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Elle quitte l'Hôpital général juif et annule l'avortement tardif de son fils à 22 semaines


Samuel David à 9 mois avec les 3 autres enfants et sa famille

Par Joanne D’Arc (Campagne Québec-Vie) — Photo : Catherina David

Catherina David est une mère au foyer de quatre enfants qui nous a contactés pour partager un beau témoignage au sujet de son plus jeune enfant, Samuel David. Elle nous a d’abord contactés pour obtenir des prières et du soutien pendant sa grossesse. Aujourd’hui, elle souhaite partager avec nous, en détail, comment son histoire s’est déroulée. Elle a découvert qu’elle était enceinte à presque 9 semaines de grossesse alors qu’elle déménageait du Québec à l’Ontario.  

Au départ, elle était très excitée et heureuse d’être de nouveau enceinte. À 5 mois de grossesse, son médecin lui a demandé de faire un test supplémentaire qui a révélé que son bébé était atteint de trisomie 21 (syndrome de Down).  

Après avoir donné naissance à trois enfants en parfaite santé, ce fut certainement un grand choc pour elle. Elle admet qu’elle était dévastée et ne savait pas comment réagir. Elle a pleuré toute la journée en apprenant la nouvelle, puis toute la semaine suivante.  

Lorsqu’elle a rencontré son médecin après avoir appris la nouvelle, celui-ci lui a dit : « Je vous laisse décider si vous voulez garder le bébé, si vous voulez ou non poursuivre la grossesse. Et si vous voulez l’interrompre, nous ferons en sorte que ce soit aussi facile que possible pour vous, mais vous devrez aller à l’hôpital pour un accouchement normal [provoqué] ».  

Elle s’est rendue à l’hôpital général juif pour l’avortement, puis elle a changé d’avis et décidé de garder le bébé. Catherina a été guidée par sa foi et par un rêve qu’elle a fait, qui, selon elle, venait de Dieu, et l’a aidée à résister à la tentation de mettre fin à la vie de son enfant.  

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Aujourd’hui, Catherina, Samuel et le reste de la famille vivent en Ontario. Elle ne regrette pas sa décision d’avoir gardé Samuel qui apporte beaucoup de joie à la famille. 

Voici leur témoignage.  

Joanna pour CQV : Pouvez-vous vous présenter brièvement et raconter votre histoire ?  

Catherina David : Je m’appelle Catherina David, et je suis une mère au foyer de 4 enfants. Mon enfant, Samuel David, mon plus jeune, est né le 18 février 2022. Samuel est né avec le syndrome de Down et a fait des allers-retours à l’hôpital depuis sa naissance. Il est né avec trois gros trous dans le cœur et a dû subir une réparation cardiaque majeure.  

Lorsque j’ai découvert que j’étais enceinte de Samuel, jétais d’abord très excitée. Nous avons annoncé la nouvelle à notre famille et à nos amis. Mon médecin m’a recommandé de faire quelques tests. Lors de mon premier test, tout semblait normal. Puis le médecin m’a demandé de faire le test Harmony. Je ne pensais pas qu’il y avait lieu de s’inquiéter, car j’avais déjà mis au monde trois enfants en bonne santé. Le médecin continuait de m’appeler et lorsqu’il m’a finalement rejointe, le 4 septembre 2021, il m’a dit qu’il avait de mauvaises nouvelles pour moi. Il m’a annoncé que mon bébé était atteint de trisomie 21 ou syndrome de Down et m’a invitée à en discuter à son cabinet. Ce fut un grand choc pour moi et je ne savais pas comment réagir. J’étais dévastée rien qu’en entendant les mots « syndrome de Down ». J’ai pleuré toute la journée, je n’arrivais pas à me relever. De plus, j’ai dû attendre une semaine avant d’avoir un autre rendez-vous avec le médecin, et cette semaine a été la plus décourageante de ma vie. Je n’avais pas le courage de lire quoi que ce soit à ce sujet sur Internet, car, dans mon esprit, le syndrome de Down était quelque chose de mauvais, et je me demandais : Pourquoi moi ? Pourquoi mon enfant ?  

Finalement, lorsque je suis allée chez le médecin, il a eu une discussion sérieuse avec nous et nous a dit : « Je vous laisse décider si vous voulez garder le bébé, poursuivre la grossesse ou si vous voulez l’interrompre ; dans ce dernier cas, nous vous faciliterons la tâche autant que possible, mais la seule façon de le faire est d’aller à l’hôpital et [de provoquer] un accouchement normal ». Il m’a ensuite expliqué les inconvénients de la grossesse si je la menais à bien : malformations cardiaques, malformations de l’intestin, retards cognitifs, développement du cerveau, mains et jambes plus courtes, plus longues ou inégales, etc. 

