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L’expansion fulgurante de l’euthanasie au Canada devrait être un avertissement pour le monde entier

Par Alex Schadenberg (Coalition pour la prévention de l’euthanasie) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Shutterstock

Le 15 janvier, Spiked a publié un article approfondi de Lauren Smith intitulé « Le Canada révèle l’horreur de l’aide à mourir ». Mme Smith y raconte l’histoire de nombreuses personnes qui se sont senties forcées d’envisager la mort par euthanasie.

Lauren Smith introduit son article en qualifiant la loi canadienne sur l’euthanasie d’« industrie macabre sanctionnée par l’État ».

Mme Smith déclare :

« Le programme canadien d’aide médicale à mourir (AMM) n’a rien de civilisé. Au Canada, l’aide à mourir était initialement considérée comme un dernier recours pour les patients en phase terminale souffrant de douleurs incurables. Mais en l’espace de quelques années, l’euthanasie a été rendue accessible à pratiquement toute personne souffrant d’une maladie ou d’un handicap. Même les Canadiens confrontés à l’itinérance et à la pauvreté se sentent obligés de mettre fin à leurs jours, plutôt que de “gêner” les autorités ».

La loi canadienne sur l’euthanasie va devenir encore pire avec l’approbation de l’euthanasie pour les maladies mentales en mars 2024.

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Mme Smith explique :

« Les choses sont sur le point de devenir encore plus sombres. Dans quelques mois, le 17 mars, les Canadiens pourront demander une AMM au motif qu’ils souffrent d’une maladie mentale. Si cette extension du programme d’AMM se concrétise, toute personne souffrant d’une grave maladie mentale pourra bénéficier du suicide assisté ou de l'euthanasie, même si elle ne souffre d’aucune douleur physique. Cela inclurait les personnes souffrant de toxicomanie ou d’autres problèmes liés à l’abus de substances. »

La loi canadienne sur l’euthanasie s’est développée très rapidement. Mme Smith explique comment cela s’est produit :

« À l’époque, l’AMM a été présentée aux Canadiens comme une question d’autonomie. Le “droit de mourir” était présenté comme un droit humain fondamental. En 2015, la Cour suprême du Canada, dans l’affaire Carter v. Canada, a statué que le fait de refuser à une personne l’assistance au suicide ou l’euthanasie constituait un déni de “l’égalité des personnes handicapées physiquement”. Cette décision a établi essentiellement que les gens ont le droit d’être aidés à se suicider ou à être euthanasiés, à condition qu’ils répondent à certains critères ».

Tout cela a permis de présenter l’aide à mourir comme un acte de miséricorde et de dignité. Il n’est pas juste, selon les défenseurs de ce droit, que quelqu’un souffre pendant les dernières étapes de sa vie, si la mort est de toute façon proche et prévisible. Il serait certainement préférable que quelqu’un mette fin à ses jours selon ses propres conditions plutôt que de souffrir dans l’agonie pendant encore quelques mois. C’est du moins l’argument qui a été avancé.

Smith explique l’influence des militants de l’euthanasie :

« Des groupes de pression comme Mourir dans la dignité se sont battus avec acharnement pour présenter l’AMM comme une question de choix individuel. Le public canadien semble largement d’accord. En 2014, peu de temps avant l’introduction de l’AMM, 79 % des Canadiens étaient favorables à ce que le suicide assisté soit proposé dans des circonstances limitées. À l’époque, les Canadiens avaient été informés que le suicide assisté et l’euthanasie ne seraient proposés qu’aux personnes atteintes d’une maladie en phase terminale et à qui il ne restait que peu de temps à vivre. Mais il n’a pas fallu longtemps pour que ces restrictions soient assouplies ».

« En 2021, cinq ans après l’introduction de l’AMM, le Canada a élargi les critères d’admissibilité. Les personnes souffrant de maladies physiques graves et chroniques sont devenues admissibles, même si leur maladie ne met pas leur vie en danger. Cela signifie qu’il n’est plus nécessaire qu’une mort naturelle soit “raisonnablement prévisible” pour qu’une personne soit acceptée dans le cadre de l’AMM. Un état de santé de longue durée rendant la vie “intolérable” suffit désormais. La demande d’Aide médicale à mourir est devenue beaucoup plus facile ».

