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France: la croisade du chapelet public prend de l’ampleur alors que le Parlement s’apprête à rendre obligatoire le passeport vaccinal

Par Jeanne Smits — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Myriams-Fotos/Pixabay

Note : Campagne Québec-Vie a lancé un mouvement similaire pour le Québec, si vous voulez rejoindre ou créer un groupe priant le chapelet hebdomadairement, voyez ici. — A.H.

3 janvier 2022 (LifeSiteNews) — Des centaines de groupes ont rejoint mercredi une nouvelle croisade du Rosaire qui a finalement atteint la France après avoir été lancée fin novembre en Autriche.

Alors que le Parlement français continue de discuter de la mise en œuvre d’un passeport vaccinal que le gouvernement veut imposer la semaine prochaine avec peu d’espoir d’une opposition significative, de nombreux catholiques français semblent avoir compris que la seule solution réside dans la Sainte Vierge, qui est « forte comme une armée rangée en bataille ».

Le projet de loi sur les passeports vaccinaux, qui ne contient aucune indication qu’ils seront retirés sous quelque condition que ce soit, a été adopté à la fin de la semaine dernière par l’Assemblée nationale au milieu de la nuit, avec seulement environ deux tiers des députés présents. C’est pendant la discussion au Sénat qu’un groupe Telegram invitant les particuliers à organiser des réunions de prière informelles a pris un départ fulgurant.

Le groupe a été créé le 7 janvier par Louis-Pierre Laroche, un citoyen français originaire de Vendée qui vit désormais à Vienne avec sa famille de 11 enfants. Lui-même membre d’une famille nombreuse, il pouvait compter sur l’aide de la France et, en effet, une vidéo qu’il a réalisée appelant à une « Croisade du Rosaire » a rapidement été partagée via les médias sociaux. Le groupe a pris de la vitesse mardi, passant rapidement d’environ 500 membres à plus de 6 000 en moins de 24 heures, alors que de plus en plus de personnes en France décidaient de le rejoindre et d’organiser une récitation publique du Rosaire en de multiples endroits mercredi soir.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, jeudi soir en France, le groupe compte 7 243 membres et plus, et pas moins de 900 participants en ligne.

Le résultat est spectaculaire et surprenant : mercredi soir, jour recommandé pour le chapelet hebdomadaire public, plus de 500 lieux avaient été mentionnés sur le groupe Telegram intitulé « La France prie ». Alors que de nouveaux points de rendez-vous affluaient au cours de la journée, les bénévoles du groupe ont eu du mal à suivre le rythme des annonces, avertissant même à un moment donné qu’il faudrait attendre 2 ½ heures avant que les nouveaux messages soient pris en compte et affichés sur une carte Google interactive, disponible ici. À ce jour, plus de 780 lieux ont déjà été répertoriés pour mercredi prochain en France.

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Une courte vidéo prise pendant les réunions de prière a été publiée ici.

Les personnes qui souhaitent lancer ou rejoindre un groupe en France, qui veulent voir comment fonctionne l’initiative, ou trouver des photos des prières de mercredi soir peuvent se rendre sur ce groupe Telegram, https://t.me/lafranceprie. Cependant, ce groupe est exclusivement destiné à la France, et les modérateurs n’autorisent pas les discussions. Il est destiné à être utilisé strictement comme un outil d’organisation.

L’objectif est de prier pour que la Sainte Vierge amène pacifiquement « la fin de la crise sociétale » à un moment où tant de catholiques en France craignent pour leurs libertés futures et leurs moyens de subsistance. Beaucoup rejettent les vaccins contaminés par l’avortement et craignent énormément les effets indésirables pour eux-mêmes et leurs enfants. Le système de comptage européen a déjà recensé plus de 36 000 décès post-vaccinaux, et les citoyens voient leurs droits et libertés restreints au nom du COVID. Il s’agit notamment de ne pas pouvoir accéder à un hôpital ou à une maison de retraite pour accompagner un enfant ou rendre visite à une personne âgée en l’absence d’un « passeport sanitaire » prouvant la vaccination, la négativité ou la guérison récente du COVID. Avec le nouveau passeport vaccinal, la négativité ou la guérison ne seront plus prises en compte.