Il a conclu en disant : « Prenez votre temps, discutez avec votre conjoint et voyez ce que vous voulez faire. Si vous décidez de mettre fin à votre grossesse, vous pouvez fixer un rendez-vous et je dirai à l’hôpital de le faire ».  

Joanna pour CQV : Merci de vous présenter et de raconter votre histoire. Vous m’avez également confié qu’avant de décider de garder votre enfant, vous aviez d’abord décidé d’avorter et vous vous étiez rendue à l’hôpital pour le faire. Pouvez-vous me confirmer où vous êtes allée pour la procédure d’avortement ? 

Catherina David : Mon obstétricien était rattaché à l’Hôpital général juif et c’est là que j’étais allée pour la procédure.  

Joanna pour CQV : Je vois. Mais ensuite vous avez décidé de garder Samuel. Pouvez-vous me décrire ce qui vous est passé par la tête lorsque vous avez changé votre décision ? 

Catherina David : Avant d’aller à l’hôpital pour la procédure d’interruption de grossesse, j’ai fait un rêve dans lequel j’étais enceinte, presque à terme, et j’étais à l’hôpital avec ma mère et ma sœur. L’hôpital avait des marches qui descendaient vers une grande rivière dans mon pays (Inde). Je marchais vers ces marches, environ 1000 marches, et j’ai vu une grande quantité d’eau jaillir. Il y avait également un pont entre l’hôpital et ces marches, et je me demandais si je devais me jeter dans la rivière. Soudain, j’ai entendu un homme me crier :  

« Que faites-vous là ? Vous ne devriez pas être là ! Revenez à l’hôpital. La force de l’eau est trop grande, elle va vous emporter. Dans cet état, vous ne devriez pas y aller. S’il vous plaît revenez, s’il vous plaît revenez ! » C’était un cri d’impuissance. Il criait juste et disait que je ne devrais pas être là. Puis il a dit à ma mère et à ma sœur, « Pourquoi l’avez-vous laissée partir ? Demandez-lui de revenir. » J’ai interprété ce rêve comme la voix du Seigneur qui me demandait de revenir. L’image de la rivière que j’avais en tête était particulière, il y avait aussi une forêt dense. Après ce rêve, le lendemain, je suis allée à l’Hôpital général juif pour l’intervention, et vous ne me croirez pas, mais la même image avec une rivière et une forêt dense était affichée dans la chambre où je suis restée toute la journée. J’ai quitté l’hôpital et j’ai décidé de garder le bébé après y avoir passé une journée.  

Samuel David à l'hopital — Photo : Catherina David

Joanna pour CQV : Pouvez-vous me décrire comment vous êtes partie ? Avez-vous prévenu quelqu’un ou avez-vous simplement quitté l’hôpital en vitesse ?  

Catherina David : J’ai demandé à parler à un médecin et on m’a envoyé le médecin de garde pour la journée. Elle avait une cinquantaine d’années et elle m’a assuré que si je n’étais pas convaincue, je pouvais rentrer chez moi et prendre une décision en connaissance de cause. Elle a dit « après tout, c’est votre bébé et c’est vous qui décidez ». 

Joanna pour CQV : De combien de semaines étiez-vous enceinte lorsque vous êtes allée à ce rendez-vous pour vous faire avorter ? 

Catherina David : J’en étais à 22 semaines.  

Joanna pour CQV : Quand les tests ont-ils été faits ?  

Catherina David : À la 13e et 18e semaine, les tests ont été faits, donc il n’y avait pas beaucoup de temps. C’est à la 20e semaine que nous avons découvert que Samuel aurait une trisomie 21. 

Joanna pour CQV : Quelle a été la réaction du médecin lorsque vous lui avez dit que vous alliez garder l’enfant ?  

Catherina David : Le médecin m’a dit que si je choisissais de donner la vie à mon fils, ils le soutiendraient, et il a tout fait jusqu’à présent pour tenir cette promesse.  

Joanna pour CQV : À un moment donné de votre grossesse, avez-vous ressenti des pressions de la part du médecin pour choisir l’avortement ? Et des amis ?   

Catherina David : Absolument aucune pression de la part de mon médecin ou de l’hôpital, tout ce qu’ils nous ont dit, c’est que si nous choisissions la vie pour notre bébé, ils feraient tout pour la soutenir. À ce moment-là, nous n’avions qu’un seul ami qui connaissait notre situation, et ils n’ont fait que nous soutenir.  

Joanna pour CQV : Mais n’avez-vous pas pensé que c’était un peu fort de la part de votre premier médecin de mentionner immédiatement la possibilité d’une interruption de grossesse en fonction de l’état de votre enfant ? Après tout, c’est d’une vie humaine qu’il s’agit...  

