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« Je ne peux pas me taire » : Benoît XVI et le Cardinal Robert Sarah défendent le célibat sacerdotal dans un nouveau livre cosigné

Par LifeSiteNews — Traduit par Pierre et les Loups — Image (montage)

Benoît XVI et le cardinal Robert Sarah ont coécrit un nouveau livre sur le célibat sacerdotal, prenant fermement position contre l’ordination sacerdotale des hommes mariés dans l’Église latine.

Le timing du nouvel ouvrage est important. Il précède l’exhortation apostolique post-synodale très attendue du Pape François sur le récent Synode des évêques pour l’Amazonie. Le synode, qui s’est tenu en octobre dernier au Vatican, a proposé de créer une exception au célibat pour les prêtres d’Amérique latine.

Intitulé « Des profondeurs de nos cœurs », le nouveau livre du Pape émérite et du préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements sortira en français le 15 janvier prochain.

« La capacité de renoncer au mariage pour se mettre totalement à la disposition du Seigneur est un critère essentiel du ministère sacerdotal », écrit Benoît XVI dans ce nouveau livre. « Quant à la forme concrète que prend le célibat dans l’Église primitive, il faut aussi souligner que les hommes mariés ne pouvaient recevoir le sacrement de l’Ordre que s’ils s’engageaient à l’abstinence sexuelle, c’est-à-dire dans un mariage joséphite (pratique à motivation religieuse dans laquelle un homme et une femme se marient et vivent ensemble sans se livrer à une activité sexuelle. Ce fut le cas de l’union entre Marie et Joseph. Ndtr). Une telle situation semble avoir été tout à fait normale au cours des premiers siècles. »

Lors du Synode pour l’Amazonie d’octobre dernier, les pères synodaux ont discuté de la possibilité d’ordonner des hommes mariés (viri probati) dans la région à titre exceptionnel.

Dans le sillage du synode, des membres clés de la hiérarchie allemande ont déclaré ouvertement que si une telle exception était créée, eux aussi feraient pression pour que des hommes mariés puissent être ordonnés prêtres en Allemagne.

On ne sait pas exactement où se situe le Pape François sur la question de l’ouverture d’une exception pour le clergé marié dans l’Église latine. Le 27 janvier 2019, lors d’une conférence de presse dans l’avion de retour du Panama, François a déclaré qu’il pensait « personnellement » que « le célibat est un don pour l’Église » et qu’il n’était « pas d’accord pour permettre le célibat comme option ». Mais il a ajouté qu’il pourrait envisager « quelques possibilités dans des lieux très éloignés », comme les îles du Pacifique... « lorsqu’il y a une nécessité pastorale ».

Cette position s’est reflétée dans le document final du Synode pour l’Amazonie. Dans la section 111 du document, adopté à la majorité des deux tiers, les auteurs déclarent : « Nous valorisons le célibat comme don de Dieu (cf. Sacerdotalis Caelibatus, 1) dans la mesure où ce don permet au disciple missionnaire, ordonné prêtre, de se consacrer pleinement au service du Peuple saint de Dieu. »

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Cependant, le document poursuit en faisant remarquer que « certains [des pères synodaux] se sont prononcés en faveur d’une approche universelle du sujet » et a donc proposé que « des hommes idoines et reconnus par la communauté, qui ont un diaconat permanent fécond et reçoivent une formation adéquate au presbytérat » puissent être ordonnés prêtres afin de « soutenir la vie de la communauté chrétienne... dans les endroits les plus reculés de la région amazonienne. »

Le nouveau livre du Pape émérite Benoît XVI et du cardinal Robert Sarah intervient donc au milieu d’une discussion au sujet des prêtres mariés initiée par François. La publication de cet ouvrage permet à leurs voix de se faire entendre.

« Je ne peux pas en conscience, en tant que fils de l’Afrique, soutenir l’idée que les peuples sur le chemin de l’évangélisation puissent être privés de cette rencontre avec un sacerdoce pleinement vécu », écrit le cardinal Sarah dans ce nouveau livre. « Les peuples d’Amazonie ont droit à une pleine expérience du Christ-Époux. On ne peut leur proposer des prêtres de “seconde classe”. Au contraire, plus une Église est jeune, plus elle a besoin de répondre à la nature radicale de l’Évangile. »

Le livre intervient également dans le sillage d’une crise de la formation sacerdotale et impliquant la corruption homosexuelle, qui a permis à des prélats tels que l’ancien cardinal et agresseur sexuel condamné Theodore McCarrick de gravir les échelons de la hiérarchie sans le moindre contrôle.

Dans l’introduction, le Pape émérite et le cardinal guinéen expliquent que l’ouvrage est le fruit du silence, de la prière et d’une série de conversations et de lettres qu’ils ont échangées ces derniers mois.