Mercredi soir, plus de 500 chapelets publics ont été priés devant des églises ou au pied d’une des myriades de croix de chemin et d’oratoires mariaux qui parsèment la campagne française. Certains événements ont été suivis par une seule personne, d’autres par 5, 20 ou 30, dont de nombreux jeunes enfants, ce qui est un véritable succès dans un délai aussi court. Au fur et à mesure que l’initiative sera mieux connue et que les gens réaliseront à quel point il est facile de fixer une date et une heure pour cette puissante prière publique ou de trouver un groupe déjà constitué, la participation devrait augmenter fortement dans les semaines à venir.

Notre famille a organisé mercredi un chapelet public devant la statue du Calvaire à l’entrée de notre village breton. Alors que nous priions devant le Crucifix, j’ai réalisé qu’en des temps plus anciens, cela n’aurait pas été du tout inhabituel. Lorsque la France était encore profondément catholique, ces statues en bord de route attiraient les gens qui se rendaient à la ville voisine et s’arrêter pour dire une prière, seul ou en groupe, était la chose la plus naturelle du monde. « La France prie » permet sûrement aux gens de redécouvrir la vocation naturelle de ces oratoires, statues et crucifix, qui est d’élever les cœurs vers le ciel tout au long des jours ordinaires de la vie.

Ce fut aussi une expérience très apaisante. Lorsque l’on prie la Vierge Mère de Dieu, qui — il faut le répéter — est « forte comme une armée rangée en bataille », à l’extérieur, à la vue de nombreuses personnes qui rentrent chez elles en voiture après le travail, la faiblesse de ses ennemis devient si évidente ! L’espoir est de notre côté, un espoir sûr qui peut compter sur la victoire finale.

Dans les nouvelles des autres groupes, j’ai entendu parler de personnes qui ont pris leur voiture et ont rejoint le groupe le plus proche d’elles, alors qu’elles ne savaient même pas comment prier le chapelet, parce qu’elles ont compris que seule la prière peut les sauver maintenant. L’initiative a donc aussi une dimension apostolique.

Louis-Pierre Laroche a rendu tout cela très clair dans sa vidéo inspirante qui a poussé les Français à descendre dans la rue pour prier publiquement pour la sortie de la crise actuelle.

Il a déclaré (transcription par LifeSite) :

Bonjour à tous, c’est Louis-Pierre qui vous parle. Je fais cette petite vidéo parce qu’il y a deux jours je vous ai envoyé un lien vers un groupe Telegram, La France Prie, et j’aimerais en dire quelques mots et expliquer pourquoi je l’ai envoyé. En fait, depuis que la crise du COVID a commencé, ça fait 22 mois maintenant, je suis en Autriche, j’ai été actif au niveau juridique, au niveau politique, au niveau médiatique. J’ai participé à de nombreuses manifestations et ce dont je me suis rendu compte maintenant, alors que la crise s’aggrave, que de plus en plus de lois liberticides sont adoptées, c’est qu’en fait toutes ces actions ne sont pas suffisantes. Et pendant des mois, je me suis dit pendant les manifestations : c’est bien de se battre pour la liberté, c’est bien de se battre pour tout ça, mais en tant que catholique, nous avons autre chose. Et c’est de là qu’est venue cette idée, qui m’a été suggérée en partie par des discussions que j’ai eues avec des gens et par des gens qui me l’ont suggérée quand on s’est rencontrés, notamment dans les manifestations où j’ai vu des gens qui étaient là en train de brandir un chapelet, ou des gens qui étaient là avec une croix. J’ai des clients qui se sont fait piquer deux ou trois fois qui m’ont dit : « Maintenant il n’y a que le ciel qui peut nous aider », et je me suis dit : les gens sont prêts pour la prière.

En même temps, il y avait des gens qui étaient totalement désespérés par les lois qui étaient susceptibles d’être votées et qui sont encore susceptibles d’être votées. Ils sont désespérés au niveau familial, désespérés au niveau professionnel, désespérés au niveau de la santé, à tous les niveaux. Et nous commencions tous à avoir un peu peur, je dois dire.

