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Éducation sexuelle: Doug Ford «a menti» et «trahi»


Le ministre de l’Éducation Stephen Lecce, à l’extrême droite (uniquement sur la photo !), marchant avec le Premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, Christine Elliott et Caroline Mulroney lors du défilé militant de la « fierté » LGBTQ2SAI+ de la région de York, le 14 juin 2019

Par Pour une école libre au Québec

Des groupes profamilles ont vivement critiqué mercredi le gouvernement du Premier ministre ontarien Doug Ford pour un programme d’éducation sexuelle qui trahissait les parents et ne valait pas mieux que le programme radical lancé par la Première ministre libérale Kathleen Wynne en 2015.

Ils ont également dénoncé la clause de « retrait » du gouvernement conservateur, souvent vantée par la presse, comme « totalement inefficace ».

Après la victoire écrasante de Ford en juin dernier, son gouvernement a renoncé au programme d’éducation sexuelle de 2015 de Wynne et est revenu à une version de 2010 dans l’attente des consultations promises aux parents, bien que Lisa Thompson, son ministre de l’Éducation de l’époque, ait déclaré que les écoliers devaient apprendre la controversée théorie de l’identité de genre.

La plupart des médias conviennent que le programme d’éducation sexuelle de la 1re à la 8e année publié en ligne le 23 août par le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, ressemblait beaucoup à celui des libéraux que Ford avait promis d’abroger lors de sa campagne électorale.

Le programme d’éducation sexuelle de Ford « reflète en grande partie le programme de 2015 du précédent gouvernement libéral », a rapporté le Globe and Mail.

« Le nouveau document propose à nouveau des leçons sur le consentement, l’intimidation en ligne, les sextos, les relations de même sexe et l’identité de genre », a rapporté la Presse canadienne, « mais dans certains cas, il le fera lorsque les élèves seront plus âgés ».

Mensonge et trahison

« Doug Ford a menti », a lancé Tanya Granic Allen depuis les pelouses de Queen’s Park, quelques heures seulement après le dévoilement du nouveau curriculum. L’ancienne candidate à la chefferie du Parti progressiste-conservateur n’a pas mâché ses mots. Pour elle, le Premier ministre ontarien a absolument et à 100 % brisé ses promesses de campagne.

Militante de la droite conservatrice, Mme Granic Allen rappelle que, lors du congrès annuel du parti en novembre dernier, sa résolution visant à définir l’identité de genre comme une théorie libérale, non scientifique et controversée a été adoptée.

Le programme d’éducation sexuelle de Ford « nuira tout autant aux enfants que le programme de Mme Wynne : en les sexualisant [expression malheureuse*] de manière excessive à un âge précoce et en continuant à enseigner la théorie non scientifique de l’identité de genre avec laquelle de nombreux parents sont en désaccord », a-t-elle déclaré dans un communiqué de presse.

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Cette résolution, toutefois pas contraignante, indiquait que l’identité de genre ne serait plus incluse dans le curriculum scolaire de la province. Pour Mme Granic Allen, Doug Ford n’a pas seulement trahi les Ontariens, mais il a aussi trahi la base de son parti.

Un sentiment partagé par Jack Fonseca, directeur des opérations politiques de l’organisme pro-vie Campaign Life Coalition et militant conservateur. Je suis insulté et scandalisé que Doug Ford ait si aveuglément ignoré les électeurs qui l’ont élu et les parents qui lui ont dit très clairement et pendant longtemps qu’ils voulaient que ce programme pervers soit totalement abrogé et remplacé, a-t-il déclaré dans une entrevue à Radio-Canada.

Le pasteur évangélique et président du Collège Chrétien canadien, Charles McVety, a pour sa part accueilli avec un enthousiasme presque étonnant l’annonce du gouvernement. Il se bat depuis des années contre les curriculums présentés par les libéraux, mais s’est dit satisfait de la version pourtant très similaire proposée par le Premier ministre. Pour lui, M. Ford a fait des compromis.

« Je pense qu’il a fait beaucoup de ce qu’il pouvait et a découvert qu’il ne pouvait pas faire certaines choses », a affirmé M. McVety, ajoutant qu’il était trop tôt dans le mandat du Premier ministre pour juger de la tenue, ou non, de ses promesses.