Après l’extension de l’euthanasie en 2021, les Canadiens ont commencé à lire des histoires d’euthanasie pour cause de pauvreté, d’itinérance, de handicap, d’incapacité à recevoir un traitement médical et même d’anciens combattants souffrant du syndrome de stress post-traumatique (SSPT) :

« Il n’a pas fallu longtemps pour que des personnes commencent à demander l’AMM pour des raisons qui n’avaient pas grand-chose à voir avec un mauvais état de santé. L’un des cas les plus tristement célèbres est celui d’Amir Farsoud, un homme handicapé de 54 ans qui a demandé à bénéficier de l’AMM en 2022 parce qu’il était sur le point de devenir sans-abri. Farsoud n’a pas caché qu’il ne voulait pas vraiment mourir. Il ne savait tout simplement pas quoi faire d’autre. Il se sentait abandonné par les autorités. Il a décidé qu’il préférait être mort que sans abri ».

« L’absence de domicile fixe ou la peur de cette situation ne fait pas partie des raisons pour lesquelles les Canadiens peuvent demander à bénéficier de l’AMM. Pas encore, du moins. Farsoud a déposé une demande en invoquant ses douleurs dorsales chroniques. Il est allé jusqu’à recevoir la signature de l’un des deux médecins requis pour poursuivre la procédure. Heureusement, après une vague de soutien de la part du public et une vague de dons, il a décidé qu’il ne voulait pas aller jusqu’au bout ».

« D’autres n’ont pas eu cette chance. En février 2022, une femme de 51 ans, Sophia (nom fictif), a été euthanasiée par les médecins. Elle souffrait d’une sensibilité extrême aux produits chimiques ménagers et à la fumée de cigarette, ce qui lui rendait la vie insupportable. En raison de ses besoins complexes, les autorités locales ont eu du mal à la loger. Après deux années passées à demander, en vain, de l’aide pour ses conditions de vie, Sophia a décidé que l’AMM était la seule solution qui lui restait. Quatre médecins ont écrit aux représentants du gouvernement fédéral au nom de Sophia, les suppliant de l’aider à trouver un autre logement. Mais leurs demandes sont restées lettre morte. Au lieu de cela, elle a été tuée ».

« Dans un cas similaire, Donna Duncan, 61 ans, a été euthanasiée en 2022, après avoir été privée du traitement dont elle avait désespérément besoin. Un accident de voiture lui a causé une commotion cérébrale particulièrement grave. Cela a entraîné des mois de déclin mental et physique. Elle n’a jamais été examinée par la clinique locale spécialisée dans les maladies chroniques complexes, en raison de sa liste d’attente de plusieurs mois. Mais lorsqu’elle a demandé à bénéficier de l’AMM, sa demande a été approuvée en quelques jours. Ses filles soutiennent qu’elle n’avait pas la capacité de consentir à l’euthanasie ».

« Des histoires comme celles-ci sont scandaleusement courantes. Pour de nombreux Canadiens en mauvaise santé, il est plus facile et moins coûteux d’accéder à l’AMM que d’obtenir le traitement ou les soins dont ils ont besoin. De plus en plus de personnes font une demande d’AMM parce qu’elles n’ont pas les moyens de continuer à vivre ou que leur famille n’a pas les moyens de les soutenir. En 2021, 35,7 % des patients bénéficiant de l’AMM ont déclaré qu’ils pensaient être un “fardeau pour leur famille, leurs amis ou les personnes qui s’occupent d’eux”. Il ne s’agit pas de préoccupations médicales, mais plutôt économiques et sociales. Pour reprendre les mots d’une femme handicapée anonyme : “Pour moi, l’AMM n’est pas un choix de vie ou de mort. Il s’agit de savoir quel type de mort je souhaite lorsque je n’aurai plus d’argent”. »

« Les autorités canadiennes promeuvent la mort comme une alternative moins chère et plus facile aux difficultés de la vie. Loin d’être un dernier recours pour les personnes souffrant de problèmes de santé incurables, l’AMM est trop souvent considérée par les autorités comme le premier port d’escale. Dans un exemple troublant, un vétéran de l’armée a appelé Anciens Combattants Canada en 2022, cherchant à se faire soigner pour un syndrome de stress post-traumatique et une lésion cérébrale. Il s’est vu proposer l’AMM à la place. Dans un autre cas troublant, Christine Gauthier, paralympienne et ancienne combattante, a demandé aux autorités de lui installer un monte-escalier à son domicile. Elle a reçu une lettre lui demandant si elle avait déjà envisagé l’euthanasie ».

