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Erin O’Toole veut amender le projet de loi C-7 contre les thérapies réparatives, mais pas l’abolir…


Erin O'Toole.

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : CPAC

Pétition : Non à la suppression de la thérapie de conversion

Erin O’Toole, nouveau chef du Parti conservateur du Canada et chef de l’opposition, a délivré à la Chambre des communes un petit discours sinueux où il semble vouloir d’une main caresser la chèvre tandis que de l’autre il arrose le chou. Je veux dire, d’un côté il flatte ce qu’il appelle « la communauté LGBTQ », « mon bilan est clair : mes votes ont toujours été en faveur de la communauté LGBTQ », clamait-il lors de son allocution à 10 h 5 le 1er octobre ; tandis que de l’autre il tente de satisfaire le nombre non négligeable des conservateurs dits sociaux en apportant quelques petits amendements au projet de loi C-7, qui a pour but d’interdire la « thérapie de conversion » aux moins de 18 ans. Les thérapies en question ont pour but d’aider une personne ayant une attirance pour les gens de même sexe à retourner à un penchant conforme à leur nature d’homme ou de femme ; ou bien visent à aider les personnes pensant appartenir à l’autre sexe se sentir en harmonie avec le leur.

M. O’Toole prétend vouloir être limpide : « encore une fois, je vais être parfaitement clair : les thérapies de conversion sont mauvaises. À mes yeux, elles devraient être bannies », car, « c’est notamment le cas lorsqu’elle pourrait être employé pour menacer une personne contre sa volonté, ou lorsqu’elle est utilisée pour dénigrer ou rabaisser quelqu’un pour ce qu’il est ». Sur ce point-là on pourrait être d’accord, les thérapies réparatives que nous défendons ne sont pas destinées à être imposées de force aux personnes concernées ni à les dénigrer — ce qu’il reste à démontrer cependant, ce sont des exemples récents de thérapies imposées de force, et non quelques histoires d’électrochocs datant des années 30. Certaines thérapies sont sans doute mauvaises, mais non pas toutes, et M. O’Toole n’a nullement manifesté l’intention d’amender le projet de loi C-7 libéral afin de permettre les thérapies volontaires et non nocives.

Se fourvoyant donc, M. O’Toole jette le blâme sur les libéraux, instigateurs du projet de loi, affirmant qu’ils vont trop loin en réintroduisant C-7 semblable à ce qu’il était, M. O’Toole essayant de mettre C-7 sous le jour d’une machination libérale visant à mettre les conservateurs dans l’embarras en les faisant voter contre un projet de loi qu’ils approuveraient totalement en principe, mais non dans les détails ; un piège pour les faire paraître comme étant opposés à l’abolition des thérapies de conversion destinées aux jeunes. Loin de lui la pensée d’être contre l’interdiction ! M. O’Toole, ainsi, parvient à se montrer le fidèle allié de la « communauté LGBTQ » (plus fidèle que les libéraux faut-il le croire), et à agir légèrement dans le sens des conservateurs sociaux, bien que pour des raisons autres que les leurs. M. O’Toole déclarait :

Malheureusement, les libéraux jouent une fois de plus à la politique. Au lieu de travailler dur pour faire les choses correctement et améliorer la vie des Canadiens, ils semblent vouloir marquer des points politiques. Pourquoi les députés pensent-ils que ce projet de loi est présenté le deuxième jour de mon entrée en fonction en tant que nouveau chef à la Chambre ? Mieux encore, pourquoi croient-ils que les libéraux ont réintroduit exactement le même projet de loi que l’année dernière, après avoir totalement ignoré les échecs débauches bien connues de leur premier projet de loi ? Ils n’ont pas fait cela parce qu’ils veulent bien agir pour la communauté LGBTQ. Ils ont fait cela parce qu’ils veulent forcer les conservateurs à proposer des amendements ou même à voter contre ce projet de loi.

Les libéraux font de la petite politique, comme toujours, pour essayer de faire peur aux Canadiens. Ils veulent nous diviser.

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Pétition : Non à la suppression de la thérapie de conversion

M. O’Toole voudrait protéger ce qui pourrait s’apparenter avec les thérapies de conversion, autrement dit les conversations que pourraient tenir des parents avec leur enfant, ou un curé avec un jeune fidèle sur une question de foi concernant l’homosexualité, choses qui pouvaient tomber sous le coup de C-7 :

Le gouvernement libéral sait que la plupart des Canadiens ne veulent pas que les thérapies de conversion continuent [à exister], mais il sait aussi que la plupart des Canadiens ne veulent pas non plus que les conversations entre un parent et un enfant ou entre un chef religieux et un jeune soient criminalisées.

Je sais que mes amis LGBTQ+ veulent que tout le monde soit traité avec dignité et respect.

Je me demande de qui il parle, de ses proches amis, ou des « LGBTQ » en général ? Car il doit y en avoir une certaine quantité derrière ce projet de loi dictatorial.

Il n'empêche, malgré les bons aspects que les probables amendements o'tooliens pourraient apporter, que :

  1. les mineurs ne pourront pas avoir accès aux thérapies réparatives,
  2. on ne pourra pas faire la promotion de ces thérapies ni en recevoir la moindre redevance monétaire, comme cela se ferait normalement avec un psychologue administrant ses soins à un patients,
  3. donc que les organismes ayant pour but la promotion des thérapies seront paralysés et les psychologues les offrant auront une grande difficulté dans les moyens.

Pétition : Non à la suppression de la thérapie de conversion



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