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« L’école, champ de bataille, Misogynie, homophobie, transphobie » ou la violence absolue de la victimisation

Par Jean-Léon Laffitte (Association des Parents Catholiques du Québec) — Photo (montage) : presfoto/Freepik

Un ouvrage qui pourrait se résumer en quelques mots : simplisme volontaire de la posture de victimisation. L’auteur Francis Dupuis-Déri est présenté comme professeur de sciences politiques à l’Université du Québec à Montréal et spécialiste des mouvements sociaux. Son ouvrage étudie certaines questions uniquement sous ces angles. On peut y reconnaître une certaine honnêteté de ne pas avoir dépassé le cadre de ses compétences. Mais justement, la problématique ne relève pas de ses compétences et l’on passe complètement dans cet ouvrage à côté des questions que soulève l’idéologie du genre. En fait, on les a effacés, comme si elles n’existaient pas. C’est ainsi qu’en quatrième de couverture, l’auteur présente l’école comme un champ de bataille : celui d’une guerre « culturelle ». Ce qu’elle n’est absolument pas.

Il faut rappeler qu’avant tout, l’idéologie du genre qui est le centre d’une véritable bataille philosophique et, surtout, scientifique, n’est que théories sociologiques non fondées et discutée chez les sociologues eux-mêmes, que l’on a imposée dans toutes les écoles du Québec, à tous les élèves, sans exception. Rappeler également que les premières victimes (enrôlées dès leur prime enfance) des premiers charlatans à l’avoir développé, le Dr Money, entre autres, ont terminé leurs jours par un suicide, ce qui n’a jamais remis en question dans l’esprit de ces idéologues la valeur de leurs théories démenties au départ par les faits !

L’idéologie du genre repose sur un ensemble d’absurdités et elle ne peut s’imposer que par la force et la confusion. Force des lois, confusion des définitions où l’on est incapable d’expliquer ni ce qu’est une femme ni ce qu’est un genre… et où l’on désire que cette confusion demeure, empêchant ainsi les débats et la logique de faire leur œuvre de clarification, ce qui exposerait à tous l’imposture suprême de ces idéologies. Comme l’enfant devant l’habit de l’empereur révélant ce que tous pensent, criant que le roi est nu, ici, nous énonçons ce que tous savent sans oser le prononcer, l’idéologie du genre n’a aucun fondement…

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Il est important de souligner que les enseignements courageux du biologiste François Chapleau, qui sont considérés comme une évidence par les biologistes, sont en réalité un consensus scientifique. Cependant, ce consensus n’est pas souvent mis de l’avant, car la force et la violence ont imposé le silence sur le sujet. En effet, quiconque se réfère à ce consensus risque de se voir retirer sa licence, comme l’a vécu la sexologue Jocelyne Robert à propos du phénomène de contagion sociale, ou d’être envoyé en camp de rééducation, à l’instar du psychologue Jordan Peterson. C’est ainsi que l’on muselle le consensus scientifique en biologie selon lequel il n'y a que deux sexes et qu'il est impossible d'en changer !

De la biologie, dans cet ouvrage, on ne parlera pas. Comme partout ailleurs où le dogme est imposé, l'idéologie du genre y est considérée comme juste et les personnes la contredisant sont des transphobes. Point. L'ouvrage de recherche se contente ainsi de chercher des témoignages et des articles sur ces contestations, tous des actes de transphobie, il va sans dire. L'auteur prend le soin de les amalgamer aux actes répréhensibles de masculinisme, sexisme, etc., pour bien marquer l'opprobre évident de ces actes.

C'est dire le peu de valeur de l'ouvrage. Encore une fois, le problème de fond est complètement censuré. Et les analyses complètement disjonctées par des amalgames délirants. De l'extrême droite aux jeunesses hitlériennes, toute opposition relève de la « diversité des haines » ou de l'« intersectionnalité des haines ». Doit-on, pour imiter la méthode de l'auteur, rappeler ses profondes sympathies pour le mouvement d'extrême gauche Antifa, considéré comme un groupe terroriste aux États-Unis ? L'école, champ de bataille, demeure un intéressant ramassis d'anecdotes, ici sans analyse valable des phénomènes qu'elles révèlent.

Rappelons que si « les problèmes des sexismes, d'homophobie et de transphobie touchent tout aussi bien les écoles des villes que celles des banlieues ou des campagnes, des régions agricoles ou touristiques, de milieux pauvres ou riches, religieux, laïcs ou athées » (p. 125), c'est bien parce qu'en fait, il ne s'agit pas, dans la majorité des cas, de sexisme, ni d'homophobie ou de transphobie, mais de la réaction saine et spontanée de toute la population douée à la fois de son bon sens, et des connaissances scientifiques de base, devant une imposture idéologique hautement dommageable que l'on impose dans les écoles.

L'idéologie du genre n'aura qu'un temps. Celui d'une mode qui passe. Mais d'une mode criminelle qui laissera des enfants gravement blessés sur son passage. Comme le disait la détransitionneuse Chloe Cole : « Je n'ai plus de seins, seulement des cicatrices ». C'est là tout l'héritage de l'idéologie du genre...

Dupuis-Déri, Francis, L'école, champ de bataille. Misogynie, homophobie, transphobie. Lux Éditeurs, Montréal. 200 pages.



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