Mme Smith fait état de la réaction des groupes de défense des droits des personnes handicapées, qui souhaitent protéger leurs vies :

« Grâce à des cas comme celui-ci, les défenseurs des droits des personnes handicapées sont devenus parmi les plus féroces opposants aux lois canadiennes sur l’euthanasie. En janvier de l’année dernière, plus de 50 organisations ont averti que l’AMM représentait une menace existentielle pour les personnes handicapées, dévalorisant leur vie et fournissant à l’État une excuse pour se soustraire à ses responsabilités envers les citoyens vulnérables. Ces groupes affirment à juste titre que le Canada devrait améliorer ses services de santé pour les personnes handicapées et les aider à mener une vie décente, plutôt que de leur proposer l’aide à mourir comme une “solution” ».

« Il en va de même pour les patients en phase terminale. La priorité devrait certainement être d’assurer des soins de fin de vie de la meilleure qualité possible, plutôt que de mettre fin à la vie des gens plus tôt qu’il n’est nécessaire. En effet, c’est l’absence de soins palliatifs décents qui pousse tant de patients en phase terminale à demander l’euthanasie ».

Les préoccupations concernant l’extension de l’euthanasie aux personnes souffrant de maladies mentales sont réelles :

« Le programme d’AMM devant être étendu aux personnes souffrant de troubles mentaux dans quelques mois seulement, nous assisterons sans aucun doute à une nouvelle vague de cas choquants. D’ores et déjà, des personnes souffrant de maladies mentales se préparent à déposer une demande. Une femme, Lisa Pauli, 47 ans, prévoit demander l’AMM dès que la loi sera modifiée, en raison de son anorexie débilitante. Elle a “tout essayé”, a-t-elle récemment déclaré à Reuters, et est maintenant “trop fatiguée” pour continuer ».

« Mitchell Tremblay, 40 ans, a déclaré en 2022 qu’il prévoyait également faire appel aux services de l’AMM une fois que la loi serait modifiée. Il a été diagnostiqué comme souffrant “d’anxiété, d’alcoolisme, de troubles de la personnalité et de pensées suicidaires continuelles”. Il ne peut pas travailler et reçoit une maigre allocation mensuelle d’invalidité. “Vous savez ce que votre vie vaut pour vous”, dit-il, “et la mienne ne vaut rien”. »

« Une femme souffrant de troubles mentaux a admis à CTV News qu’elle était terrifiée par l’expansion. Elle craint de demander l’AMM lorsqu’elle aura des pensées suicidaires. Ses craintes ne sont pas infondées. Au lieu de convaincre les personnes suicidaires de ne pas se suicider, les autorités canadiennes leur offrent de plus en plus une chance de mourir ».

À l’origine, le gouvernement canadien prévoyait mettre en œuvre l’euthanasie pour les maladies mentales en mars 2023, mais cette date a été repoussée au 17 mars 2024. En outre, le projet de loi C-314, parrainé par Ed Fast, a été déposé au Parlement afin d’annuler la décision d’autoriser l’euthanasie pour les maladies mentales. Le projet de loi C-314 n’a pas été adopté, mais il a bénéficié d’un soutien important au Parlement. Mme Smith commente l’expansion de l’euthanasie au Canada :

« Malheureusement, des tragédies continueront de se produire tant que les soins de mort resteront plus accessibles que les soins de santé. En 2022, l’AMM a été à l’origine de plus de 4 % de tous les décès au Canada. Ce chiffre est en hausse par rapport aux 3,3 % de 2021 et aux 2,5 % de 2020. Au Québec, un pourcentage choquant de 6,6 % de tous les décès en 2022 était attribuable au programme d’AMM. »

« Comme si tout cela n’était pas assez horrible, il reste une minorité bruyante — dans laquelle des médecins et des professionnels de la santé très en vue — qui préconise d’étendre les critères de l’AMM encore plus loin, bien au-delà des malades mentaux. Des enfants nés avec de graves handicaps et des personnes âgées “fatiguées d’être en vie” ont récemment été présentés comme des candidats potentiels à l’euthanasie légalisée ».

Mme Smith conclut en déclarant :

« Tout cela va bien au-delà de ce que l’on avait initialement annoncé aux Canadiens concernant l’AMM. Mais les histoires de sans-abri, de pauvres, d’handicapés et de personnes désespérées qui accèdent à une mort assistée par l’État, parce que c’est l’option la plus “facile”, ne sont que la conséquence sinistre et logique de la légalisation de l’aide à mourir en premier lieu. L’aide à la mort sape la valeur de la vie. Elle érige la mort en solution ultime à la souffrance. Le Canada est un avertissement pour le monde entier. Voilà où nous mène le “droit de mourir” ».

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