
Clint Eastwood.
Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Army.mil/Flickr/Wikimedia Commons
5 juillet 2025 (LifeSiteNews) — Une nouvelle biographie du légendaire acteur et réalisateur Clint Eastwood révèle, en sinistres détails, sa « dépendance » à la promiscuité.
Dans Clint: The Man and The Movies, Shawn Levy détaille les liaisons de Clint Eastwood, ses mariages difficiles et ses adultères occasionnels et persistants. En effet, Eastwood a même eu des enfants avec d’autres femmes alors qu’il était marié à sa première épouse, Maggie Johnson.
Tous les enfants d’Eastwood n’ont pas eu la chance d’être accueillis. Levy revient sur les révélations de Sandra Locke, une actrice engagée par Eastwood pour son film de 1975, Josey Wales hors-la-loi. Dans sa biographie de 1997 intitulée The Good, the Bad, and the Very Ugly: A Hollywood Journey, Sandra Locke écrit qu’Eastwood l’avait poussée à subir deux avortements et, finalement, une ligature des trompes, parce qu’il ne voulait plus d’enfants. (Eastwood a par la suite nié ces allégations.)
Eastwood a été très apprécié par les conservateurs pour sa personnalité américaine, son œuvre cinématographique célébrant les héros américains et son soutien occasionnel aux candidats républicains, mais la vedette a toujours été franche au sujet de ses opinions en faveur de l’avortement. Cela n’a rien de surprenant : les historiens d’Hollywood ont depuis longtemps documenté l’histoire sordide des patrons de studios et des hommes de premier plan qui utilisent l’avortement pour se servir des femmes.
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Locke est loin d’être la seule actrice à avoir découvert que l’avortement était très souvent une attente d’Hollywood. Judy Garland a été contrainte d’avorter deux bébés par le studio avec lequel elle travaillait. Dans les deux cas, les studios voulaient que les jeunes femmes conservent leur beauté juvénile, qui risquait d’être « gâchée » par une grossesse ou un accouchement. Lana Turner a également été contrainte par son studio de se faire avorter alors qu’elle était en tournée publicitaire ; ils lui ont même retenu son salaire pour cette période d’absence.
Ava Gardner a avorté de deux des enfants de son mari Frank Sinatra, dont un parce que son studio l’a menacée de rompre son contrat si elle ne s’exécutait pas. Le studio l’a emmenée en avion à l’étranger pour qu’elle se fasse avorter sous la surveillance d’un chien de garde du studio. Sinatra aurait eu le cœur brisé lorsque, des années plus tard, il a découvert les deux enfants qu’il n’a jamais pu rencontrer.
Dorothy Dandridge a également été contrainte d’avorter ; Lupe Velez s’est suicidée plutôt que de subir l’avortement qu’on attendait d’elle. Ironiquement, nombre de ces avortements étaient imposés en invoquant les « clauses morales » des studios qui interdisaient les grossesses hors mariage.
Comme l’expliquait Vanity Fair il y a plusieurs années dans un essai glaçant intitulé Classic Hollywood’s Secret: Studios Wanted Their Stars to Have Abortions :
« Les avortements étaient notre moyen de contraception », a déclaré un jour une actrice anonyme à propos de la place qu’occupait cette procédure courante à Hollywood entre les années 1920 aux années 1950... Dans le vieil Hollywood, les décisions concernant le corps des femmes étaient prises dans l’intérêt des hommes — les puissants dirigeants des studios de cinéma MGM, Paramount Pictures, Warner Bros. et RKO. Comme l’écrit Aubrey Malone dans Hollywood's Second Sex: The Treatment of Women in the Film Industry, 1900-1999, "Si vous voulez jouer dans ce milieu, vous jouez comme un homme ou vous êtes exclue. Et s’il se trouve que vous êtes une femme, mieux vaut n’en parler à personne". Dès les débuts de l’industrie cinématographique américaine, l’avortement a été nécessaire à l’entretien du corps des femmes exposé sous les feux de la rampe.
En fait, les avortements — volontaires ou forcés — étaient si courants que les femmes qui refusaient de tuer leur enfant à naître étaient, selon Vanity Fair, rares :
Ironiquement, la rebelle de l’époque était Loretta Young — non pas parce qu’elle avait avorté, mais parce qu’elle avait refusé de le faire. Catholique fervente, Loretta Young s’est rendue à l’étranger en 1935 pour se remettre d’une « maladie mystérieuse », après s’être retrouvée enceinte de Clark Gable dans des circonstances douteuses — et a évité la presse. Elle donna naissance à sa fille chez elle, à Los Angeles. Young a d’abord donné l’enfant en adoption — puis, quelques mois plus tard, l’a officiellement adoptée, selon The Fixers.
Clint Eastwood, quant à lui, sembla avoir adopté une norme hollywoodienne, même à l’époque classique que tant de gens considèrent avec nostalgie. Pour les conteurs du grand écran, l’avortement était aussi américain que la tarte aux pommes.