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L’euthanasie a grimpé en flèche au Canada l’année dernière et devrait s’aggraver sous Trudeau

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Maksim Shmeljov/Adobe Stock

25 octobre 2023 (LifeSiteNews) — Le 28 septembre, le journaliste Alexander Raikin a fait une prédiction. Raikin fait des reportages sur le régime d’euthanasie du Canada depuis plusieurs années, produisant certains des meilleurs articles disponibles sur le sujet et exposant la façon dont l’Aide médicale à mourir (AMM) — euphémisme utilisé par le gouvernement et les professionnels de la santé pour décrire la mort par injection létale — est administrée. « Je le dis », a-t-il déclaré sur X. « La raison pour laquelle le rapport annuel sur l’AMM n’est toujours pas publié est qu’il montrera que l’AMM a causé plus de 4 % de tous les décès au Canada, ce qui signifie que l’AMM sera environ la quatrième cause de décès au Canada. Il ne s’agit pas d’une croissance linéaire, mais d’une croissance exponentielle. »

M. Raikin avait raison. Le « Quatrième rapport annuel sur l’aide médicale à mourir au Canada 2022 » a été publié cette semaine, et les chiffres sont stupéfiants. Plus de 13 200 Canadiens sont morts par suicide assisté en 2022. Il s’agit d’une augmentation de 31,2 % par rapport à 2021 et cela porte à 44 958 le nombre total de décès par injection létale au Canada depuis 2016. Tout cela se déroule au milieu d’une crise des soins de santé dans laquelle nous sommes incapables d’offrir des services psychiatriques complets, une prévention du suicide ou des lits palliatifs. Comme nous l’avons vu dans le tapis roulant des histoires d’horreur rapportées dans le monde entier, de nombreux Canadiens optent pour un suicide sanctionné et financé par l’État simplement parce qu’ils estiment ne pas avoir d’autre choix.

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Dans de nombreux cas, l’AMM est la seule chose à laquelle ils ont droit.

Le rapport est truffé de données arides qui devraient susciter une vive inquiétude. Toutes les provinces, à l’exception du Manitoba et du Yukon, « continuent d’enregistrer une croissance régulière d’une année sur l’autre en 2022 ». Les hommes représentent une part légèrement plus importante des décès — 51,4 % contre 48,6 %. L’âge moyen des personnes décédées était de 77 ans. Si le cancer reste l’affection la plus souvent citée par les personnes demandant un suicide assisté, les « autres affections », non spécifiées, représentent 14,9 % et les « affections neurologiques » 12,6 %. Sur ce total, au moins 463 des personnes décédées par suicide assisté « étaient des personnes dont la mort naturelle n’était pas raisonnablement prévisible », soit une augmentation par rapport aux 223 personnes décédées dans cette situation en 2021. Ces chiffres, il faut le préciser, ne sont que ceux officiellement enregistrés.

Parmi les personnes dont le « décès » n’était pas « raisonnablement prévisible », la plupart souffraient de « troubles neurologiques » (50 %) ou d’« autres maladies » (37,1 %). Selon le rapport, « les sources de souffrance les plus fréquemment citées par les personnes demandant une AMM sont la perte de la capacité à s’engager dans des activités significatives » (86,3 %). Selon le rapport, cette situation continue de « refléter des tendances très similaires observées au cours des trois années précédentes (2019-2021), ce qui indique que la nature de la souffrance qui amène une personne à demander une AMM est restée cohérente au cours des quatre dernières années ».

L’augmentation constante du nombre de Canadiens demandant un suicide assisté a également conduit un nombre croissant de professionnels de la santé à choisir de le pratiquer. En 2022, le nombre total de praticiens expédiant des patients par injection létale était de 1 837, soit une augmentation de 19,1 % par rapport aux 1 542 de 2021. Parmi eux, 95 % étaient des médecins et 5 % des infirmières. 39,5 % des suicides assistés ont été réalisés dans des domiciles privés. Le rapport note également que le nombre de demandes est en forte augmentation et que peu d’entre elles sont refusées :

En 2022, 16 104 demandes écrites d'aide médicale à mourir ont été recensées, soit une augmentation de 26,5 % par rapport au nombre de demandes écrites en 2021. Les demandes écrites d'aide médicale à mourir ont augmenté en moyenne de 28,2 % par année entre 2020 et 2022. En 2022, la majorité des demandes écrites (13 102 ou 81,4 %) ont abouti à l'administration de l'aide médicale à mourir.

Malgré ces chiffres — qui augmenteront certainement fortement si le suicide assisté pour les maladies mentales, les dépendances et d’autres afflictions est approuvé en mars prochain, ce qui semble probable à ce stade — le ministre de la Santé de Trudeau, Mark Holland, a noté que : « En tant que ministre de la Santé, je suis fier de présenter le quatrième rapport annuel de Santé Canada sur l'aide médicale à mourir au pays (2022) ». On ne sait pas exactement de quoi il est fier. Le Canada est désormais le premier pays au monde à disposer d’un régime d’euthanasie prédateur presque unique, et à moins d’un changement de gouvernement avant le mois de mars, la situation ne fera qu’empirer.



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