Et donc, le 29 novembre, j’ai eu l’idée de lancer une croisade du Rosaire en Autriche, et de le faire d’une manière très simple. Et pourquoi ? Parce qu’en tant que catholiques, nous avons une arme qui est le chapelet et qui a fait ses preuves dans l’histoire. Nous connaissons la bataille de Lépante, c’était une grande croisade du Rosaire par le Pape Saint Pie V avec l’image de Marie des Neiges ; à Vienne, nous nous souvenons du siège par les Turcs, où nous avons prié du 5 août, la fête de Marie des Neiges, jusqu’à la victoire le 12 septembre, la fête du Saint Nom de Marie, et le rosaire a été prié jour et nuit dans toutes les églises de Vienne. Et en même temps, il y avait la bataille militaire, bien sûr ─ il ne faut pas l’oublier non plus. Aujourd’hui, nous avons aussi une lutte politique, que nous ne devons pas oublier. Mais nous avons cette arme qui est là et qui, je pense, par rapport aux forces présentes en ce moment, est la seule en définitive qui peut réellement nous aider.

Donc, en Autriche, nous avons commencé ce lundi matin à faire quelque chose de très simple que tout le monde peut faire. Il ne faut pas être intellectuel, il ne faut pas être bien organisé, il ne faut pas avoir d’expérience de l’action, il ne faut rien du tout, il faut juste un chapelet et un peu de courage, parce qu’il s’agit vraiment de se lever, de sortir, d’aller dans l’espace public et de dire le chapelet autour de sa maison. Normalement, vous y allez à pied. Près de ta maison, au premier calvaire que tu trouves. Et tu dis un chapelet en public. Et ce chapelet que nous disons en public, nous allons l’inscrire en public pour que d’autres personnes puissent s’y joindre. C’est très simple et tout le monde peut le faire. Nous pouvons être un, deux, trois, quatre, et rapidement nous devenons 20, 30, 40, 50, 100, etc. comme cela s’est développé en Autriche.

En Autriche, en 2 jours, alors que j’espérais avoir 200 personnes, après une semaine, nous avions 35 lieux de prière et déjà plus de 500 personnes qui ont prié, après 2 jours. Nous avons fait cela le lundi, et c’est arrivé le mercredi. Actuellement, nous sommes à plus de 220 lieux de prière et, d’après ce que nous pouvons compter plus ou moins, environ 3 000 personnes qui prient le chapelet en public chaque mercredi. 3 000 personnes de tous les secteurs de l’Église catholique, avec des curés, qui m’écrivent, qui m’appellent, des abbés qui m’écrivent et m’appellent, et qui me disent : « Merci, Monsieur Laroche, vous nous avez libérés. Maintenant, nous sortons et nous prions ».

Et puis ce qui s’est passé est incroyable : ça s’est développé tellement vite en Autriche et tellement vite en dehors de l’Autriche, le jour suivant c’était repris en Allemagne, le jour suivant c’était repris en Suisse, la semaine suivante c’était repris en Italie, dans le Tyrol du Sud, en Croatie, en Slovénie, en République tchèque, et après 10 jours c’était repris au Canada, en Australie, donc c’est quelque chose qui s’est beaucoup développé.

Malheureusement, pour le moment, rien ne se passe en France. Du moins, pour autant que je sache, il ne se passe rien. J’ai eu des contacts, j’ai essayé de lancer un peu ça, mais il n’y a pas eu de réaction du tout, comme si en fait ce n’était pas important. Et c’est pour ça que j’ai lancé ça pour vous encourager, parce que ce n’est pas moi qui peux organiser ça en France, je ne suis pas là. C’est à vous, sur place, de faire les choses. Ce n’est pas à moi de le faire, c’est à vous de l’organiser, c’est à vous de vous lever, de sortir de votre fauteuil, d’aller dire le chapelet en public.

Pourquoi en public ? Actuellement, nous nous trouvons dans une crise de société, c’est une crise sociétale. Mais la société, c’est ce qui se passe en public. Donc nous prions en public pour protéger ce domaine public. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que ce domaine, une fois qu’il est protégé, une fois que nous avons prié et protégé ce domaine public dans notre village, dans notre ville, dans notre quartier, alors le diable ne peut plus attaquer. Alors sous ce bouclier, nous n’avons plus peur. Nous reprenons confiance et la peur change de camp. La peur change de camp : le diable se venge sur ses serviteurs et ce sont eux qui ont peur.

