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L’histoire d’un champion international de natation qui a survécu à l’avortement


Ernie A. Gawilan.

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie

30 août 2021 (LifeSiteNews) — Si vous lisez le profil du nageur philippin Ernie A. Gawilan sur le site internet du Comité international paralympique, vous ne lirez rien sur l’avortement. Son « type de déficience » est répertorié comme « déficience d’un membre », et l’« origine de la déficience » est notée comme « congénitale ».

Gawilan a commencé à nager en l’an 2000 pendant son temps libre, alors qu’il travaillait comme homme de ménage à Samal, et un entraîneur de natation l’a remarqué. Gawilan a ensuite remporté trois médailles d’or et deux d’argent aux Jeux paralympiques asiatiques de 2018 en Indonésie, devenant ainsi le premier athlète philippin à le faire.

Gawilan participe cette année aux Jeux paralympiques de 2021 à Tokyo, mais l’histoire du célèbre nageur est plus complexe qu’il n’y paraît immédiatement. Dans une entrevue en 2014, Gawilan a révélé qu’il a bien failli ne pas sortir vivant de l’utérus. Il n’a pas de jambes et son bras gauche ne s’est pas complètement développé, mais il est aussi devenu orphelin lorsque sa mère est morte du choléra alors qu’il n’avait que cinq mois.

Gawilan a été conçu lors d’une liaison de sa mère avec un autre homme, et le petit garçon a failli mourir dans l’utérus lors d’un avortement raté alors qu’elle tentait de cacher sa grossesse à son mari (qui les a ensuite abandonnés).

« Je devais être un bon nageur même dans l’utérus de ma mère, car j’ai survécu à l’avortement », a-t-il déclaré au journaliste. « J’ai simplement nagé ».

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Dans l’eau, dit Gawilan, il « se sent normal ». En grandissant, il a été victime d’intimidation à cause de son handicap et de son apparence, et ce n’est que lorsqu’il a découvert la natation qu’il a été remarqué par un entraîneur. Il a ensuite participé à des compétitions en Indonésie, en Malaisie, à Singapour, en Inde, au Japon, en Nouvelle-Zélande, au Myanmar, en Corée du Sud et en Italie, remportant 15 médailles internationales en natation. Ce survivant de l’avortement est désormais considéré comme un athlète de classe mondiale.

Les histoires des survivants de l’avortement sont uniques parce qu’elles nous donnent des réponses à des questions sans réponse : à quoi auraient ressemblé les millions de disparus ? Qu’auraient-ils pu faire ? Comment nous auraient-ils changés ? Qui auraient-ils pu aimer, et être aimés ? Un seul être humain a un impact énorme sur ceux qui l’entourent, et il est difficile de saisir ce que nous avons perdu dans le carnage de

J’ai eu l’occasion de parler avec des survivants de l’avortement sur mon podcast, et leurs histoires sont incroyablement puissantes. Il y a Melissa Ohden, qui a découvert à l’adolescence qu’elle avait trempé dans du sérum physiologique dans l’utérus pendant des jours, mais qui a survécu. Il y a Claire Culwell — auteur du récent livre Survivor — qui a survécu à un avortement, mais qui a perdu sa jumelle, et qui se demande chaque jour, lorsqu’elle se regarde dans le miroir, si elle regarde le visage de sa sœur ou de son frère perdu. Il y a aussi Gianna Jessen, qui a également survécu à une tentative de la tuer dans l’utérus avec une solution saline, et qui en subit encore les conséquences physiques.

Ces survivants sont une réplique vivante à l’industrie de l’avortement, qui a essayé et échoué à les tuer. Leurs histoires sont ignorées parce que, selon les normes de notre société progressiste, elles ne devraient pas exister. Des hommes comme Ernie Gawilan et des femmes comme Melissa Ohden, Claire Culwell et Gianna Jessen sont censés être morts, mais Dieu avait d’autres plans. Connaître leur histoire, c’est savoir que, jour après jour, nous détruisons d’innombrables personnes précieuses qui avaient le droit de prendre leur place parmi nous. Ceux qui défendent le droit de tuer ces personnes devraient être condamnés, et devraient être forcés de faire face à la vérité de ce qu’ils font.

La vie d’Ernie Gawilan est une preuve de plus que si les militants de l’avortement défendent le choix, les « soins de santé » qu’ils préconisent sont des meurtres. Nous ne devons jamais, jamais l’oublier.

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