificat de décès de son fils Liam Michael Allen.

Par Brad Allen (LifeNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo :

Dans un acte historique de compassion et de justice le département de l’état civil de l’État du Nebraska a refusé de priver mon bébé avorté Liam Michael Allen d’un certificat de naissance non viable parce qu’il a été avorté.

Le 5 décembre 2019 à Lincoln, au Nebraska, on m’a remis ce certificat apaisant, reconnaissant officiellement Liam et archivant son existence dans les registres de l’État. Ayant satisfait à toutes les exigences statutaires de la loi 71-607 du Nebraska (NE LB 1040), reconnaissant le fait que Liam avait été avorté volontairement et non pas lors d’une fausse-couche, l’État civil a choisi de faire la bonne chose et d’approuver la demande.

Au moment où l’on m’a remis le certificat, j’ai ressenti une immense vague de guérison. Mon bébé avorté venait de faire un pas vers le statut de personne et d’être élevé au même rang qu’un bébé né d’une fausse-couche.

Mes droits ont été complètement écrasés par la mère de Liam dans la lutte pour sa vie. J’ai mis en place toutes les barrières légales et raisonnables pour sauver la vie de mon enfant. Intempestivement, Liam a été violemment démembré par LeRoy Carhart, avorteur notoire, et jeté comme déchet médical.

Après la mort de Liam le 18 juillet 2019 dans l’établissement d’avortement de Carhart à Bellevue, au Nebraska, j’ai commencé à découvrir que mes droits de commémorer mon enfant étaient eux aussi réduits à néant.

Je n’avais aucun droit sur les restes de Liam, sur les photos de l’échographie, et aucun droit d’obtenir la moindre vérification que la mère avait terminé la procédure d’avortement. On l’a vue entrer dans le centre d’avortement le 18 juillet 2019, mais en tant que père en deuil, je n’avais aucun droit à la vérification de la mort de Liam. La Cour suprême a statué que le fait d’informer les pères d’un avortement constitue une charge excessive pour les mères. Le déni fait partie du processus de deuil et le déni m’a hanté pendant des semaines après l’avortement jusqu’à ce qu’il soit clair que la mère n’était plus enceinte.

Environ un mois après l’avortement de Liam, j’ai voulu honorer sa vie en publiant une notice nécrologique dans l’Omaha World Herald. Dans un acte de cruauté éditoriale, l’Omaha World Herald a refusé d’imprimer la notice nécrologique de Liam parce qu’il avait été avorté et n’avait pas de certificat de décès. J’ai supplié l’équipe de direction du journal pendant des jours, mais ils ont fermement refusé d’imprimer la notice nécrologique de mon bébé avorté sans certificat de décès.

Peu de temps après le refus d’avis de décès du journal, j’ai appris que la loi du Nebraska était unique. Le Nebraska fournit des « certificats de naissance non viable » commémoratifs émis par l’État pour les enfants mort-nés lors d’une fausse-couche et décédés avant 20 semaines de gestation. Le Nebraska est le deuxième État du pays à offrir ce type de certificat, mais le premier à le faire sans exiger une gestation minimale et à le rendre rétroactif. Lorsque j’ai appris cette nouvelle, j’ai immédiatement voulu obtenir un certificat de naissance non viable ou « certificat de décès » en l’honneur de Liam. Malheureusement, la loi du Nebraska exclut soigneusement les personnes avortées de l’émission de ces certificats à cause de leur « fin intentionnelle ».

Immédiatement après avoir lu que les personnes avortées n’avaient pas droit à un certificat [de décès], je me suis demandé quelle était la différence juridique entre un bébé mort d’une fausse-couche et un bébé avorté. Les justifications de la loi sur les certificats étaient de donner de la dignité à la vie perdue et d’aider les familles en deuil à guérir. Cela a soulevé la question suivante : pourquoi les bébés avortés ne peuvent-ils pas recevoir la même reconnaissance de dignité ? Et les parents n’ont-ils pas eux aussi besoin de guérison après un avortement ?

Au début du mois d’octobre 2019, j’ai joint mes forces à celles du Dr Pat Castle, fondateur et directeur de LIFE Runners, et nous avons commencé à déployer nos efforts pour que la loi du Nebraska soit étendue aux enfants avortés. Nous avons contacté les médias et commencé à raconter mon histoire de refus de notice nécrologique et mon désir d’obtenir l’élargissement de la loi du Nebraska. Tout au long du mois de novembre, nous avons rencontré plusieurs législateurs à Lincoln. Tous les législateurs que nous avons rencontrés ont reconnu le bien-fondé de nos efforts. Mais nos efforts ont commencé trop tard pour que la législature puisse agir, la session s’ouvrant début janvier 2020.