Catherina David : C’était très dur, la possibilité qu’ils en parlent était déconcertante, parce que je ne pouvais pas vivre cela en tant que parent, et je ne voulais pas le vivre. Cela a été très dur pour moi sur le plan émotionnel, [d’accepter] d’aller à l’hôpital à 5 mois et d’avoir un accouchement naturel [provoqué]. [...] On m’a dit que « chaque jour de plus où je garderais le fœtus, je rencontrerais plus de difficultés, parce que je vivrais plus de traumatismes pour moi et pour l’enfant. » D’un côté, oui, ils ont dit qu’ils feraient tout pour m’aider, mais d’un autre côté... Je pense que parce que le système est un système de santé publique, c’est un gros fardeau pour eux [...] pense, dans notre pays d’où je viens (l’Inde), ils n’offrent pas ces options.  

Je dois dire qu’ils nous ont préparés au pire, mais pas au meilleur. Ils nous ont donné le pire scénario possible, mais je ne pouvais pas le faire (l’avortement). 

Joanna pour CQV : À combien de semaines de grossesse votre médecin vous a-t-il donné la « possibilité » d’avorter votre enfant ? 

Catherina David : À la 20e semaine et à la 26e semaine. 

Joanna pour CQV : C’est à deux moments différents. Donc, à deux occasions distinctes ; votre médecin vous en a reparlé ? 

Catherina David : Oui, parce qu’à la 26e semaine, on m’a parlé d’un problème cardiaque.  

Samuel David avec sa famille — Photo : Catherina David

Joanna pour CQV : Pouvez-vous me dire à quoi ressemble votre vie aujourd’hui ? (Au jour le jour)  

Catherina David : Aujourd’hui, Samuel a plus de 8 mois, il est un beau cadeau pour nous, et nous aimons l’avoir avec nous. Samuel a passé les 4 premiers mois de sa vie à l’hôpital entre les prises de sang et la chirurgie. Il est encore en convalescence, et la route est plutôt longue pour lui, néanmoins nous continuerons à garder la foi pour lui en tant que parents. 

Joanna pour CQV : Ne regrettez-vous jamais votre décision ? 

Catherina David : Absolument pas. 

Joanna pour CQV : Comment votre famille et vos amis ont-ils réagi à la nouvelle ? 

Catherina David : La plupart de nos amis étaient très inquiets pour nous et nos 3 enfants, car nous n’avions aucune aide, et c’était une période dévastatrice que nous traversions, cela nous épuisait mentalement et émotionnellement. Nos amis ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour nous aider en envoyant de la nourriture, en se relayant pour faire jouer les enfants et même en nous aidant à nous rendre à l’hôpital. Nos familles nous ont constamment soutenus par la prière, puisqu’elles se trouvaient à plus de 16 000 km de distance, tout ce qu’elles nous offraient était des mots de réconfort et nous assuraient constamment de leurs prières.  

Joanna pour CQV : À quoi voudriez-vous sensibiliser les lecteurs de cet article ?  

Catherina David : Pendant les neuf mois où j’ai porté Samuel, j’ai réalisé que même dans le moment le plus sombre de ma vie, Dieu n’avait pas besoin de moi, mais que j’avais besoin de Dieu dans ma vie. Il était, est et sera toujours présent dans ma vie, quelles que soient ma situation ou les circonstances.  

Joanna pour CQV : Qu’est-ce qui vous a incitée à nous faire connaître votre témoignage ?  

Catherina David : Le fait même d’avoir un fils sans aucun handicap et une réparation cardiaque qui pourrait être gérée par les médecins eux-mêmes est un témoignage qui mérite d’être partagé. On nous a fait comprendre à la 20e semaine que le ventricule droit de Samuel nétait qu’un minuscule point et que, s’il ne se développait pas, Samuel devrait subir neuf opérations cardiaques au cours de sa seule première année de vie. Le chef de l’équipe de cardiologie nous a dit une seule chose : si vous choisissez la vie pour votre bébé, nous ferons tout pour le maintenir en vie, et c’est ce que l’hôpital et les médecins ont fait.  

Joanna pour CQV : Quel est, à vos yeux, le message le plus important derrière votre témoignage ?  

Catherina David : 2 Samuel 7 : « Alors le roi David entra et s’assit en présence de l’Éternel et dit : “Qui suis-je, Seigneur Yahvé, et quelle est ma maison, pour que tu m’aies conduit si loin ? Et pourtant, même cela est trop peu à tes yeux, Seigneur Yahvé !” » 

Le Seigneur prendra en charge vos batailles, et il fera un chemin là où il semble n’y en avoir aucun.  

Joanna pour CQV : Que voudriez-vous dire aux futures mères qui pourraient découvrir que leur enfant est atteint d’une maladie comme votre fils ? 

Catherina David : Soyez joyeuses, réjouissez-vous dans le Seigneur, il vous guidera à travers les eaux tumultueuses et les cieux rugissants. Il est Celui qui donne la vie et il prendra soin de vous et de votre bébé, maintenant et pour toujours. 

La famille David — Photo : Catherina David



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