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L’Université de Pittsburgh prélève les reins sur des bébés avortés dont le cœur palpite probablement encore

Par Micaiah Bilger (LifeNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie

Selon le Center for Medical Progress, l’Université de Pittsburgh a peut-être fourni cette semaine, par inadvertance, de nouvelles preuves que des bébés avortés sont mis au monde vivants afin que leurs organes puissent être prélevés pour la recherche scientifique, ce dont ils meurent ensuite.

Comme LifeNews.com l’a largement rapporté, en début de semaine l’organisme Judicial Watch et le Center for Medical Progress ont exposé des preuves de bébés nés potentiellement vivants lors d’avortements et d’autres pratiques inquiétantes ; ces preuves se trouvent dans des documents qu’ils ont obtenus suite à une demande en vertu de la Loi sur la liberté d’information auprès du ministère de la Santé et des Services sociaux des États-Unis.

Les documents montrent que le gouvernement fédéral a versé à l’Université de Pittsburgh au moins 2,7 millions de dollars provenant des impôts fédéraux au cours des cinq dernières années, afin qu’elle devienne un « Centre de tissus », c’est-à-dire d’organes — et autres morceaux — de bébés avortés destinées à la recherche scientifique.

Dans une entrevue accordée à Fox News, un porte-parole de l’université de Pittsburgh a défendu ses pratiques. Toutefois, le Center for Medical Progress a fait observer que les déclarations de l’université confirment que le cœur des bébés avortés bat toujours alors que leurs reins sont prélevés pour la recherche scientifique.

« Pitt [c’est-à-dire l’Université de Pittsburgh] admet maintenant aux médias que les bébés avortés sont encore vivants au moment où leurs reins sont prélevés, afin de bénéficier des subventions [des Instituts nationaux de la santé] », a déclaré David Daleiden, fondateur et président du Center for Medical Progress.

Daleiden poursuit : « Dans sa demande de subvention pour le GUDMAP, Pitt annonçait au gouvernement fédéral que des avortements par induction du travail, où le bébé est expulsé entier de la mère, seraient “utilisés pour obtenir les tissus”. Le sens évident de la demande de subvention GUDMAP, et de la déclaration de l’Université de Pittsburgh l’expliquant, est que Pitt et les prestataires d’avortement de Planned Parenthood responsables de ses avortements “de recherche” font en sorte que des bébés, dont certains ont atteint l’âge de la viabilité, soient mis au monde vivants, et ils les tuent ensuite en leur coupant les reins. »

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Cette affirmation se fonde sur une déclaration du porte-parole de l’université, David Seldin, à Fox News, concernant le « temps d’ischémie », qui, selon lui, « fait référence au temps qui suit la procédure de prélèvement des tissus ».

Le Center for Medical Progress explique :

L’ischémie commence lorsque l’organe (principalement les reins dans le projet GUDMAP de Pitt) est coupé de la circulation sanguine. Le NIH définit l’ischémie comme « un manque d’approvisionnement en sang d’une partie du corps ». L’université affirme que les organes fœtaux ne subissent pas d’ischémie ─ perte d’approvisionnement en sang ─ jusqu’« après la procédure de collecte des tissus ». Cela signifie que les organes sont encore alimentés en sang par les battements de cœur du fœtus pendant la « collecte des tissus ».

Dans les documents de demande de subvention fournis par le gouvernement fédéral, l’Université de Pittsburgh mentionne le « déclenchement du travail » comme une « procédure qui sera utilisée pour obtenir le tissu », selon le Center for Medical Progress.

Les avortements par induction du travail sont essentiellement ce que leur nom laisse entendre : l’avorteur injecte généralement de la digoxine ou un autre poison dans le cœur du bébé à naître pour le tuer, puis il provoque le travail afin que la mère donne naissance au corps de son bébé mort. Cette méthode est utilisée dans les avortements tardifs du deuxième et du troisième trimestre.

Si la digoxine n’est pas utilisée ─ et le Center for Medical Progress a constaté que les scientifiques veulent du « tissu fœtal » sans digoxine parce que le poison interfère avec leurs recherches ─ il y a une chance que le bébé naisse vivant. Les recherches indiquent que jusqu’à 50 % des avortements par induction du travail sans digoxine peuvent aboutir à la naissance d’un enfant vivant.

Le Center for Medical Progress et Judicial Watch ont également noté que l’université de Pittsburgh se vantait d’offrir « un accès rapide à des tissus de très haute qualité », incluant la fraîcheur des parties du corps des bébés avortés.

Dans les documents :

Pitt déclare qu’elle enregistre le « temps d’ischémie chaude sur nos échantillons et prend des mesures pour le maintenir au minimum afin de garantir des spécimens biologiques de la plus haute qualité ». [Le « temps d’ischémie chaude » fait référence au temps pendant lequel un organe reste à la température du corps après que l’approvisionnement en sang a été coupé. Le temps d’ischémie chaude diffère du temps d’ischémie froide qui fait référence à la durée pendant laquelle l’organe est refroidi. La déclaration de Pitt suggère que le temps entre l’avortement et le prélèvement est minime.]

Selon les documents, l’université a déclaré au gouvernement fédéral qu’elle « collecte des tissus fœtaux depuis plus de 10 ans... y compris le foie, le cœur, les gonades, les jambes, le cerveau, les tissus génito-urinaires, notamment les reins, les uretères et les vessies ».

M. Daleiden a demandé à l’université et aux autorités fédérales chargées de faire respecter la loi de rendre des comptes.

« Si Bill Barr était au courant en tant que procureur général et n’a rien fait, il devrait être mis en accusation et traîné devant le Congrès pour s’expliquer », a-t-il déclaré. « Merrick Garland a même promis à la commission judiciaire du Sénat qu’il prendrait des décisions concernant les poursuites pour trafic de fœtus sur la base des faits et de la loi. Les faits, ici à Pittsburgh et ailleurs, exigent que cette activité semblable à celle de Kermit Gosnell soit traduite en justice conformément à la loi. »

Il a exhorté la commission judiciaire du Sénat américain à convoquer Barr, Garland, le directeur du FBI Christopher Wray, le directeur des NIH Francis Collins, le Dr Anthony Fauci et les représentants de l’université de Pittsburgh et de Planned Parenthood « pour qu’ils fassent l’objet du même examen impératif pour avoir rendu possible les avortements par naissance partielle et l’infanticide dans le cadre du trafic humain de bébés avortés parrainé par le gouvernement ».

Depuis des années, l’université utilise l’argent des contribuables américains pour financer son « Centre de tissus » c’est-à-dire d’organes de bébés avortés. Selon les documents, l’université de Pittsburgh a demandé 3,2 millions de dollars sur une période de cinq ans en 2015, et elle a reçu au moins 2,7 millions de dollars jusqu’à présent.

L’une des expériences qui pourraient avoir été financées avec cet argent consistait à scalper des bébés avortés de cinq mois [d’âge gestationnel], puis à implanter leurs scalps sur des rongeurs.

L’information provient d’une étude que des chercheurs de l’université de Pittsburgh ont publiée en septembre 2020 dans la revue Scientific Reports. Elle décrit comment les scientifiques ont utilisé les scalps de bébés avortés pour créer des souris et des rats « humanisés » afin d’étudier le système immunitaire humain.

Avec l’étude, les chercheurs ont publié des photos de leur expérience ─ des images horribles qui montrent des touffes de fins cheveux de bébés poussant sur les rongeurs.

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