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Un nombre important de femmes au Québec souffrent en silence après un avortement — sans aide, sans écoute, sans reconnaissance. Le gouvernement refuse encore de reconnaître cette détresse bien réelle. Nous ne pouvons pas détourner le regard ! Signez cette pétition pour exiger la mise en place d’un programme de soutien concret pour les femmes blessées par l’avortement. (Un dossier complet et documenté sur la souffrance post-avortement sera envoyé aux Ministres Proulx et Dubé. Pour le lire, suivez ce lien.)
A significant number of women in Quebec suffer in silence after abortion — without help, without support, without recognition. The government still refuses to acknowledge their very real pain. We cannot look away! Sign this petition to demand a concrete support program for women wounded by abortion. (A complete and well-documented report on post-abortion suffering will be sent to Ministers Proulx and Dubé. To read it, click here.)
**English petition text below**
À l’attention de Madame Caroline Proulx, ministre responsable de la Condition féminine, et de Monsieur Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux,
Considérant que :
- De nombreuses femmes souffrent de conséquences psychologiques, spirituelles et physiques à la suite d’un avortement provoqué (dépression, anxiété, idées suicidaires, syndrome de stress post-traumatique, regrets profonds, sentiment de culpabilité, complications médicales telles qu’un risque accru de cancer du sein et d’accouchement prématuré);
- Un grand nombre de femmes ont subi une IVG sous la contrainte de pressions sociales ou relationnelles (notamment de la part du partenaire), contre leur volonté profonde, et que cette contrainte amplifie leur détresse ultérieure;
- Ces femmes en souffrance post-avortement vivent souvent dans la culpabilité et l’isolement, d’autant plus qu’elles subissent une stigmatisation et un silence social qui les empêchent de chercher du soutien;
- Il existe un manque criant de services d’accompagnement adaptés pour les aider : aucun programme public structuré n’est dédié au syndrome post-avortement, et l’offre actuelle (suivi psychosocial ponctuel, organismes communautaires) est largement insuffisante et méconnue;
- L’impact humain et social de cette problématique est méconnu mais réel : coût en santé mentale (troubles non traités, suicides), impact sur les familles, possibles risques médicaux à long terme non pris en charge, et perte de participation pleine de ces femmes à la société québécoise;
Nous, citoyens et citoyennes soussignés du Québec, demandons respectueusement au gouvernement :
-
La mise en place d’une campagne de sensibilisation provinciale sur le traumatisme post-avortement – pilotée conjointement par le ministère de la Santé et celui de la Condition féminine. Cette campagne, diffusée largement (dans les établissements de santé, les médias, etc.), aurait pour objectifs de :
- Informer le grand public que certaines femmes peuvent éprouver des troubles post-traumatiques après une IVG, afin de briser le tabou et la solitude des femmes concernées.
- Encourager ces dernières à demander de l’aide sans honte ni crainte, en leur faisant savoir qu’elles ne sont ni anormales ni seules – que d’autres ont vécu la même chose et que des ressources existent pour les soutenir.
- Sensibiliser les proches (conjoints, familles) et la communauté à adopter une attitude empathique envers les femmes pouvant regretter ou souffrir après un avortement, pour créer un environnement où elles se sentent écoutées et non jugées.
- La création d’un programme de soins post-avortement pluridisciplinaire, accessible dans tout le Québec, incluant :
- Un suivi médical et psychologique proactif pour toute femme ayant eu une interruption de grossesse provoquée, via les CLSC ou les cliniques médicales, afin de dépister et traiter précocement toute complication qu’elle soit physique (par ex. douleur persistante, problème hormonal) ou mentale (détresse psychologique, dépression, etc.).
- La mise en place de services spécialisés de soutien : consultations subventionnées avec des psychologues ou travailleurs sociaux formés au post-avortement, groupes de parole encadrés, et au besoin orientation vers des conseillers spirituels (pour celles qui en ressentent le besoin).
- La formation du personnel de santé (médecins de famille, gynécologues, infirmières, psychologues) pour mieux comprendre le traumatisme post-avortement, afin qu’aucune femme ne soit laissée à elle-même après une IVG sans savoir vers qui se tourner.
- Un partenariat avec les organismes communautaires existants et les lignes d’écoute téléphonique, pour renforcer le filet de sécurité autour des femmes en post-avortement et orienter celles-ci efficacement vers les ressources appropriées sur tout le territoire.
En répondant à cet appel, vous affirmerez le principe que la santé des femmes englobe la santé mentale et émotionnelle, et que chaque femme mérite aide et compassion, après une interruption de grossesse tout autant qu’avant. Il est temps que le Québec reconnaisse et traite le traumatisme post-avortement avec le sérieux qu’il mérite.
En foi de quoi, nous signons la présente pétition et vous prions, Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, de lui donner suite avec toute l’attention et l’humanité requises.
Les signataires : (suivent les noms)
--FIN DE LA PÉTITION--
**English petition text here**
To: Minister Caroline Proulx, Minister responsible for the Status of Women, and Minister Christian Dubé, Minister of Health and Social Services
Whereas:
- Many women suffer psychological, spiritual, and physical consequences after an induced abortion (depression, anxiety, suicidal thoughts, PTSD, deep regret, guilt, medical complications such as increased risk of breast cancer and preterm birth);
- A large number of women have had abortions under social or relational pressure (especially from their partners), against their true desires, and this coercion worsens their subsequent distress;
- Women suffering after abortion often live in guilt and isolation, made worse by stigma and a social silence that prevents them from seeking support;
- There is a critical lack of appropriate support services: no structured public program exists to address post-abortion trauma, and current offerings (ad hoc psychosocial services, community groups) are insufficient and poorly known;
- The human and social cost of this issue is poorly recognized but real: untreated psychological disorders, suicides, family strain, unaddressed long-term medical risks, and loss of full participation by these women in Quebec society;
We, the undersigned citizens of Quebec, respectfully ask the Government to:
-
Launch a province-wide awareness campaign on post-abortion trauma, jointly led by the Ministry of Health and the Ministry of the Status of Women. The campaign, widely disseminated (in health centres, media, etc.), would aim to:
a) Inform the public that some women experience post-traumatic effects after abortion, to break the taboo and end their isolation;
b) Encourage women to seek help without shame or fear, reassuring them they are not abnormal or alone—that others have felt the same, and support exists;
c) Raise awareness among family members and communities (including partners) to adopt an empathetic approach to women who may suffer or regret their abortions, to create a non-judgmental environment of support. -
Establish a province-wide, multidisciplinary post-abortion care program, including:
a) Proactive medical and psychological follow-up for all women who have had an abortion, through CLSCs or medical clinics, to detect and address complications—whether physical (e.g., persistent pain, hormonal issues) or psychological (distress, depression, etc.);
b) Creation of specialized support services: subsidized counselling with psychologists or social workers trained in post-abortion trauma, supervised support groups, and where desired, referrals to spiritual counsellors;
c) Training for healthcare providers (family doctors, OB-GYNs, nurses, psychologists) to better understand post-abortion trauma so that no woman is left alone without knowing where to turn;
d) Partnerships with community organizations and crisis helplines to strengthen the safety net around post-abortive women and connect them effectively to services across the province.
By responding to this call, you affirm a simple but essential principle: women’s health includes their mental and emotional well-being, and every woman deserves compassion and support—before and after an abortion.
It is time for Quebec to recognize and respond to post-abortion trauma with the seriousness it demands.
In witness whereof, we sign this petition and respectfully request, Madam Minister, Mr. Minister, that it be met with all the attention and humanity it deserves.
The undersigned: (Names follow)
--END OF PETITION--