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La Chambre des représentants du Kentucky adopte une loi interdisant l’avortement des bébés trisomiques

Par Calvin Freiburger — traduit par Campagne Québec-Vie

Frankfort, 27 février 2019 (LifeSiteNews) — Suite à l’avancement de multiples propositions pro-vie, la Chambre des représentants du Kentucky a voté cette semaine en faveur de l’adoption d’un projet de loi qui interdirait les avortements motivés par la discrimination contre certaines caractéristiques de l’enfant à naître.

Présenté par la députée républicaine Melinda Gibbons Prunty, le House Bill 5 interdirait tout avortement demandé en raison de la race, du sexe, de la couleur, de l’origine nationale ou du handicap du bébé. Les avorteurs seraient tenus de certifier qu’ils n’étaient pas au courant d’un tel motif avant d’avorter. Les contrevenants seraient coupables d’un crime de Class D (passible d’une peine d’emprisonnement de un à cinq ans), verraient leur permis médical révoqué ou suspendu, et pourraient être tenus passibles de poursuites pour dommages civils.

Mardi, la Chambre contrôlée par les républicains a voté par 67 voix contre 25 pour approuver le projet de loi HB5 et l’envoyer au Sénat, rapporte Kentucky Today.

« Il y a 15 clauses qui protègent le caractère sacré de la vie et des droits civils », a soutenu M. Prunty au cours d’un long débat en séance. « Ce projet de loi étendrait ces mêmes droits à l’enfant à naître, dès le moment de la conception. Exiger le droit d’éteindre ou d’éliminer la vie d’un enfant à naître, notamment en raison de son sexe, de sa race ou d’un éventuel handicap physique ou mental, rappelle la philosophie sociale malfaisante de l’eugénisme. »

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« Une fois de plus, le corps législatif se glisse dans le cabinet du médecin », a riposté Mary Lou Marzian, représentante démocrate. « Cette législation a également été adoptée dans plusieurs États et jugée inconstitutionnelle. Je devrais donc être ravie pour mes amis de l’ACLU, qui recevront plus de 100 000 $, j’en suis sûre, de l’argent des contribuables. »

La semaine dernière, Mary O’Callaghan, psychologue du développement à l’Université de Notre-Dame et chercheuse en politiques publiques, a témoigné devant le House Committee on Veterans, Military Affairs and Public Protection (Comité sur les anciens combattants, les affaires militaires et la protection publique) de la Chambre que 70 % des grossesses diagnostiquées de trisomie 21 aboutissent à un avortement, ajoute le Lexington Herald Leader.

« Ne vous y trompez pas, prévenir la naissance de ces enfants par l’avortement est l’objectif ultime du dépistage prénatal », avertit-elle.

Cette proposition fait suite à deux autres mesures pro-vie adoptées par l’Assemblée législative du Kentucky : l’une visant à criminaliser l’avortement dès que le battement cardiaque fœtal peut être détecté, l’autre une « trigger law » (loi à déclenchement) qui interdirait automatiquement la plupart des avortements lorsque l’arrêt Roe v. Wade serait annulé par la Cour suprême américaine ou remplacé par un amendement constitutionnel.

Le projet de loi HB5 devrait être adopté par le Sénat de l’État contrôlé par les républicains et promulgué par le gouverneur républicain pro-vie, Matt Bevin.

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