Unissant leur voix à celle du docteur de l’Église du IVe siècle, saint Augustin, ils affirment : « Je ne peux me taire ! Je sais à quel point le silence serait pernicieux venant de moi. Car je ne veux pas me vautrer dans les honneurs ecclésiastiques, mais je pense que c’est au Christ, le premier des pasteurs, que je devrai rendre compte des brebis confiées à mes soins. Je ne peux pas me taire ni invoquer l’ignorance. »

« Leur livre ne traite pas seulement du célibat sacerdotal, aussi important soit-il », a déclaré dimanche le père Joseph Fessio, fondateur et rédacteur en chef de la maison d’édition Ignatius Press (pour la version anglaise du livre, ndtr) « cela concerne, comme le décrit le Pape émérite Benoît XVI dans son premier paragraphe : “la crise persistante que traverse le sacerdoce depuis de nombreuses années”. Mais c’est plus que cela ; il s’agit de la nature de l’Église et de la discipline chrétienne. C’est un livre que tous devraient lire. C’est un cri puissant et personnel — du plus profond de leur cœur. »

Dimanche, des passages clés du nouveau volume ont été publiés en exclusivité par le quotidien français Le Figaro. Ci-dessous, nous publions une [... version non officielle en français, majoritairement traduite de l’anglais] de plusieurs extraits. Les passages tirés de l’introduction et de la conclusion du livre ont été écrits conjointement par Benoît XVI et le cardinal Sarah.

***

Je ne peux pas me taire

Ces derniers mois, alors que le monde résonnait du vacarme créé par un étrange synode des médias qui prenait le pas sur le synode réel, nous nous sommes rencontrés. Nous avons échangé nos idées et nos préoccupations. Nous avons prié et médité dans le silence. Chacune de nos rencontres nous a mutuellement confortés et apaisés. Nos réflexions menées par des voies différentes nous ont conduits à échanger des lettres. La similitude de nos soucis et la convergence de nos conclusions nous ont décidés à mettre le fruit de notre travail et de notre amitié spirituelle à la disposition de tous les fidèles à l’instar de saint Augustin. En effet, comme lui nous pouvons affirmer : « Silere non possum ! Je ne peux pas me taire ! Je sais à quel point le silence serait pernicieux venant de moi. Car je ne veux pas me vautrer dans les honneurs ecclésiastiques, mais je pense que c’est au Christ, le premier des pasteurs, que je devrai rendre compte des brebis confiées à mes soins. Je ne peux pas me taire ou invoquer l’ignorance. » [...] Nous le faisons dans un esprit d’amour pour l’unité de l’Église. Si l’idéologie divise les cœurs, la vérité les unit. L’étude de la doctrine du salut ne peut qu’unir l’Église autour de son divin Maître. Nous le faisons dans un esprit de charité.

— Introduction

Abstinence ontologique

La célébration quotidienne de l’Eucharistie, qui implique un état de service permanent à Dieu, ne rend pas spontanément impossible le lien matrimonial. On peut dire que l’abstinence sexuelle, de fonctionnelle qu’elle était, s’est transformée en abstinence ontologique [...] De nos jours, on prétend trop facilement que tout cela n’est que la conséquence d’un mépris de la corporéité et de la sexualité [...] Un tel jugement est erroné. Pour le prouver, il suffit de rappeler que l’Église a toujours considéré le mariage comme un don du ciel à la terre, un don accordé par Dieu. Cependant, l’état conjugal concerne l’homme dans sa totalité, et puisque le service du Seigneur requiert également le don total de l’homme, il ne semble pas possible de réaliser simultanément les deux vocations. Ainsi, la capacité de renoncer au mariage pour se mettre totalement à la disposition du Seigneur est un critère essentiel du ministère sacerdotal. Quant à la forme concrète que prend le célibat dans l’Église primitive, il convient également de souligner que les hommes mariés ne pouvaient recevoir le sacrement de l’Ordre que s’ils s’engageaient à l’abstinence sexuelle, c’est-à-dire dans un mariage joséphite. Une telle situation semble avoir été tout à fait normale au cours des premiers siècles.

— Benoît XVI

Renoncer à tout compromis

Sans renoncement aux biens matériels, il ne peut y avoir de sacerdoce. L’appel à suivre Jésus n’est pas possible sans ce signe de liberté et de renoncement à tout compromis. Je crois que le célibat a une grande signification en tant que renoncement à un éventuel domaine terrestre et à un cercle de vie familiale ; le célibat devient même vraiment indispensable pour permettre à notre cheminement vers Dieu de rester le fondement de notre vie et de s’exprimer concrètement. Cela signifie, bien sûr, que le célibat doit imprégner toutes les attitudes de la vie en tenant compte de ses exigences. Il ne peut pas atteindre son plein sens si nous nous conformons aux règles de propriété et aux attitudes de vie couramment pratiquées aujourd’hui. Il ne peut y avoir de stabilité si nous ne mettons pas notre union avec Dieu au centre de nos vies.