Pour Stéphanie Chouinard, professeure de sciences politiques au Collège militaire royal de Kingston, la trahison n’est pas évidente. Sa promesse de campagne était de retirer le curriculum de 2015 jusqu’à ce qu’ils aient au sein du Parti progressiste-conservateur une meilleure compréhension de ce que les parents souhaitaient, rappelle-t-elle.

Selon Mme Chouinard, il y a eu consultation, les gens ont été appelés à donner leur opinion, et suite à cela, le gouvernement a décidé de présenter le curriculum que l’on a aujourd’hui... [Il semble cependant que la consultation populaire lancée en Ontario ait été truquée, plusieurs parents s’opposant au contenu du cours promu par l’ex-premier ministre Wynn n’ayant pu étrangement pas donner leur opinion…*]

Division sur l’exemption

Outre les promesses, la possibilité pour les parents d’exempter leurs enfants des cours d’éducation sexuelle est un autre point de divergence. Pour le révérend McVety, il s’agit d’une grande victoire alors que pour Jack Fonseca, la mesure est insuffisante.

Les enseignants doivent suivre la politique de dérogation du conseil scolaire, il n’ordonne à aucun conseil scolaire d’autoriser les parents à exclure chaque enfant du programme d’éducation sexuelle, regrette-t-il.

Là encore, la politologue relativise. Si la possibilité de retirer ses enfants du programme a été présentée comme nouvelle, elle ne l’est pas. Les parents avaient déjà cette option (ce que le Québec rejette affirmant son monopole éducatif devant des parents démunis), mais en effet, les conseils scolaires peuvent avoir différentes mesures de mise en œuvre. [Accordent-ils dans les faits cette exemption ?*]

Une partie du parti négligée ?

Quoi qu’il en soit, la question de l’éducation sexuelle aura eu pour effet de mettre en évidence une certaine dichotomie au sein du Parti progressiste-conservateur et de faire ressurgir un conservatisme moral et socialement ancré plus à droite que la droite.

Cette situation s’explique, selon Stéphanie Chouinard, par le fait qu’il n’y a pas d’autre grand parti plus à droite que le Parti progressiste-conservateur. Celui-ci doit donc ratisser large sur l’échiquier politique. (Le Parti progressiste [dit conservateur] peut une fois les élections passées ignorer cette frange qui n’a pas vraiment de choix.) 

Pour Jack Fonseca et Tanya Granic Allen, en choisissant le maintien du programme libéral en éducation sexuelle, Doug Ford néglige sa base conservatrice, les racines mêmes du parti.

Doug Ford a abandonné le conservatisme.

Il n’y a rien de conservateur dans un parti qui lave le cerveau des enfants avec une idéologie libérale, a lancé M. Fonseca.

Quel impact pour le parti ?

M. Fonseca s’avère même alarmiste quant aux conséquences pour le Premier ministre, affirmant que Doug Ford venait d’offrir la victoire aux libéraux en 2022 avec sa décision. Il avance que le parti devra changer de chef, sinon qu’un nouveau parti pourrait voir le jour, pour concurrencer les progressistes-conservateurs.

Pour la professeure en sciences politiques, ces propos doivent être relativisés : Dire qu’une campagne se gagne ou se perd sur un enjeu de curriculum éducatif, c’est exagérer cet enjeu-là. [Peut-être pas, mais c’est mépriser un enjeu aussi important que celui de l’éducation des enfants, qui doit être primordiale pour les parents, que de dire qu’on ne peut pas gagner ou perdre une élection, à moins qu’on ne fasse référence à une triste réalité qui ne serait autre que l’indifférence du public par rapport à un problème d’une importance aussi capitale.*]

Elle concède toutefois qu’il y aura un impact sur l’électorat conservateur, mais précise que les conservateurs moraux sont loin de représenter la majorité du parti. Quant à la création d’une nouvelle formation politique, le projet lui semble ambitieux. Certains existent déjà dans cette mouvance, dit-elle, mais ils n’ont, dans le cadre du système électoral qui est le nôtre actuellement, presque aucune chance de voir quelqu’un être élu à Queen’s Park.

Selon Stéphanie Chouinard, notre système uninominal à un tour force les partis plus au centre à trouver des compromis. (Sauf quand c’est la « gauche progressiste » qui est au pouvoir ?)


*Commentaires d'Augustin Hamilton.

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