Voilà je crois que c’est vraiment quelque chose qui est venu de cette prière : en Autriche nous avons prié la première fois le soir du 29 novembre, le mercredi soir. Le jeudi matin, quatre ministres ont démissionné. Je peux vous dire qu’ils n’ont pas passé la nuit en paix. Le lendemain, d’autres ministres ont démissionné, et depuis, les lois dont ils nous avaient assuré qu’elles seraient adoptées immédiatement, traînent toujours et aucun progrès n’a été fait. Nous continuons donc à prier, nous prions de plus en plus, et nous espérons, en faisant confiance à la Sainte Vierge, que nous obtiendrons la victoire.

Alors voilà ce que je vous dis : prenez votre chapelet, bougez, ça ne tient qu’à vous. C’est à vous de sortir de ce fauteuil, c’est à vous de sortir de la bulle de WhatsApp et je ne sais quoi, de la bulle d’être informé en permanence de tout un tas de choses, qui sont importantes mais pas strictement nécessaires, et que nous savons maintenant et que nous avons comprises ; alors on peut arrêter tout ça, et maintenant il faut passer au vrai combat, levez-vous, sortez près de chez vous, vous savez où est le prochain calvaire, prévoyez un chapelet, enregistrez-le et faites-en la promotion.

Je vais vous donner un dernier exemple : J’ai une connaissance pas loin de chez moi qui m’a dit : non, je vais être tout seul, je ne vais connaître personne, je vais être tout seul à dire le chapelet. Je lui ai dit : ce n’est pas grave, dis quand même le chapelet. Eh bien, la première fois, ils étaient 15, et maintenant ils sont 30, chaque mercredi, entre 30 et 35. Et en plus, dans les villages environnants, dans les villages voisins, il y a 4 ou 5 chapelets. Donc c’est énorme comment ça se développe, et ça ne dépend pas de nous : la seule chose qu’on nous demande, c’est de nous lever, de sortir et de faire quelque chose.

Je vous en prie : bougez, pour la France, pour l’Église, pour notre liberté, pour que nous puissions reprendre confiance et avoir enfin la paix dans cette histoire sans fin. Merci et à bientôt.

La menace d’un mandat vaccinal déguisé, obligeant à « choisir » la vaccination ou à être privé de nombreux droits élémentaires, plane toujours en France. Le ministre de la Santé Olivier Véran a clairement indiqué qu’il ne voulait aucune limite au projet de loi du gouvernement, et il semble que les faibles garanties ajoutées au projet de loi par le Sénat, qui obligeraient les autorités à lever le passeport vaccinal dès que moins de 10 000 personnes sont hospitalisées « à cause du COVID » (actuellement, le compte est à un peu plus de 20 000 patients « avec » COVID), seront évincées par l’Assemblée nationale qui aura le dessus après les deuxièmes lectures par les deux chambres à partir de ce jeudi soir à l’Assemblée nationale. Seule une poignée de députés et de sénateurs contredisent vigoureusement le discours du gouvernement.

Le marseillais Didier Raoult, pionnier du traitement hydroxychloroquine-azithromycine pour le COVID au printemps 2020, devient plus visible dans les médias avec ses explications concernant l’effet amplificateur d’infection des injections contre le COVID pendant les trois semaines suivant l’injection et les rappels, et le nombre énorme d’infections précisément dans les pays où les taux de vaccination sont les plus élevés.

Olivier Véran lui-même a été obligé d’annoncer qu’il s’auto-isolerait dès ce jeudi matin, ayant été testé positif au COVID alors qu’il a reçu trois injections COVID.

Même si cela ne changera pas le discours gouvernemental, c’est un camouflet bienvenu pour ceux qui veulent obliger toute la population adulte française à se faire vacciner.

Autre bonne nouvelle, le tribunal administratif de Versailles et le tribunal administratif de Paris ont suspendu l’obligation de porter un masque à l’extérieur dans la capitale française et sa banlieue ouest, qui avait été rétablie le 31 décembre, car cette mesure constitue « une atteinte excessive et disproportionnée à la liberté individuelle » qui n’est pas nécessaire à l’heure actuelle.

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