— Benoît XVI

La mission du prêtre

Que signifie être prêtre de Jésus-Christ ? […] L’essence du ministère sacerdotal est définie en premier lieu par le fait de se tenir devant le Seigneur, de veiller pour Lui, d’être là pour Lui […] Cela signifie pour nous de nous tenir devant le Seigneur qui est présent ; c’est-à-dire que cela désigne l’Eucharistie comme le centre de la vie sacerdotale […] Le prêtre doit être quelqu’un qui veille. Il doit être vigilant face aux puissances menaçantes du mal. Il doit encourager le monde à se tenir attentif à Dieu. Ce doit être quelqu’un qui se tient sur ses gardes face aux flots du temps. Solidement enraciné dans la vérité. Solidement engagé au service du bien. Se tenir devant le Seigneur doit toujours signifier aussi prendre soin des hommes devant le Seigneur qui, pour Sa part, prend soin de chacun de nous devant le Père. Et cela doit signifier soutenir le Christ, Sa Parole, Sa vérité, Son amour. Le prêtre doit être droit, courageux et même se montrer prêt à subir des insultes pour le Seigneur […] Le prêtre doit être une personne pleine d’intégrité, vigilante, capable de se tenir debout. A tout cela s’ajoute la nécessité de servir […] Si la liturgie est un devoir central du prêtre, cela signifie aussi que la prière doit être une réalité prioritaire qui doit s’apprendre toujours plus et toujours plus profondément à l’école du Christ et des saints de tous les temps.

— Benoît XVI

Que signifie le mot « saint » ?

Le mot « saint » exprime la nature particulière de Dieu. Lui seul est Saint. L’homme devient saint dans la mesure où il commence à être avec Dieu. Être avec Dieu, c’est mettre de côté ce qui n’est que le « je » et ne faire plus qu’un avec la vie divine dans sa plénitude. Cependant, cette libération du soi peut être très douloureuse et n’est jamais accomplie une fois pour toutes. Cependant, le terme « sanctifier » peut également être compris de manière très concrète comme signifiant l’ordination sacerdotale, en ce sens qu’il implique que le Dieu vivant appelle de façon radicale un homme à le servir.

— Benoît XVI

Pas de prêtres de seconde classe

Le célibat sacerdotal bien compris, même s’il est parfois une épreuve, est une libération. Il permet au prêtre de s’établir de manière cohérente dans son identité d’époux de l’Église. Le projet de priver des communautés et des prêtres de cette joie n’est pas une œuvre de miséricorde. Je ne peux pas en conscience, en tant que fils de l’Afrique, soutenir l’idée que des peuples sur le chemin de l’évangélisation puissent être privés de cette rencontre avec un sacerdoce vécu pleinement. Les peuples d’Amazonie ont droit à une pleine expérience du Christ-Époux. On ne peut leur proposer des prêtres de « seconde classe ». Au contraire, plus une Église est jeune, plus elle a besoin de répondre à la nature radicale de l’Évangile.

— Cardinal Robert Sarah

C'est un mensonge de parler d'exceptions

L’ordination d’hommes mariés, même s’ils étaient auparavant diacres permanents, n’est pas une exception, mais une brèche, une blessure dans la cohérence du sacerdoce. Parler d’exceptions est un abus de langage ou un mensonge […] De plus, l’ordination d’hommes mariés dans de jeunes communautés chrétiennes ne permettrait pas de favoriser les vocations sacerdotales de prêtres célibataires. L’exception deviendrait un état permanent préjudiciable à la bonne compréhension du sacerdoce.

— Cardinal Robert Sarah

L'Église n'est pas une organisation humaine...

Nous vivons dans la tristesse et la souffrance ces temps difficiles et troublés. C’était notre devoir sacré de rappeler la vérité du sacerdoce catholique. Car à travers lui toute la beauté de l’Église est remise en question. L’Église n’est pas seulement une organisation humaine. C’est un mystère. Elle est l’Épouse mystique du Christ. C’est ce que notre célibat sacerdotal rappelle constamment au monde. Il est urgent, nécessaire, que personne, qu’il soit évêque, prêtre ou laïc, ne se laisse plus impressionner par les mauvaises revendications, les mises en scène, les mensonges diaboliques et les erreurs à la mode qui cherchent à dévaluer le célibat sacerdotal. Il est urgent, nécessaire, que tous, évêques, prêtres et laïcs, retrouvent un regard de foi sur l’Église et sur le célibat sacerdotal qui protège son mystère. Ce sera la meilleure défense contre l’esprit de division, contre l’esprit politique mais aussi contre l’esprit d’indifférence et de relativisme.

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