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L’euthanasie pourrait être l’une des principales raisons de la baisse de l’espérance de vie au Canada

Par Alex Schadenberg (Coalition pour la prévention de l’euthanasie) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Serhii/Adobe Stock

Le taux d’espérance de vie au Canada a chuté trois années de suite, le Canadien moyen mourait à l’âge de 82,3 ans en 2019 pour mourir à 81,3 ans en 2022.

Une grande partie de la couverture médiatique attribue la réduction de la durée de vie aux décès causés par le covid-19, et la Presse canadienne rapporte que :

L’augmentation du nombre de décès chez les jeunes l’an dernier est attribuable en partie aux décès faisant l’objet d’une enquête par un coroner ou un médecin légiste, ce qui comprend généralement les suicides, les homicides et les décès dus à la toxicité des médicaments.

En outre, la Presse Canadienne rapporte ce qui suit :

Le Nouveau-Brunswick a connu la plus forte baisse de l’espérance de vie parmi les provinces, avec un recul de plus d’un an, passant de 80,9 ans en 2021 à 79,8 ans, selon le rapport. L’espérance de vie de la Saskatchewan est celle qui a le plus baissé au cours des trois dernières années combinées, perdant deux années complètes, passant de 80,5 en 2019 à 78,5 en 2022. L’Île-du-Prince-Édouard n’a pas été incluse dans les données annuelles des provinces.

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Le 5 décembre, le Globe and Mail a publié les propos d’André Picard, chroniqueur en santé :

Une perte d’un an d’espérance de vie peut sembler anodine, mais c’est pourtant le cas. Ce n’est que la deuxième fois qu’une baisse aussi importante se produit au Canada au cours du siècle dernier.

En fait, l’espérance de vie augmente régulièrement depuis des décennies : 71 ans en 1960, 75 ans en 1980, 79 ans en 2000 et 82,3 ans en 2019.

L’espérance de vie est une mesure souvent mal comprise. Il ne s’agit pas tant d’une prédiction de la durée de vie d’un individu que d’une mesure brute de la santé d’un pays, la seule véritable mesure de la santé globale de la population dont nous disposons.

En suggérant que la baisse de l’espérance de vie est un phénomène mondial, M. Picard laisse le Canada s’en tirer à bon compte en déclarant :

La baisse de l’espérance de vie est un phénomène mondial, sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale. Les États-Unis, par exemple, ont perdu 2,4 années d’espérance de vie entre 2019 et 2021. Et ils affichent déjà certains des pires résultats du monde occidental, avec une espérance de vie qui a atteint son point le plus bas à 76,4 ans.

Un article rédigé par Owen Dyer et publié dans le British Medical Journal le 1er décembre indique que : « l’espérance de vie aux États-Unis s’est lentement rétablie après la pandémie de 2022, tandis que l’espérance de vie au Canada a encore baissé. » Dyer explique que le taux d’espérance de vie aux États-Unis s’est amélioré de 1,1 an en 2022.

Un facteur qui n’est mentionné dans aucune des analyses est l’effet de l’euthanasie (AMM) sur l’espérance de vie des Canadiens. Selon le Quatrième rapport annuel sur l’aide médicale à mourir au Canada, 13 241 décès par euthanasie ont été signalés au Canada en 2022. D’après le rapport :

L'âge moyen au moment où l'aide médicale à mourir a été administrée en 2022 était de 77,0 ans. Cet âge moyen est légèrement supérieur à celui de 2019, 2020 et 2021 (75,2, 75,3 et 76,3 respectivement). L'âge moyen des femmes en 2022 était de 77,9 ans, contre 76,1 ans pour les hommes.

L’euthanasie (AMM) représentait 4,1 % de tous les décès au Canada. Il y a eu 334 623 décès dans le pays en 2022.

Étant donné que l'âge moyen des personnes qui meurent par euthanasie au Canada est de 77 ans et que le Canadien moyen meurt à l’âge de 81,3 ans, il est probable que la mort par euthanasie fasse baisser le taux d’espérance de vie.

Les chercheurs pourraient répondre que la plupart des personnes qui meurent par euthanasie sont en phase terminale et mourront bientôt, mais depuis mars 2021, la loi fédérale n’exige plus que la mort naturelle d’une personne soit raisonnablement prévisible pour qu’elle puisse mourir par euthanasie. Le quatrième rapport annuel indique que dans 3,5 % des décès par euthanasie, la personne n’avait pas de maladie terminale. Néanmoins, la maladie terminale n’est pas définie comme étant à quelques semaines ou à quelques jours de la mort, et les personnes comptées comme ayant une maladie terminale ne sont pas forcément en phase terminale.

Un autre facteur concernant la loi canadienne sur l’euthanasie est que les personnes ne sont pas tenues d’essayer un traitement efficace avant d’être approuvées pour l’euthanasie. Nous ne disposons pas de beaucoup de données de recherche sur cette question, mais il y a des personnes qui ont été diagnostiquées d’une maladie probablement traitable, mais qui ont décidé de renoncer au traitement et d’opter pour l’euthanasie.

Une étude publiée en septembre 2021 par le Dr Sara Moore, oncologue à l’Université d’Ottawa, a examiné 45 décès par euthanasie (AMM) de personnes atteintes d’un cancer du poumon dans la région d’Ottawa. Elle a conclu que les personnes atteintes d’un cancer du poumon et décédées par euthanasie étaient moins susceptibles de consulter un radio-oncologue ou un oncologue médical, et moins susceptibles de suivre des traitements efficaces. Les recherches de Mme Moore ont montré que 20 % des personnes décédées par euthanasie n’ont pas consulté de radio-oncologue et 22 % n’ont pas consulté d’oncologue médical.

Je ne prétends pas que l’euthanasie est la seule cause de la baisse de l’espérance de vie au Canada, mais la loi canadienne sur l’AMM a eu une incidence sur l’espérance de vie.

Des études doivent être menées pour comparer les conséquences survenues aux personnes décédées par euthanasie (espérance de vie, durée entre la maladie et le décès) à celles survenues aux personnes ayant des problèmes de santé similaires qui ont choisi de recevoir un traitement ou de mourir d’une mort naturelle, ou les deux.

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