Lorsque le Dr Castle et moi-même avons commencé notre mouvement, nous avons réuni un groupe de conseillers post-avortement du Nebraska. Notre effort a pris de l’ampleur. Nous avions formé une coalition et nous avons pu démontrer qu’il y avait une demande de la part de parents ayant vécu un avortement. À la mi-novembre, Jeannie Pittman, mère et conseillère post-avortement, a demandé et obtenu un certificat pour Grace, sa petite fille avortée. Jeannie s’était liée d’amitié avec le personnel de l’État civil et avait appris que celui-ci faisait déjà ce qu’il fallait et qu’il fournissait sciemment et volontairement des certificats aux parents ayant subi un avortement. Ils avaient déjà délivré en connaissance de cause au moins 3 certificats pour des bébés avortés. Le bureau de l’État civil avait établi un « chemin de fer souterrain » pour que les parents post-avortement puissent recevoir des certificats. C’était une excellente nouvelle. Après avoir étudié le NE Statute 71-607, la loi ne stipule pas que seule la mère peut demander un certificat. La porte m’était ouverte pour obtenir un certificat en tant que père ayant vécu un avortement.

Après avoir rempli toutes les exigences de vérification de la loi, le 5 décembre 2019, on m’a remis le certificat de naissance non viable de Liam Michael Allen. En tenant le certificat de Liam, j’ai eu l’impression que mon bébé avorté avait franchi une étape historique pour devenir l’une des premières victimes officiellement documentées par l’État de cet holocauste qu’est l’avortement. Nous pensons que Liam est le 6e bébé avorté à recevoir un certificat de naissance non viable.

Fou de joie, le 10 décembre 2019, j’ai annoncé publiquement sur la page Facebook de Liam que le bureau d’État civil délivrait des certificats de naissance non viable pour les enfants avortés et j’ai affiché celui de Liam, avec le nom de la mère expurgé. Je proposais d’aider tout parent de bébé avorté résidant au Nebraska à obtenir un certificat. Deux jours seulement après avoir montré publiquement le certificat de Liam, j’ai reçu un appel téléphonique de Jeannie Pittman en larmes. Le bureau des registres d’État civil l’avait contactée et lui avait dit que la mère de Liam avait fait pression sur de nombreux fonctionnaires de l’État et leur avait fait remarquer que les personnes avortées sont exclues de la loi 71-607 du Nebraska. Ces pressions pro-avortement avaient réussi à empêcher la délivrance de ces certificats d’affirmation de la vie des personnes avortées.

J’étais sous le choc quand j’ai entendu cette nouvelle. Tout ce que j’arrivais à me dire était : pourquoi la mère de Liam se soucie-t-elle de cela ? Elle a eu ce qu’elle voulait quand elle a fait expulser Liam de son sanctuaire. C’était comme un avortement bis. Ceux d’entre nous qui ont travaillé sans relâche pour obtenir ce droit pour les personnes avortées ont dû appeler leur réseau de groupes de guérison post-avortement et de mères post-avortement qui demandaient le certificat et leur faire savoir que le certificat n’était plus disponible. Quelles que soient les motivations de la mère de Liam, elle a clairement démontré qu’une loi distincte était nécessaire pour les certificats de guérison post-avortement.

Il y a eu une autre blessure le 20 décembre 2019 quand j’ai reçu une lettre certifiée du bureau d’État civil demandant que le certificat de naissance non viable délivré pour Liam soit retourné au bureau d’État civil. La lettre indiquait qu’il a été délivré par erreur et qu’ils me rembourseraient mes frais de demande une fois qu’il aura été renvoyé. Ma réponse à l’État fut la suivante : « J’apprécie votre offre de me rembourser mon argent. Cependant, je vais garder mon certificat : il a une grande valeur curative pour moi, car il reconnaît que la brève vie de Liam a compté. De mon point de vue, il n’a pas été délivré par erreur. »

À ce jour, j’attends toujours une réponse des fonctionnaires de l’État. Il faudra rien moins qu’une assignation à comparaître pour que je leur renvoie le certificat de Liam. Malgré les revers, nous continuons à nous battre pour cette modification de la loi du Nebraska et considérons ces certificats comme une étape importante vers le statut de personne [des enfants à naître et des victimes de l’avortement].

Note de LifeNews : Brad Allen est le père de Liam Michael Allen, un bébé qui a été tué lors d’un avortement malgré ses objections.



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